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Jeudi 4 février 2010

Un voile jeté sur la laïcité

Dans une société  rêvée, sans hié­rar­chisme d’aucune sorte, donc sans capi­ta­lisme ni patriar­cat si inti­me­ment mêlés, sans reli­gion, nous pour­rions sans sou­cis nous mon­trer nu(e)s ou tota­le­ment dis­si­mulé(e)s cela n’aurait aucune con­sé­quence, ni d’impor­tance, autre que d’attra­per froid, chaud ou un coup de soleil sui­vant le temps.

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Lundi 1 février 2010

Chanson hip hop du groupe Vices & Râlements Déviants : "Les mecs du millieu"

Cette chan­son du groupe vices & Râle­ments Déviants (hip-hop de fiot­tes, queer, fémi­niste) mise en ligne sur le blog Ran­gers & bas résilles : “parle de la façon dont, même dans les milieux alter­na­tif, liber­taire, pouet-pouet pas mal de mecs ont ten­dance à fer­mer les yeux sur des agres­sions sexis­tes, voire à se posi­tion­ner car­ré­ment du côté de l’agres­seur.”

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Jeudi 21 janvier 2010

Culpabilité personnelle et responsabilité collective : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat comme aboutissement d’un processus collectif.

par léo thiers-vidal

Pré­sen­ta­tion dans le cadre du Col­lo­que Marx IV – 01/10/04 - Matin, Sec­tion ” Genre et rap­ports sociaux ” (Nou­vel­les Ques­tions Fémi­nis­tes)

Lors­que, le 27 juillet 2003, Ber­trand Can­tat a décidé de frap­per - à mort - Marie Trin­ti­gnant, il a engagé sa res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle pour les con­sé­quen­ces de ses actes - quels que puis­sent être ensuite ses dis­cours de déni, de recon­nais­sance par­tielle, de pro­jec­tion de res­pon­sa­bi­lité ou de pleine recon­nais­sance et éven­tuelle demande de par­don. Si cette dimen­sion sub­jec­tive, indi­vi­duelle de la recon­nais­sance de cul­pa­bi­lité peut être impor­tante pour les per­son­nes pro­ches de Marie Trin­ti­gnant et la façon dont cel­les-ci pour­ront vivre ce meur­tre, elle n’éva­cue évi­dem­ment ni la cul­pa­bi­lité indi­vi­duelle de Can­tat, ni la dimen­sion de res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive pour ce meur­tre. J’entends par res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive le fait que les actes de Can­tat peu­vent évi­dem­ment être ana­ly­sés comme reflé­tant son inves­tis­se­ment dans la mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle – c’est-à-dire l’inves­tis­se­ment sub­jec­tif par un humain d’un cer­tain regis­tre de pra­ti­ques de soi et des autres, sour­ces de béné­fi­ces struc­tu­rels con­si­dé­ra­bles. Les actes de Can­tat révè­lent ainsi le degré de résis­tance et/ou de com­plai­sance que celui-ci a au préa­la­ble déve­loppé face à cette socia­li­sa­tion mas­cu­line héte­ro­sexuelle. Plus spé­ci­fi­que­ment, les actes de Can­tat peu­vent éga­le­ment être ana­ly­sés comme le pro­duit d’une socia­li­sa­tion mas­cu­line spé­ci­fi­que­ment de gau­che radi­cale. Et c’est en tant que pra­ti­que d’une mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle enga­gée à gau­che que les actes de Can­tat peu­vent col­lec­ti­ve­ment inter­ro­ger les hom­mes hété­ro­sexuels de la gau­che radi­cale.

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Mardi 19 janvier 2010

Que léguons-nous au féminisme ? - 2

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

Ce que lègue notre géné­ra­tion au fémi­nisme, à pre­mière vue pas grand chose. Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote, nos mères la con­tra­cep­tion et l’ivg (ces deux der­niers points con­cer­nant autant les hom­mes que les fem­mes d’ailleurs, à part une qui a réussi à le faire croire, on n’a encore jamais conçu un enfant seule). Nous nous som­mes repo­sées, sur leurs lau­riers, tout était en place et tout avan­ce­rait pro­gres­si­ve­ment pen­sions-nous. Cer­tes tout n’était pas par­fait mais les men­ta­li­tés évo­lue­raient len­te­ment mais sure­ment, nous seri­nait-on. Et pri­ses dans nos vies com­pli­quées de femme, nous nous som­mes lais­sées por­ter, mais à force de ne pas avan­cer, nous recu­lons.

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Que léguons-nous au féminisme ?

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

« Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote
Nos mères, le droit à l’avor­te­ment.
Et nous ? Que léguons-nous au fémi­nisme ?
Le Res­sac, car notre géné­ra­tion a laissé faire. »

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