Comme la forêt cache l’arbre, le bouillonnement d’idées à gauche cache le désert de la pensée.
Les (F)Estives 2010 des Objecteurs de Croissance qui avaient lieu à Marlhes ces 27, 28 et 29 Août 2010 ont encore une fois montré ce refus d’affronter le système dominant sur le terrain de l’idéologie. Suffit-il de proposer le trajet qui ira du capitalisme à l’après-capitalisme et une stratégie de la transformation pour changer de paradigme ?
Le vrai franchissement de la ligne annoncé dès l’avènement du sarkozysme est désormais consommé. C’est arrivé en pleine torpeur estivale de « l’opinion ». Cela faisait longtemps que la ligne des libertés républicaines était fréquemment mordue sans protestation suffisante du corps social. Pour satisfaire son désir maladif d’ordre M. Sarkozy choisit enfin de faire tomber la France dans l’ordure. Alors, tous les prétextes deviennent des aubaines. Ceux qui ne voient là qu’un calcul électoral se trompent dangereusement. C’est bien la nature profonde d’un lent effondrement des valeurs démocratiques orchestré de longue date qui se dévoile ici.
Ces 27, 28 et 29 Août 2010 avaient lieu à Marlhes dans le
département de la Loire, les (F)Estives 2010 des Objecteurs de Croissance,
organisées par le MOC (Mouvement des Objecteurs de Croissance)
Vous retrouverez bientôt, le temps pour nous d’y travailler,
un 3e numéro d’Au Ras du Réel, consacré à celles et ceux qui se sont rendus à ces journées.
En avant goût, Netoyens.info vous propose une entrevue avec
Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef du journal le Sarkophage, et théoricien
de la décroissance, réalisée ce dimanche à Marlhes à la suite de sa
participation à une table ronde intitulée “Pouvoirs, contre-pouvoirs et anti-pouvoirs, Elections :
y participer en (objection de) conscience ?”.
« Lettre à D. » Un merveilleux cadeau qu’André Gorz nous a fait avant de s’éteindre.
« Tu vas avoir quatre vingt deux ans. Tu as rapetissé de six
centimètres, tu ne pèses plus que quarante cinq kilos et tu es toujours
belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante huit ans que nous
vivons ensemble et je t’aime plus que jamais je porte de nouveau au
creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton
corps contre le mien.
J’ai besoin de te redire simplement ces choses simples avant d’aborder
les questions qui depuis peu me taraudent. Pourquoi es-tu si peu
présente dans ce que j’ai écrit alors que notre union a été ce qu’il y a
de plus important dans ma vie ? Pourquoi ai-je donné de toi dans « Le
Traître » une image fausse et qui te défigure ? »
Intervention d’ouverture de la 1e séance plénière de l’université d’été
de la solidarité internationale du 7 juillet 2010 à Pessac, par Gus
Massiah du CRID,
Centre de recherche et d’informations pour le développement - collectif
d’associations françaises de solidarité internationale.
Du point de vue des défis écologiques et des sorties de crise, quelle est la place de la solidarité internationale ?
Traduction écrite et enregistrement de la réponse en espagnol de Camila Moreno, à l’occasion de la 1e séance plénière de l’université d’été de la solidarité internationale du 7 au 10 juillet 2010 à Pessac :
la solidarité internationale comme sortie de crise.
Camila Moreno, Terra de Direitos, est membre des Amis de la Terre du Brésil et travaille avec des mouvements sociaux du Brésil et d’Amérique latine sur les enjeux sociaux, environnementaux et biotechnologiques.
Elle a participé aussi à la Conférence de Copenhague et à la Conférence de Cochabamba.
À l’occasion de la 1e séance plénière de l’université d’été
de la solidarité internationale du 7 au 10 juillet 2010 à Pessac :
la solidarité internationale comme sortie de crise, Nadia Khrouz et Madjiguène Cissé sont intervenues pour faire état du contexte actuel des migrations et des actions auxquelles elles participent.
Malgré
l’interdiction faite par l’Hadopi, et en vertu du droit à
l’information, le site Numerama a décidé de diffuser le document de consultation relatif au
projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation.
Grâce à cette publication, la consultation publique devient réellement possible. Nous avons décidé de nous en emparer.
Apparus longtemps déjà avant Mai 68, les mouvements féministes ont pris
de l’ampleur entre les années 1960/70 aux Etats-Unis, en Grande
Bretagne, au Danemark, aux Pays-Bas…Un peu plus tard en France : en
1970. En Espagne comme au Portugal il faudra attendre le mouvement
démocratique.
Pour cette réalisation collective, elle s’est appuyée sur deux temps de prises de vues principaux : un Café des Sciences : “Qu’est-ce que connaître et transmettre aujourd’hui ?” à Paris, et un atelier d’initiation à internet à l’Espace d’animation et multimédia des Petits Débrouillards-Idf à Evry.
S’y entrechoquent en complément, d’autres temps, d’autres espaces en une dialectique globale qui s’adresse davantage à votre ressenti, avec l’espoir que ces regards multiples sur un même corps stimulent en vous des questionnements qui vous soient bénéfiques ainsi qu’à nous tous et toutes, dans le vivre ensemble et le devenir commun.
Le capitalisme et les hommes qui le font vivre n’en sont plus depuis longtemps à un paradoxe près. Quand la crise affame – et affamera plus encore demain – une multitude d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le monde l’économie des jeux prospère sans vergogne. Du pain et des jeux proclamait Jules César pour calmer la plèbe. Il est probable que pour lui le pain comptait avant les jeux du cirque. Deux mille ans après JC, les jeux sont planétaires et la malnutrition – entre autres maux de la misère – frappe un milliard d’êtres humains. L’exutoire des jeux hyper médiatisés et archi mercantilisés est partout utilisé pour détourner l’attention et le désir des peuples. À l’heure de l’endormissement généralisé, la France ne saurait déroger à la règle vulgaire.
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, passé à la clandestinité dans la crainte d’une arrestation imminente par les autorités états-uniennes, trouve encore en Islande un soutien judiciaire et politique qui ne se manifeste ailleurs dans le monde que par le silence et par des obstacles.
Si on veut bien voir par là, ils ont quand même une sorte de gros égos vraiment sur-dimensionnés ces humoristes. « J’encule », « je sodomise », d’abord un ministre et comme ça ne suffisait pas, maintenant, c’est le Chef de l’État qui y passe aussi. Y a même un drôle qui parle d’instrumentalisation. Comme on y va !
Faut dire qu’on ne parle pas de n’importe quelles fesses non plus. On parle du trou de bal d’un président, celui de la République Française !
Nooo mêêê, franchement !
