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Ça chauffe !

Luttes et sujets brûlants

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Samedi 27 juin 2009

Val qui rit !

L’arme d’Inter!?…

La Wal­ky­rie est un des qua­tre dra­mes lyri­ques de “L’ Anneau du Nibe­lung”, célè­bre opéra en trois actes com­po­sée par Richard Wag­ner en 1870.  L’éty­mo­lo­gie du nom Wal­ky­rie pro­vient du vieux nor­rois (vieil islan­dais), et com­posé du mot VAL (abat­tre) et  KYRJA (choi­sir).
        
Lit­té­ra­le­ment, cela veut dire “qui choi­sit les abat­tus “. Cela ne s’invente pas !…

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Dimanche 21 juin 2009

Boîtes A Lyncher!

Il y a des jours, des jours comme ça où je me mor­drais la sou­ris d’ouvrir ma BAL.
Des jours où lâche­tés, mani­pu­la­tions et autres insul­tes rou­lent et gron­dent tel un orage esti­val, inon­dant mes cour­riels.
Ne vous est-il jamais arrivé ce genre de mésa­ven­ture ?

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Lundi 25 mai 2009

Sarkozy, tu ne nous vois pas !

Le G8 syn­di­cal (soit tou­tes les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les fran­çai­ses) vient encore de se sin­gu­la­ri­ser en orga­ni­sant une jour­née d’action sans mani­fes­ta­tions ni grè­ves. 

Un tru­blion de mes amis, outré par le sort réservé à un pro­fes­seur de Mar­seille, inter­pellé par la police zélée de Sar­ko­land, pro­pose, à tout un cha­cun, de mani­fes­ter son mécon­ten­te­ment dans sa pro­pre cave en bran­dis­sant un panon­ceau éclai­rant : « Sar­kozy, tu ne nous vois pas ! » 

L’idée me paraît excel­lente, elle ren­for­cera le sen­ti­ment de notre pré­si­dent qu’une grève, pour­vue qu’elle soit orga­ni­sée par la CGT et ses com­pli­ces, ne se voit effec­ti­ve­ment pas.

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Lundi 23 mars 2009

Les peuples essaient, les théoriciens transforment

Geneviève Confort-SabathéCon­trai­re­ment à l’idée com­mu­né­ment admise, ce sont rare­ment les théo­ri­ciens, même bour­rés de talent et bour­re­lés de remords d’appar­te­nir à la classe diri­geante, qui pro­vo­quent, par la brillance de leurs intui­tions, les révo­lu­tions à venir.

Si l’on s’en tient aux exem­ples fameux des bou­le­ver­se­ments du passé, on se rend compte que leurs pré­mi­ces avaient pris corps dans les com­por­te­ments popu­lai­res. La plu­part du temps, les théo­ri­ciens sont à la ramasse, ils cou­rent der­rière l’évo­lu­tion anar­chi­que des hom­mes en ten­tant de cacher leur retard par un lan­gage abs­cons et des phi­lo­so­phies ember­li­fi­co­tées.

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Vendredi 20 mars 2009

Caen, le 19 mars 2009

Le 29 jan­vier déjà, la mani­fes­ta­tion caen­naise avait dépassé en nom­bre les plus impor­tan­tes de l’his­toire récente de cette ville, y com­pris cel­les de 1995 et du « CPE » en 2006.  Aujourd’hui les ren­sei­gne­ments géné­raux nous disent avoir compté 5 000 mani­fes­tants de plus qu’en jan­vier.
Pour ce 19 mars 2009, sans ren­trer dans les éter­nel­les que­rel­les de chif­fres, on retien­dra les nom­bres de 24 000 pour la police et de 40 000 par les orga­ni­sa­tions. On notera aussi que c’est bien 5 000 per­son­nes de plus que l’on aura dénom­bré dans la rue… selon la police. Ce n’est pas rien dans cette ville de 110 000 habi­tants un jour de semaine. Il n’y avait en effet pas que le soleil pour atti­rer tant de monde. Outre une grande diver­sité de la repré­sen­ta­tion (sala­riés du privé et de la fonc­tion publi­que, asso­cia­tions, inter­mit­tents, chô­meurs, pré­cai­res, retrai­tés et même des poli­ciers) il y avait sur­tout ce malaise gran­dis­sant de per­son­nes qui ne se sen­tent pas écou­tées, encore moins enten­dues.

C’est dans l’air, dans tou­tes les dis­cus­sions. Plus que la crise elle-même, c’est la poli­ti­que du gou­ver­ne­ment qui mécon­tente, inquiète, fâche, énerve. Sur les ban­de­ro­les de clas­si­ques mots d’ordre : « pou­voir d’achat, emplois… ». Mais ça ne sem­ble plus suf­fire comme si le sen­ti­ment du mépris s’en était mêlé. Face à ce “rou­leau com­pres­seur” qui s’en prend aux droits et aux liber­tés indi­vi­duel­les, “c’est plus loin qu’il faut aller (…) sor­tir des reven­di­ca­tions caté­go­riel­les pour un vrai chan­ge­ment !” Mais lequel ?
L’hori­zon ne sem­ble offrir aucune alter­na­tive poli­ti­que, les syn­di­cats frei­nent à élar­gir reven­di­ca­tions et débats. C’est un tout autre modèle de société qu’il fau­drait envi­sa­ger. Tous le sen­tent, tous le savent. Les évé­ne­ments de la Gua­de­loupe sont dans tou­tes les bou­ches et ce n’est pas une jour­née de plus, fusse-t-elle de 5 mil­lions de per­son­nes dans les rues qui fera réel­le­ment la dif­fé­rence. Qui fera avan­cer la volonté des citoyens ? Qui fera flé­chir ce gou­ver­ne­ment et com­ment ?

Ins­ti­tu­tions, par­tis poli­ti­ques, syn­di­cats, tous don­nent l’impres­sion de con­fis­quer la parole pour lais­ser place à une repré­sen­ta­tion de plus en plus éloi­gnée des citoyen-nes. Les orga­ni­sa­tions clas­si­ques sont de moins en moins en situa­tion d’enten­dre parce qu’elles ne sont plus en mesure d’écou­ter. On dénom­bre de plus en plus de mani­fes­tants dans les rues, beau­coup moins dans les AG orga­ni­sées par les syn­di­cats quand il s’en tient !
Les atten­tes sont tel­les que cette désaf­fec­tion n’est pas assi­mi­la­ble à un “blanc-seing” accordé aux délé­gués syn­di­caux. S’en dou­tent-ils vrai­ment ? Quoiqu’il en soit, à l’évi­dence, il s’agit d’une véri­ta­ble crise de con­fiance à leur égard. On en veut pour preuve la mul­ti­pli­ca­tion des col­lec­tifs et orga­ni­sa­tions auto­no­mes et auto­gé­rées, signes d’un réel besoin, d’une néces­sité de s’expri­mer, d’être écou­tés et d’être enten­dus. C’est bien de Démo­cra­tie dont il retourne !