Toi.

Toi qui occu­pes mes pen­sées
Sau­rais-tu m’aimer
Libre et insou­mise
Con­tre toi comme loin de toi
Indé­pen­dante et soli­taire
Me lais­se­rais-tu par­tir pour mieux reve­nir

Toi qui habi­tes mes rêves
Auras-tu tou­jours envie de me séduire
Me plaire et m’éblouir, me faire fon­dre aussi
Ne pas cher­cher  dans l’habi­tude une assu­rance
Aimer sans exi­ger
Rece­voir sans détour

Toi qui ani­mes mes rêve­ries
Res­sens-tu la pro­messe de nos regards
Cœur à cœur, au-delà du paraî­tre
Libé­rée des con­ve­nan­ces, des figu­res impo­sées
Le corps gros des expé­rien­ces de la vie
Plus atten­tive et plus patiente

Toi qui fais fris­son­ner mes réveils
Me lais­se­rais-tu con­ti­nuer à gran­dir, m’épa­nouir
Sans vou­loir à ta façon me mode­ler,
Me trans­for­mer  Jusqu’à  me per­dre
Sau­rais-tu gar­der mes cha­grins, mes bon­heurs
Sans jamais les uti­li­ser pour me salir

Toi que je devine au creux de mes désirs
As-tu brisé assez de chaî­nes
Pour m’aimer telle qu’aujourd’hui
Mar­quée par la vie mais plus vivante qu’à vingt ans
Sans con­trainte et plus cons­ciente du plai­sir
D’à nou­veau par­ta­ger une pre­mière fois