Il fallait s’y attendre. La téléphonie mobile en France, plus que dans bien d’autres pays «civilisés», est un tel fléau qu’elle est devenue une aliénation. Aliénation parce qu’elle contribue à la réclusion des utilisateurs-consommateurs dans un univers de communications tordues par les appareils, détournées par les écrans et les écouteurs. Quelque soit l’endroit, quelque soit l’instant qui mérite pourtant d’être vécu pour ce qu’il est, on préfère l’illusion de l’ubiquité, le blabla téléphoné et le SMS, pour un oui, pour un non… et tirer la langue en fin de mois, étranglé par la corde mensuelle des forfaits de plus en plus ruineux. Le prix à payer sans doute pour être libre de rester en permanence…. pendu au téléphone.
Après le Conseil international du Forum Social Mondial à Mexico du 5 au 7 mai, des membres du comité d’organisation du FSM de Dakar ont fait une halte à Paris. Une rencontre a été organisée avec eux, le lundi 10 mai 2010, par le CRID ( http://www.crid.asso.fr ), afin d’avoir un échange sur la préparation de cet événement et sur les liens à construire ensemble d’ici au Forum Social Mondial de Dakar en 2011.
Cette rencontre, très riche de contenus, s’est déroulé dans les locaux de CCFD-Terre Solidaire au Châtelet, à Paris. Une vidéo presque intégrale et en 7 parties, en est consultable dans la suite de cet article…
Voila bien une question indiscrète à laquelle nous aimerions une
réponse honnête sincère et transparente. Et surtout, qui corresponde à
la priorité des besoins les plus urgents en matière d’éducation, de
santé, d’emplois, de pouvoir d’achat, de solidarité, de retraites…
Les attentes des français ne manquent pas. Les réponses oui !
Plus personne n’en doute désormais : ce sont les pauvres qui vont payer
l’addition vertigineuse de la crise financière. Addition d’autant plus
salée que ladite crise est loin d’être terminée. Les riches, les vrais
sont d’ores et déjà à l’abri grâce à l’opportun sauvetage des banques
qui gèrent leurs juteux avoirs. Le théâtre européen de la crise est
particulièrement édifiant à tous égards. Si la crise de l’Euro n’est que
le prolongement de la crise plus large de la finance mondialisée, elle
nous révèle que la solidarité des nations et des peuples européens dont
on nous rebat les oreilles depuis cinquante ans n’était guère plus
depuis longtemps qu’un mot. Ce n’est pas la Grèce qui menace l’Euro mais
l’Euro qui a fait tomber la Grèce si bas qu’elle ne s’en remettra
peut-être pas. Il est temps d’asséner quelques vérités, histoire de se
persuader définitivement que les économistes de connivence et les
dirigeants politiques ont piteusement choisi le camp des nantis et des
brigands.
Pression pour le moins abusive et irresponsable des forces de l’ordre lors du rassemblement de solidarité organisé le 5 mai 2010 près du siège de la Commission européenne, au 288 Bd Saint Germain, Paris 7e.
Avec des extraits des interventions de Martine Billard, Député de Paris, et de Jean-Jacques Boislaroussie des Alternatifs.
Les grands médias, une nouvelle fois, se distinguent par leur partialité au service des puissants, leur absence totale d’esprit critique, leur
caractère moutonnier et souvent leur incompétence. Des tombereaux d’âneries s’abattent sur une population désorientée.
Extrait de “Rassurer les marchés financiers et les spéculateurs ou les démanteler ?” - M’PEP - 12 mai 2010
Comme disait l’autre ce matin dans un journal radiophoné, “l’Europe n’a
jamais autant avancé que dans les crises”. Les crises, les chocs, “La stratégie
du choc”, désormais on connaît. Un bon petit coup sur la tête des
européens au bénéfice d’un joli coup monté impliquant un pays finalement
pas si endetté que ça au regard de “l’État
de faillite” avancé de ces voisins proches comme du Japon ou des
États-Unis… et hop !
Il y a quelques jours de là j’aurais pu dire que je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer, ni de près ni de loin, un ambassadeur. Curieuse idée me direz-vous ? Et puis, c’est vrai, qu’est ce que cela pourrait bien faire après tout ? Qu’est ce que ce genre de rencontre pourrait bien changer dans la vie d’une femme ou d’un homme ? Sans doute rien ou pas grand chose. Et pourtant, il se trouve qu’en deux jours de temps, j’en ai rencontré deux d’un coup comme jamais auparavant. Deux ou plutôt… au moins deux.
La Grèce est officiellement devenue un protectorat de l’Union Européenne, en particulier de l’Allemagne — elle retrouve donc le statut qu’elle a eu depuis son indépendance en 1830 jusqu’à son intégration dans l’orbite états-unienne de l’OTAN. Alors que les médias insistaient sur la possibilité d’un programme de sauvetage pour la Grèce, les “associés” de celle-ci lui ont administré un laxatif à fortes doses. En l’espace d’à peine un mois, le gouvernement d’Athènes a été forcé d’augmenter différents impôts, réduire des dépenses budgétaires de capital, baisser les salaires des fonctionnaires et retarder l’âge de départ à la retraite. Il s’avère qu’au bout de ces quatre semaines certaines dettes de l’État, d’environ 17 millions de dollars, arrivent à échéance. À l’avenir, sous la “supervision” d’un comité de l’U.E., la Grèce devra augmenter la TVA, diminuer les salaires du secteur privé et hypothéquer les revenus douaniers. Au XIXe siècle c’est au moyen de cette méthode que l’impérialisme britannique régnait sur le monde.
Traduit par Marina Almeida et révisé par Estelle Debiasi
L’Alternative [Alliance] Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) est devenue, du fait des gouvernements des États-membres qui la
composent comme du haut niveau de conscience sociale de leurs populations, un véritable cauchemar pour les États-Unis, dont le pouvoir impérial est chaque jour davantage remis en cause dans cette partie du monde.
Bien que l’Empire ne soit pas en train de s’écrouler, le malaise de la Maison Blanche se fait de plus en plus criant. Le 11 décembre 2009, dans
un rapport sur la situation politique de l’Amérique latine, la Secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, se chargea d’attiser le feu en alertant ouvertement la Bolivie et le Venezuela, des relations diplomatiques qu’ils entretiennent avec le régime et le gouvernement iraniens.
L’une des manières de percevoir l’inconséquence de notre monde et des hommes qui le font pourrait être le dévoilement de crimes de masse que la Justice ignore en renonçant encore à les qualifier. Ces crimes sont perpétrés, au nom d’organisations légales puissantes, par des hommes au pouvoir d’autant plus exorbitant qu’il est non démocratique. Des hommes tantôt persuadés d’agir pour la défense de l’intérêt général, tantôt agissant pour la sauvegarde d’intérêts particuliers inavoués. Il n’est pas très difficile, à partir de l’exemple du complexe nucléaire mondial, de comprendre que l’intérêt de l’Humanité est menacé par ces formes méconnues du crime organisé.
