« Lettre à D. » Un merveilleux cadeau qu’André Gorz nous a fait avant de s’éteindre.
« Tu vas avoir quatre vingt deux ans. Tu as rapetissé de six
centimètres, tu ne pèses plus que quarante cinq kilos et tu es toujours
belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante huit ans que nous
vivons ensemble et je t’aime plus que jamais je porte de nouveau au
creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton
corps contre le mien.
J’ai besoin de te redire simplement ces choses simples avant d’aborder
les questions qui depuis peu me taraudent. Pourquoi es-tu si peu
présente dans ce que j’ai écrit alors que notre union a été ce qu’il y a
de plus important dans ma vie ? Pourquoi ai-je donné de toi dans « Le
Traître » une image fausse et qui te défigure ? »
Tag - Féminisme
mercredi 25 août 2010
Un si beau chant d'amour.
Par Collective d'auteures le mercredi 25 août 2010, 20:08 - Débat
mercredi 21 juillet 2010
40 ans... et après ?
Par Collective d'auteures le mercredi 21 juillet 2010, 12:36 - Tout est à faire
40 ans de mouvement féministe.
Apparus longtemps déjà avant Mai 68, les mouvements féministes ont pris de l’ampleur entre les années 1960/70 aux Etats-Unis, en Grande Bretagne, au Danemark, aux Pays-Bas…Un peu plus tard en France : en 1970. En Espagne comme au Portugal il faudra attendre le mouvement démocratique.
jeudi 4 février 2010
Un voile jeté sur la laïcité
Par Anne Flambard le jeudi 4 février 2010, 03:29 - Politiquement incorrect
Dans une société rêvée, sans hiérarchisme d’aucune sorte, donc sans capitalisme ni patriarcat si intimement mêlés, sans religion, nous pourrions sans soucis nous montrer nu(e)s ou totalement dissimulé(e)s cela n’aurait aucune conséquence, ni d’importance, autre que d’attraper froid, chaud ou un coup de soleil suivant le temps.
lundi 1 février 2010
Chanson hip hop du groupe Vices & Râlements Déviants : "Les mecs du millieu"
Par Collective d'auteures le lundi 1 février 2010, 15:47 - Rien ne va plus
Cette chanson du groupe vices & Râlements Déviants (hip-hop de fiottes, queer, féministe) mise en ligne sur le blog Rangers & bas résilles : “parle de la façon dont, même dans les milieux alternatif, libertaire, pouet-pouet pas mal de mecs ont tendance à fermer les yeux sur des agressions sexistes, voire à se positionner carrément du côté de l’agresseur.”
jeudi 21 janvier 2010
Culpabilité personnelle et responsabilité collective : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat comme aboutissement d’un processus collectif.
Par Collective d'auteures le jeudi 21 janvier 2010, 19:22 - Rien ne va plus
par léo thiers-vidal
Présentation dans le cadre du Colloque Marx IV – 01/10/04 - Matin, Section ” Genre et rapports sociaux ” (Nouvelles Questions Féministes)
Lorsque, le 27 juillet 2003, Bertrand Cantat a décidé de frapper - à mort - Marie Trintignant, il a engagé sa responsabilité individuelle pour les conséquences de ses actes - quels que puissent être ensuite ses discours de déni, de reconnaissance partielle, de projection de responsabilité ou de pleine reconnaissance et éventuelle demande de pardon. Si cette dimension subjective, individuelle de la reconnaissance de culpabilité peut être importante pour les personnes proches de Marie Trintignant et la façon dont celles-ci pourront vivre ce meurtre, elle n’évacue évidemment ni la culpabilité individuelle de Cantat, ni la dimension de responsabilité collective pour ce meurtre. J’entends par responsabilité collective le fait que les actes de Cantat peuvent évidemment être analysés comme reflétant son investissement dans la masculinité hétérosexuelle – c’est-à-dire l’investissement subjectif par un humain d’un certain registre de pratiques de soi et des autres, sources de bénéfices structurels considérables. Les actes de Cantat révèlent ainsi le degré de résistance et/ou de complaisance que celui-ci a au préalable développé face à cette socialisation masculine héterosexuelle. Plus spécifiquement, les actes de Cantat peuvent également être analysés comme le produit d’une socialisation masculine spécifiquement de gauche radicale. Et c’est en tant que pratique d’une masculinité hétérosexuelle engagée à gauche que les actes de Cantat peuvent collectivement interroger les hommes hétérosexuels de la gauche radicale.
mardi 19 janvier 2010
Que léguons-nous au féminisme ? - 2
Par Collective d'auteures le mardi 19 janvier 2010, 00:28 - Rien ne va plus
Par: Coalition des “hystériques” et fières de l’être.
Ce que lègue notre génération au féminisme, à première vue pas grand chose. Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote, nos mères la contraception et l’ivg (ces deux derniers points concernant autant les hommes que les femmes d’ailleurs, à part une qui a réussi à le faire croire, on n’a encore jamais conçu un enfant seule). Nous nous sommes reposées, sur leurs lauriers, tout était en place et tout avancerait progressivement pensions-nous. Certes tout n’était pas parfait mais les mentalités évolueraient lentement mais surement, nous serinait-on. Et prises dans nos vies compliquées de femme, nous nous sommes laissées porter, mais à force de ne pas avancer, nous reculons.
Que léguons-nous au féminisme ?
Par Collective d'auteures le mardi 19 janvier 2010, 00:12 - Rien ne va plus
« Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote
Nos mères, le droit à l’avortement.
Et nous ? Que léguons-nous au féminisme ?
Le Ressac, car notre génération a laissé faire. »