La preuve de la pertinence du discours écologique réside sans doute dans la malhonnêteté crasse de ses adversaires les plus médiatisés. La manière dont les médias de masse se sont emparés, à quelques encablures des élections régionales, du dernier recueil de sornettes de M. Claude Allègre est à l’évidence symptomatique d’une époque rechignant à affronter les vrais périls depuis longtemps annoncés. L’imposture éditoriale du géochimiste sortant imprudemment de sa spécialité pourrait, à l’extrême rigueur, être l’occasion d’un débat au fond des choses. Encore faudrait-il alors opposer à la certitude de M. Allègre l’intelligence de contradicteurs à la hauteur de l’enjeu. Et là on découvre avec étonnement que le professeur devenu bateleur d’estrade bénéficie d’un traitement de faveur qui bafoue le droit à la qualité de l’information.
Convaincus de l’importance de cet événement nous appelons à notre tour à contribution pour le financement du déplacement à Cochabamba d’au moins une personne (idéalement 3 personnes) qui pourra témoigner et rendre compte de l’événement durant les 4 jours.
Pour obtenir toutes les informations nécessaires à l’apport d’une contribution à ce projet, merci d’adresser un courriel à :
PS : nous tenons à informer les souscripteurs que si ce projet ne pouvait finalement pas se réaliser pour cause de prix excessif du billet ou toutes
autres raisons, les souscriptions seraient bien évidemment intégralement restituées.
On vote ce mois-ci ! Les états-majors politiques et leurs armées de militants dévoués sont de nouveau sur la brèche depuis quelques semaines. On ira voter car on se sent encore au fond de soi une âme de démocrate. Mais on a aussi un sacré blues. Le blues de la défaite. Pas la défaite électorale possible du camp que l’on défend éventuellement. La défaite globale du politique réputé incapable de transformer l’espoir des humbles en victoire sur leur sort funeste. Défaite encore du politique refusant de prendre la pleine mesure de la crise écologique. Quand il conviendrait de mener dans un même élan le combat social et le combat écologique, on préfère la prudence du retranchement sur des bastions émergés pour quelque temps encore. Pourtant, les ferments du possible changement existent. Cantonnés dans les marges du champ politique, ils désespèrent de ne pas trouver de relais dignes de leur clairvoyance.
Le 23 janvier 2010, s’est tenue à Paris à la Bourse du Travail, une initiative française du Forum Mondial Sciences et Démocratie. Le processus FMSD, initié à Belém (Brésil) en janvier 2009, vise à promouvoir la mise en place d’une plateforme de dialogues politiques entre les ONGs, les mouvements sociaux, les scientifiques et leurs institutions.
Moussa MBAYE, de l’association ENDA, ONG installée à Dakar au Sénégal en fait une synthèse personnelle et, surtout, explore les passerelles entre le mouvement des chercheurs du FMSD et ce qui est nécessaire à Dakar, pour un dialogue véritable et constructif.
Dans une société rêvée, sans hiérarchisme d’aucune sorte, donc sans
capitalisme ni patriarcat si intimement mêlés, sans religion, nous
pourrions sans soucis nous montrer nu(e)s ou totalement dissimulé(e)s
cela n’aurait aucune conséquence, ni d’importance, autre que d’attraper
froid, chaud ou un coup de soleil suivant le temps.
Cette
chanson du groupe vices & Râlements Déviants (hip-hop de fiottes,
queer, féministe) mise en ligne sur le blog Rangers & bas
résilles : “parle de la façon dont, même dans les milieux alternatif,
libertaire, pouet-pouet pas mal de mecs ont tendance à fermer les yeux
sur des agressions sexistes, voire à se positionner carrément du côté
de l’agresseur.”
Présentation dans le cadre du Colloque Marx IV – 01/10/04 - Matin,
Section ” Genre et rapports sociaux ” (Nouvelles Questions Féministes)
Lorsque, le 27 juillet 2003, Bertrand Cantat a décidé de frapper - à
mort - Marie Trintignant, il a engagé sa responsabilité individuelle
pour les conséquences de ses actes - quels que puissent être ensuite ses
discours de déni, de reconnaissance partielle, de projection de
responsabilité ou de pleine reconnaissance et éventuelle demande de
pardon. Si cette dimension subjective, individuelle de la reconnaissance
de culpabilité peut être importante pour les personnes proches de Marie
Trintignant et la façon dont celles-ci pourront vivre ce meurtre, elle
n’évacue évidemment ni la culpabilité individuelle de Cantat, ni la
dimension de responsabilité collective pour ce meurtre. J’entends par
responsabilité collective le fait que les actes de Cantat peuvent
évidemment être analysés comme reflétant son investissement dans la
masculinité hétérosexuelle – c’est-à-dire l’investissement subjectif par
un humain d’un certain registre de pratiques de soi et des autres,
sources de bénéfices structurels considérables. Les actes de Cantat
révèlent ainsi le degré de résistance et/ou de complaisance que celui-ci
a au préalable développé face à cette socialisation masculine
héterosexuelle. Plus spécifiquement, les actes de Cantat peuvent
également être analysés comme le produit d’une socialisation masculine
spécifiquement de gauche radicale. Et c’est en tant que pratique d’une
masculinité hétérosexuelle engagée à gauche que les actes de Cantat
peuvent collectivement interroger les hommes hétérosexuels de la gauche
radicale.
Article de Jean-Pierre Lefèbvre, urbaniste, 50 ans de pratique municipale, publié avec son autorisation :
Quelques menus faits symptomatiques : Osons citer Michel Rocard, transfuge prototypique vers les eaux sarkozystes. Aux fins de relooker son mémorial, il se souvient de ses amours de jeunesse et, face à la crise insoluble du libéralisme, il explique dans Télérama que l’autogestion fournit la seule solution aux besoins de transformation sociétale, face aux menaces de multiples catastrophes financières, économiques, sociales, militaires, écologiques, énergétiques, etc. Il renvoie cependant l’indispensable émergence autogestionnaire à un siècle ou deux !
Par: Coalition des “hystériques” et fières de l’être.
Ce que lègue notre génération au féminisme, à première vue pas grand chose. Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote, nos mères la contraception et l’ivg (ces deux derniers points concernant autant les hommes que les femmes d’ailleurs, à part une qui a réussi à le faire croire, on n’a encore jamais conçu un enfant seule). Nous nous sommes reposées, sur leurs lauriers, tout était en place et tout avancerait progressivement pensions-nous. Certes tout n’était pas parfait mais les mentalités évolueraient lentement mais surement, nous serinait-on. Et prises dans nos vies compliquées de femme, nous nous sommes laissées porter, mais à force de ne pas avancer, nous reculons.
Par: Coalition des “hystériques” et fières de l’être.
« Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote Nos mères, le droit à l’avortement. Et nous ? Que léguons-nous au féminisme ? Le Ressac, car notre génération a laissé faire. »
Les époques noires ont leurs serviteurs volontaires. L’actuel ministre français de l’Immigration et de l’Identité Nationale est de ceux-là sans l’ombre d’un doute. Il ne fait non plus aucun doute que l’Europe entre aujourd’hui de nouveau dans une des périodes les plus sombres de son Histoire moderne. Il se pourrait bien que sur cette pente inexorable vers l’abîme les évènements du vendredi 8 janvier dernier à Rosarno marquent une étape décisive. M. Eric Besson est l’un des plus ardents partisans de « l’Europe forteresse » et de ses conséquences funestes pleinement assumées. En même temps, il est l’une des figures les plus emblématiques de la crise morale et politique que traverse l’Europe – et en particulier la France – depuis deux décennies.
Comment déposer un signalement auprès de l’Afssaps ? (site
de référence)
En complément du circuit habituel de déclaration des événements indésirables par les professionnels de santé, deux formulaires de déclaration spécifiques sont disponibles :
Par ailleurs, en cas de vaccination ou de traitement antiviral d’une femme enceinte, un troisième formulaire (téléchargeable) à compléter par le médecin-traitant et à renvoyer au réseau national des CRPV permettra d’assurer un suivi des grossesses.
Comment déposer un signalement auprès de Marc Girard ? (site source)
Marc Girard est pharmaco-épidémiologiste . Il se propose d’assurer la mise en place d’une pharmacovigilance citoyenne et transparente. Le formulaire qui vous permettra de rédiger très rapidement un signalement est téléchargeable et très simple à remplir. Il va sans dire que plus le signalement sera précis plus l’étude sera simple à conduire. Pour plus de précisions, voyez l’article Pharmacovigilance
vaccinale : appel à témoignages
Depuis la publication de la loi du 4 mars 2002, dite “droits des malades”, il est possible d’obtenir sans aucune médiation d’un ou plusieurs médecins la communication directe de son dossier médical.
Il suffit d’en demander la communication à son médecin ou bien à l’établissement de santé dans lequel la personne a été hospitalisée.
Toute personne a accès à l’ensemble des informations concernant sa santé détenues par des professionnels et établissements de santé (…) au plus tard dans les huit jours à compter de la date de réception de la demande et au plus tôt après qu’un délai de réflexion de quarante-huit heures aura été observé. Ce délai est porté à deux mois lorsque les informations médicales datent de plus de cinq ans ou lorsque la commission départementale des hospitalisations psychiatriques est saisie…”(art. L. 1111-7 du code de la santé publique).
L’accès aux informations relatives à la santé d’une personne (…) est demandé par la personne concernée, son ayant droit en cas de décès de cette personne, la personne ayant l’autorité parentale, le tuteur ou, le cas échéant, par le médecin qu’une de ces personnes a désigné comme
intermédiaire.(…) (art. R.1111-1 du code de la santé publique).
Les vaccins “pandémiques” n’ont été autorisés selon des procédures exceptionnelles et sans tous les tests habituels qu’à la condition expresse que la pharmacovigilance soit particulièrement renforcée. Dans plusieurs déclarations publiques, Roselyne Bachelot a affirmé que c’était fait, en France. Et pourtant …
L’aveu de l’EMEA
Dans son bulletin n°5 du 6 janvier 2010, l’agence européenne qui a autorisé le Pandemrix avoue : il y a eu moins de syndromes de Guillain-Barré notifiés qu’il n’y en avait de prévisibles [1] avec ou sans le vaccin dans la population vaccinée !
La sous-notification massive des effets secondaires est donc ainsi reconnue par l’autorité européenne, confirmant les inquiétudes exprimées par les experts indépendants au vu des 7 décès sur 2000 personnes piquées.
Nous savons donc désormais officiellement que si “les données de pharmacovigilance sont rassurantes”, c’est parce qu’elles sont un peu trop “rassurantes” pour être honnêtes.
Dans la société traditionnelle mongole, il peut arriver le jour où, à défaut d’une maladie ou d’un accident mortel, le doyen qui vit encore à l’approche de l’hiver pourrait mettre en péril la survie de la tribu. Il est de coutume, en ces circonstances, de donner à avaler un os à moëlle enrobé de graisse à ce parent, à cet ancien devenu vieux, que l’on respecte et que l’on vénère, un os dont on sait, dont tout le monde sait, qu’il est taillé pour étouffer sans faillir et empêcher même l’expiration du dernier souffle.
La gangrène que représentent l’hégémonie de la doxa managériale et ses effets dévastateurs sur les corps et les esprits des hommes et femmes au travail est désormais patente. Elle reste cependant encore insuffisamment dénoncée. La puissance publique, essentiellement incarnée par l’État central et ses échelons déconcentrés, est ici gravement en cause puisqu’il instaure chaque jour davantage dans l’Administration du bien commun les méthodes de la gestion des firmes privées industrielles et commerciales. L’exemple du désastreux traitement réservé au sein de l’Éducation Nationale aux assistants de professeurs et élèves handicapés – et par conséquent aux légitimes bénéficiaires de cette assistance – est éminemment symptomatique à cet égard. Le mépris particulier pour la question du handicap aide à comprendre l’inhumanité douce qui règne aujourd’hui dans la plupart des organes de la société où travaillent des individus.
Fête des sens à Avranches, les 19 et 20 septembre… Après François Dumas d’Enercoop, une rencontre en entraînant une autre, nous avions aussi interrogé Gaël, un grand sourire et surtout une grosse envie de partager avec nous, avec vous, ses motivations à participer à l’association ” Terre de liens ” .
Des producteurs laitiers, de fruits et légumes, des viticulteurs, des éleveurs… Nos agriculteurs se plaignent de la baisse continue de leurs revenus; le nombre de paysans diminue mais pas la taille des exploitations. Une agriculture intensive, des élevages industriels polluent terre et eau; des forêts de l’autre bout du monde sont arrachées pour la culture de soja génétiquement modifié destiné à nourrir notre bétail enfermé.
Pourquoi consommer ce qui pourrait pousser ici mais est cultivé là-bas et transporté à grand renfort de carburant ? Pourquoi cultiver ici ce que nous exportons ailleurs à grand renfort de subventions. Pourquoi chasser les paysans de leurs terres quand des millions d’êtres humains ont faim ? Des hommes et des femmes sur tous les continents se battent pour continuer à cultiver ce qui se mange chez eux, chez nous.
Stop, avons-nous envie de dire ! Cessons de jouer aux apprentis sorciers, revenons à une agriculture de proximité, partout apte à nourrir paysans et citadins.
Et pourquoi pas acquérir collectivement des terres cultivables, créer des liens de solidarité entre nous, entre agriculteurs et consommateurs ? C’est l’enjeu, l’objectif que s’est fixé l’association Terre de Liens. Pour la découvrir ou mieux la connaître, c’est à nouveau une interview filmée que nous vous proposons.
Souvent, un site nommé “hoaxbuster” permettait de trouver rapidement
plusieurs avis opposés sur les mêmes faits, avec des liens
convenablement sourcés. Mais là, des responsables du site ont publié un
article très particulier le 30/11/2009 : “Pandémie
de rumeurs”.
Très particulier, parce que c’est un article d’opinion,
particulièrement tranché, expliquant que toute critique d’une
vaccination généralisée avec le Pandemrix n’est qu’un hoax (une rumeur
infondée sur Internet) venant d’extrêmistes anti-vaccination en
général. Très particulier aussi parce qu’il n’y a pas débat : les
forums sont fermés, la messe est dite, et “il faudrait piquer de
force les hérétiques” !
Très particulier, enfin, parce que cet article abandonne tout ce qui
faisait l’intérêt du site : aucune source citée pour les
chiffres donnés :
“La grippe H1N1 entraine des complications dans 1 cas pour 1000 à
5000 patients pendant que les vaccins sont susceptibles d’entrainer des
complications dans 1 cas sur 100 000 à 1 million.”
Or, ces chiffres ne sont pas sourcés pour une excellente
raison : ils sont FAUX !
Mais fort heureusement, aucun de ces drames ne semble avoir la
moindre corrélation avec la vaccination dans les heures qui les ont
précédé, selon l’EMEA.
Claude-Marie Vadrot a commis le 29 novembre 2009 dans le blog des
rédacteurs de Politis l’article le plus nul, le plus creux, et le plus
stupide qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps, tous médias
confondus. Qui aime bien châtie bien, dit-on, et, parce que c’est
Politis, je vais prendre la peine de “démolir” ce “papier” virtuel
consciencieusement, dans les règles de l’art.
Invitée jeudi 12 novembre au matin sur une radio périphérique, madame Roselyne Bachelot estimait qu’elle avait “de la chance de se faire vacciner” contre la grippe A-H1N1. “C’est une chance de se faire vacciner contre cette grippe, parce qu’elle peut être dangereuse. Il faut donc se faire vacciner”, avait-elle insisté.
“Le seuil pandémique est franchi, avec 360 000 consultations par semaine”. Et de rassurer: “Les vaccins sont absolument surs. Ils ont déjà été utilisé par 100 000 professionnels à l’hôpital, soit 20% maintenant et ce nombre augmente de 10 000 chaque jour.” “Les bénéfices de la vaccination sont immenses”, a martelé Roselyne Bachelot. (Le 12/11/2009 - 08:36 - “J’ai de la chance” - JDD) - [mise à jour le 29/11/09 15H00]
Dans le cadre de leur campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises, les Amis de la Terre ont lancé un appel au vote afin d’élire les entreprises dont le discours est faussement « développement durable » au regard de leurs activités réelles. C’est le prix Pinocchio.
Organisé dans une optique humoristique et ironique, l’événement, organisé pour la première fois en 2008, a pour objectif de montrer le « vrai visage » de certaines grandes entreprises françaises et les impacts réels de leurs activités, notamment dans les pays du Sud.
Il est toujours temps de voter en ligne pour le lauréat de cette année qui sera dévoilé le 24 novembre au soir:
http://www.prix-pinocchio.org/
Dans cet article on montrera comment le changement des règles et pour tout dire la dérèglementation du
traitement international de la monnaie au début des années 70 a pu
avoir un impact sur les économies au point d’avoir un effet létal sur
les personnes.
Du suicide de Salvador Allende aux défenestrés de France Telecom : le syndrome Orange ou les suicidés volontaires du néolibéralisme. [mise à jour de l’article le 24/11/09 -06H00]
Nous sommes donc curieux de savoir sur quelles données scientifiques, encore inconnues des américains au 3 novembre 2009, ont bien pu se baser les autorités européennes pour accorder des autorisations de mise sur le marché à trois vaccins tous avec adjuvants ?
il a tué cinq fois moins que le virus de la grippe saisonnière
les hôpitaux manquent de matériels et de personnels
les vaccins arrivent … après le virus
les masques ne servent pas à grand chose et les solutions hydro-alcooliques encore moins
il reste des gros stocks d’antiviraux depuis la grippe “aviaire”
mais les labos s’en sont déjà mis plein les fouilles …
Nous nous posions quelques questions basiques sur cette grippe A/H1N1 auxquelles on ne trouve guère de réponses dans les médias [1] :
quel est le taux de mortalité ?
quel est la part d’une population touchée ? (taux de morbidité)
combien de personnes ont déjà étés atteintes ?
le plan du gouvernement est-il adapté à la situation ?
pourquoi a t-on déclenché le plus grand plan de vaccination de tout les temps alors que cette grippe a tué cinq fois moins que la grippe saisonnière ?
pourquoi ?
Voici donc des réponses aux questions les plus évidentes, plus deux
“scoops” : les Etats-Unis ne veulent pas de vaccins avec adjuvants sur
le sol américain, et un spécialiste a publié un article scientifique
inquiétant, mais non dénué d’humour, sur l’origine de ce virus.
D’autres questions se posent que les journalistes, les parlementaires et à défaut les citoyen-ne-s poseront un jour aux autorités “compétentes”.
Une « fête des sens » à Avranches dans la Manche ? Tentant pour qui souhaite placer l’épanouissement des personnes avant la course à la consommation, non ?
Alléchés par cette invitation à la convivialité, nous nous y sommes rendus les 19 et 20 septembre dernier, désireux de savoir ce qui y était proposé. C’est là, entre contes, musiques, promenades et dégustations que nous avons découvert un stand qui de prime abord ne mettait pas l’eau à la bouche. Énergie ? Coopérative ? Une alternative possible ? Il ne nous en fallait pas plus pour aiguiser notre curiosité netoyenne. C’est ainsi que nous sommes allés à la rencontre d’ENERCOOP avec François Dumas, l’un des membres de cette coopérative.
C’est une entrevue filmée sur place que nous vous proposons comme première découverte des particularités de cette coopérative qui se veut aussi comme une « énergie militante ». L’énergie est-elle un bien commun ? Pouvons-nous la laisser aux seules mains de grands monopoles, publics, privés ? Quels usages des énergies ? Quelles énergies pour demain ?
Quelques réponses sont apportées. Nous vous proposons de prolonger la discussion.
Pour cet épisode, nous allons examiner, ce qu’il
advient lorsque l’État injecte des fonds pour la réalisation de
“grands travaux” et les conséquences sur l’économie. Nous
découvrirons là aussi que nous sommes très éloignés des poncifs
qui circulent (plus rapidement que la monnaie, hélas !).
Les faits relatés dans le conte ci-dessous se sont
déroulés dans un pays imaginaire, mais il se pourrait qu’ils vous
évoquent des évènements météorologiques que nous avons eu à
connaitre.
Tu n’avais pas eu besoin des sciences cognitives pour savoir que sans intuitions ni affects il n’y a ni intelligence ni sens. Tes jugements revendiquaient imperturbablement le fondement de leur certitude vécue, communicable mais non démontrable. L’autorité - appelons-la éthique - de ces jugements n’a pas besoin du débat pour s’imposer. Tandis que
l’autorité du jugement théorique s’effondre s’il ne peut emporter la conviction par le débat.
p 49 (Années 50), Lettre à D. - Histoire d’un amour, André Gorz, Folio-Gallimard 2008 et Éditions Galilée, 2006.
De cette interview télévisée que l’on peut voir et revoir, on retient deux points essentiels :
Les classes et la lutte des classes ne sont pas forcément un bon départ, sous-entendu, ça se saurait si cela avait déjà été le cas. Mais, sans pour autant nier cette idée, cette analyse, préférons peut-être d’autres “principes”, d’autres analyses qui permettraient de réorienter la société : l’objection de croissance ? La démocratie réinventée ? La démocratie ajustée.
L’idée d’un “égoïsme collectif” qui, pour le moment, freine ces “pratiques invisibles” qui travaillent “l’envers de la société”, l’anti “société du spectacle”; “égoïsme collectif” empêchant ainsi l’unité des intellectuels avec la jeunesse et les représentants “génériques” de l’humanité, l’humanité “en elle-même”, l’humanité “nue”, l’humanité qui est “dans la simple force de l’existence” : Netoyens ?
“Je pense que c’est un long chemin” nous dit le sage.
“Combien long” vient à demander “l’humanité nue” en prise avec la crise ?
… comme des dizaines de milliers d’autres anonymes et moins anonymes… Comme le « pas encore omniprésident » qui y a cassé son bout de mur à coup de marteau et burin, un ou deux jours plus tard.
J’étais partie là-bas pour rencontrer un ami qui, avec sa femme et ses deux enfants habitait à Karl Marx Stadt, aujourd’hui rebaptisée Chemnitz. Nous avions fixé ce rendez-vous bien avant, dans le courant du mois d’octobre 1989 lors d’une conversation téléphonique, planifiée, elle, bien avant encore puisque nous nous savions sur écoute. Notre lieu de rendez-vous était Alexanderplatz, de l’autre côté du mur, à Berlin-Est. J’y étais, lui n’est jamais venu et pour cause… Cette nuit là, le mur s’est fissuré, et la déferlante de l’est s’est abattue dans une euphorie, une ivresse joyeuse sur la partie ouest de cette ville enclavée durant presque 30 ans. Ce furent des moments joyeux, sans arrière-pensée, empreints de générosité, de partage, de solidarité et oui, aussi, j’ose le dire, d’amour.
« Ne pas se résigner passera par le renoncement à un monde
au bénéfice d’un autre à inventer.»
On entend de plus en plus souvent dire que l’altermondialisme n’est plus. Il est vrai qu’on en entend plus vraiment parler. Est ce que les médias boudent ce mouvement politique international ? Est-il réellement en phase de déclin comme on le laisse entendre ? Rien est moins sûr.
On l’a vu encore ces derniers jours notamment avec l’intervention dans le 7/10 de France Inter de Susan George (Présidente d’honneur d’Attac) dans un débat avec Henri Guaino, conseiller spécial de monsieur Nicolas Sarkozy, président lui aussi mais de la République Française. Ce débat cherchant à faire le bilan au terme d’une année de crise fut intéressant parce qu’il a pu mettre en évidence l’importance de l’analyse altermondialiste, ces prévisions mais aussi ces propositions.
À travers une entrevue en plusieurs volets dont nous publions ici le premier, nous vous proposons d’illustrer si l’en est besoin la richesse de ce mouvement politique mondial. Nous situons la réflexion autour d’un débat qui a cours en son sein depuis quelques mois engageant une analyse historique du mouvement et surtout sa mise en perspective.
Vidéo 13 : après 14 mois d’isolement à la Bourse du Travail, les travailleurs sans-papiers occupent maintenant ce grand local de la rue Baudelique où ils ont pu accueillir d’autres collectifs et se réunir régulièrement. Les organisations sont davantage présentes qu’auparavant, sans être capables de faire basculer le rapport de force avec l’Etat répressif.
La grande, dynamique et belle manifestation (sans doute au moins 10 000 participants), organisée avec de nombreux collectifs de sans-papiers, le 10 octobre, depuis la rue Baudelique vers le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, en passant par République, Bastille, Austerlitz et Port Royal est une étape supplémentaire dans l’affirmation de leurs droits, la dénonciation de leur situation de sous-prolétariat gérée arbitrairement par les Préfectures et l’Etat, leurs propres capacités à s’organiser et construire, peu à peu, un mouvement d’ampleur à plus grande visibilité.
On ne peut que regretter la très faible participation citoyenne et politique à leur lutte, pourtant si emblématique des contradictions dramatiques de la société actuelle et du monde.
La presse est en pleine crise et Agoravox aussi qui appelle à l’aide. Mêmes causes, mêmes effets. Le marché de la publicité s’effondre et comme il y a longtemps que la presse ne vit plus de ses ventes, la sanction est immédiate.
Et tout d’abord, qu’est-ce qu’Agoravox ? Pourquoi aider la fondation Agoravox ?
Ces deux informations tombées à une semaine d’intervalle sont irrésistibles.
Deux ou trois questions qui viennent :
1 - Chères et chers élus de France, de Navarre et d’ailleurs, y a t-il
vraiment besoin de nouveaux aéroports… à Notre Dames des Landes, par
exemple ?
2 - Dans quel état est le réseau ferré du pays ? Où en est le ferroutage ?
3 - 60 000 suppressions d’emploi et autant de maltraitance à la clef,
suppressions qui apparaissent comme un début. Serait ce le résultat de l’inconséquence de nos décideurs, l’aveuglement et partant le manque de
vision de l’avenir… et la décroissance…. subie, la décroissance mal-à-droite ?
C’est le Pacte contre Hulot qui nous le rappelle : « Je n’arrive pas à donner plus. J’aimerais bien être plus efficace, ou être moins seul. J’aimerais bien être relayé par les leaders politiques. De temps en temps, je trouve que c’est très lourd. Parfois, je me dis que garder l’espoir devient un acte de bravoure. Les tentations de désespoir sont légion. Il y a une telle inertie et une telle pyramide de complexité ! Quand on voit toutes les crises se rejoindre, la tentation de repli sur soi… On se dit : comment y arriver ? » Nicolas Hulot, Journal du dimanche, 25-5-2009.
Après la bulle financière des “Subscrimes”, l’obamania sera t-elle la
prochaine bulle d’origine états-unienne qui éclatera, une bulle
inspirée par des milieux d’affaires
qui se piquent de politique ? Quand va t-elle éclater ? Pour
l’heure, le « comité Nobel » a choisi de gonfler le phénomène en attribuant le prix Nobel de la Paix au président des États-Unis alimentant ainsi généreusement la prochaine grosse
déception mondiale.
Il est beaucoup, beaucoup plus tard que tu le penses. Il ne s’agit vraiment plus que d’ours polaires. En ce moment le destin de la civilisation ne tient qu’à un fil. Jusqu’à présent les calculs sur le réchauffement planétaire ont omit une pièce cruciale du tableau. Le climat planétaire est dangereusement proche de son point de basculement, un point de non-retour, après lesquels des conséquences catastrophiques deviennent inéluctables.
“Réveille toi, révolte-toi !” est un court métrage animé sur un des plus grands défis de l’histoire humaine : éviter le réchauffement planétaire incontrôlable.
Par Edrobal le dimanche 4 octobre 2009, 20:56 - Essais
Encore un petit conte pour se
familiariser avec ce qu’on nous cache sur la monnaie.
Les précédents étaient destinés à
vous faire sentir que la monnaie n’est pas ce que vous pensiez, ce
que l’on voulait vous faire croire. Maintenant, il s’agit de
comprendre ce que c’est fondamentalement que la monnaie. Alors bonne
lecture.
Nous avons passé quelques heures à Notre-Dame-des-Landes où se déroulait, du 1er au 9 août dernier la semaine de résistance visant à faire échec au projet d’aéroport du “Grand-Ouest”, un projet vieux de 30 ans pour suppléer l’aéroport “Nantes-atlantique” que les autorités disent saturé. Un argument bien douteux.
Sur les lieux, il y avait à l’ouest du site le Camp Climat autogéré et à l’est, les stands de 7 partis politiques représentés : le NPA (Christine Poupin), Europe Ecologie (Yannick Jadot), le PG (Corinne Morel-Darieux), les Alternatifs (Jean-François Pélissier), M’PEP (Aurélien Bernier), le PPLD et Europe Décroissance (Christian Sunt). Nous avons planté la tente au beau milieu, sans le savoir.
Le soir venu, à notre gauche, au delà d’une rangée de toilettes sèches qui faisaient aussi office de cabinets de lecture, sous un chapiteau circulaire on ne peut mieux rempli, les clowns du Camp racontaient leurs actions dans la joie et la bonne humeur, des actions de sensibilisation visant à provoquer le débat avec les clients de l’aérodrôme, les personnels mais aussi les policiers qui n’ont semble t-il pas hésité à lancer une invitation pour qu’une action du même
genre ait lieu sur les plages bretonnes envahies par les algues vertes. Du sérieux dans la non violence, comme toujours.
À l’opposé du site, à droite de notre tente, les stands s’étaient vidés mais il restait encore quelques représentants des délégations. De nos entretiens, il est ressorti que “la décroissance” avait fait son chemin dans les esprits d’une gauche anti-néolibérale de plus en plus verte et inversement. Il restait encore à voir combien ou jusqu’où et surtout comment.
Le désert idéologique français décrit par Alain Duhamel dans
Libération
existe-t-il vraiment ? S’il n’y a plus un seul maître à
penser comme le furent Aron, Sartre ou Camus, s’il n’y a
plus, en politique, d’intellectuels phares sur le modèle
d’Althusser, Furet, Braudel ou Foucault, il y a aussi un
foisonnement de réflexion hors des cercles intellectuels patentés.
La «taxe carbone» telle qu’on nous la présente nécessite qu’on s’interroge sérieusement. Outre la présentation médiatique qui soutient sans faille la méthode des réformes à «petits pas» laissant entendre que cette taxe sera encore plus inégalitaire dans un temps futur, jamais on ne dit qu’il n’y a pas que le dioxyde de carbone à taxer. On ne propose pas non plus une réforme qui, loin d’être révolutionnaire, pourrait tout de même être un peu plus radicale. Elle pourrait en effet éviter le risque d’un traitement favorable des plus aisés - à l’instar du bouclier fiscal - et chercherait véritablement à répondre aux diverses alertes sur le dérèglement climatique comme celle donnée par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), une alerte des plus alarmante.
Par Edrobal le jeudi 17 septembre 2009, 14:30 - Édito
Ainsi donc, j’avais raison,
lors de la campagne électorale, de baptiser le candidat et futur
président “Sarkonazy” et de dénoncer le danger qu’il
représentait pour la démocratie. En quelques jours, des
informations inquiétantes sont sorties qui confirment ce danger.
C’est décidément plus fort que nous : il nous est difficile de rester sereins face à la prometteuse pandémie de ce début de vingt-et-unième siècle. Non que nous soyons vraiment inquiétés par la gravité annoncée de la maladie. Non que sa menace nous détourne le moins du monde de nos occupations ni même de nos préoccupations habituelles ou impromptues. C’est le doute qui petit à petit envahit notre esprit. Et s’il ne s’agissait là que d’une terrifiante intoxication planétaire orchestrée par la classe techno-scientiste, mosaïque puissante faite des ténors de la médecine officielle, des responsables de la « santé publique », de patrons avisés de laboratoires pharmaceutiques et de dirigeants politiques sous influence ou calculateurs ? Paranoïa ? Jugeons-en !
30 juillet 2009 : Conférence de presse et tambours
Le 18 juillet en fin de matinée, le blocus par les CRS du local nouvellement occupé, rue Baudelique, était levé. Mais le directeur de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) de Paris, propriétaire des lieux, maintenait sa demande d’expulsion.
Après jugement en référé le 24, puis publication du non-rejet de la demande d’expulsion le 29, les travailleurs
sans-papiers qui ont occupé ces locaux pour y faire vivre un
Ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers, disposent de 3
mois au minimum de répit dans les lieux. Sissoko et Socé interviennent le 30 au matin, lors d’une conférence de presse, pour rassurer chacun tout en incitant à y organiser collectivement la lutte. Les tambours donnent le ton.
Par foumonde le vendredi 24 juillet 2009, 18:58 - Paris
Vendredi 17 juillet en fin d’après midi : l’occupation des locaux désaffectés de la CPAM s’organise, sous le blocus des CRS.
Sissoko,
délégué de la Coordination Sans-Papiers 75, appelle à l’unité pour
faire respecter les valeurs du pays des Droits de l’Homme et recréer
une coordination de tous les sans-papiers.
Par foumonde le vendredi 24 juillet 2009, 11:24 - Paris
Vendredi 17 juillet, 16h : du rassemblement unitaire de la place du Châtelet à l’occupation des locaux de la CPAM dans le 18e
La station au Châtelet prenait
presque des airs de vacances avec ces militant-es et organisations que
l’on n’avait jamais vus à la Bourse du Travail, pendant les 14 mois d’occupation.
Vers 16h, un glissement d’abord discret s’est produit puis les sans-papiers et leurs soutiens se sont massivement engouffrés dans le métro une deuxième fois pour une destination inconnue de la plupart. L’occupation des locaux désaffectés et gigantesques de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie), rue Baudelique, s’est réalisée rapidement et sans heurt. Il avait été préparé par la CSP 75 avec la section Nettoiement de la CGT (mais sans le soutien de sa direction nationale…).
Malheureusement,
Wahid s’est fait arrêté subrepticement par les CRS et a été embarqué. Il a été relâché depuis, mais est sur le coup d’un jugement en septembre.
Par foumonde le vendredi 24 juillet 2009, 11:08 - Paris
Vendredi 17 juillet, 14h : de la
Bourse du Travail à la place du Châtelet
Les organisations ont enfin réussi à accepter et organiser, avec la CSP 75 (Coordination des Sans-Papiers 75), un rassemblement unitaire. Il s’est tenu à partir de 14h, place du Châtelet.
En s’y rendant,
certains sans-papiers avaient bien du mal à quitter le Boulevard du Temple et la
Bourse du Travail où ils étaient restés 14 mois, sachant que,
probablement, ils n’y reviendraient pas. En effet, suite à la proposition de la Préfecture de régulariser 300 personnes proposées par la CSP 75, il était entendu que la coordination devrait quitter le boulevard du Temple.
Une partie des sans-papiers n’a pas suivi le mouvement et a maintenu le campement devant la Bourse du Travail, considérant qu’ils n’avaient pas à céder à ce qu’ils ont considéré comme un chantage de la Préfecture pour les diviser et les affaiblir.
Par Edrobal le vendredi 17 juillet 2009, 19:34 - Essais
Afin de continuer à éveiller
l’intérêt (terme choisi à dessein !) voici un second petit
conte sur la monnaie. Bonne lecture, et surtout, méditez la morale
de cette histoire. Vous commencerez à comprendre le vice profond de
notre système économique qui explique pourquoi une minorité
s’enrichit au détriment du plus grand nombre.
Par Edrobal le vendredi 17 juillet 2009, 19:29 - Essais
Voici venir une série de
réflexions sur le rôle de la monnaie. Voici la première de cette
série. Grand merci à André-Jacques
Holbecq et Thierry Rouquet qui en sont à l’origine.
Cette première chronique ressemble à
une fable. Mais comme toutes les fables, elle recèle un monde
d’interrogations. De quoi mettre bas, en fait, tous les a priori que
les politiciens et les économistes nous rabâchent à longueur de
discours ou de publications à prétention scientifique.
Par foumonde le samedi 11 juillet 2009, 18:34 - Paris
Le campement sous les orages
Campant depuis bientôt 3 semaines sur le boulevard du Temple après
avoir été expulsés de la Bourse du Travail, les travailleurs
sans-papiers isolés et leur famille, se protègent de la pluie et,
malgré le manque de sommeil, gardent courage et détermination.
Par foumonde le jeudi 9 juillet 2009, 08:30 - Paris
Avertissement : ce texte, publié sur Bellacio le 30 juin au matin, en a été retiré très peu de temps après. Leurs auteurs ne se sont pas nommés mais précisent en nota bene :
NB : Ce texte a été rédigé par le recueil d’observations et par un travail d’enquête sur les luttes des sans-papiers depuis plus de deux ans. Présence sur les lieux, participations, entretiens ont fourni un ensemble de matériaux. Ces recherches étaient initialement prévues pour un tout autre objectif, l’actualité a poussé les enquêteurs à rédiger ce texte. La précipitation des derniers événements ne peut donner la garantie de précision des éléments recueillis et vérifiés depuis deux ans. Il n’en demeure pas moins que ce texte a été rédigé avec des observations vérifiées et/ou directement vécues. Il ne prétend pas être un document de recherche, il est un texte d’opinion produit pas des chercheurs et observateurs engagés. On ne peut cependant que souhaiter qu’il participe ultérieurement au débat et à la recherche.
Lutte des sans-papiers : le comité de grève de Viry-Châtillon, un founou-founou* dans l’Essonne, de juin 2008 à janvier 2009, par Waraa.
* Un founou-founou est une petite tornade typique du Sahara Malien.
Avec 30 camarades sans-papiers, j’ai fait la grève de juin 2008 à janvier 2009. Je présente en ce début janvier 2009, à toi lecteur, avec ou sans-papiers, mes meilleurs vœux pour, comme dit le poète, la faim universelle, la soif universelle, nos sommets libres…
Cher lecteur,
Une des particularités de la lutte des intérimaires sans-papiers de
Viry-Châtillon est qu’elle a été dirigée par un comité de grève des
travailleurs en lutte. Le protocole de fin de conflit a été signé, le 5
janvier 2009, entre ce comité de grève et la direction de
l’entreprise. Nous avons été capables de diriger notre lutte, de la
gagner (30 régularisés sur 31), par nous-mêmes.
Je crois que c’est parce que nous n’avons pas attendu des sauveurs
(syndicats, associations, partis politiques) et que nous nous sommes
même opposés à eux lorsqu’ils ont voulu nous déposséder de la direction
de notre lutte, la freiner au nom de notre intérêt, que nous avons
gagné. J’espère que l’histoire de cette lutte dans l’Essonne sera
instructive pour les travailleurs, afin qu’ils dirigent eux-mêmes leurs
luttes à venir. C’est une des conditions nécessaires à leur victoire.
Réunion initiée par RESF pour essayer de dépasser la crise actuelle
autour des travailleurs sans-papiers, et qui s’est terminée avant
qu’elle ne puisse commencer.
Le 12 mai 1979, autour de cette place, nos parents se réunissaient pour clamer leur refus des 2 réacteurs de Penly.
Aujourd’hui, 30 ans plus tard, les mêmes causes produisent les mêmes
effets : nous clamons notre refus d’un septième réacteur nucléaire sur
le littoral Haut Normand !
Le gouvernement de ce pays et certains élus locaux, soi-disant proches
de vous, sont toujours aussi sourds à nos clameurs et aveugles face aux
réalités.
Il y aurait un article à écrire à côté de ce poème, sur le scandale
absolu d’une direction de la CGT, qui, ce mercredi 24 juin 2009, a
organisé la chasse, à coup de gaz lacrymogènes et de barres de fer,
contre les « Sans-Papiers » réfugiés dans les bureaux du syndicat, les
envoyant du même coup directement dans les bras des gendarmes. Honte à
de tels « défenseurs » des exploités et des opprimés !
Lundi 29 juin 2009 : la solidarité s’organise entre les sans-papiers, les habitants du quartier et les Français qui passent. Sissoko, membre de la Coordination des Sans-papiers 75 s’en explique.
Alerte ! Les pouvoirs publics et l’armée de la République du Honduras se rebellent contre l’exécutif pour faire avorter une consultation populaire qui vise - à moyen terme - à remplacer la démocratie représentative par une démocratie directe et participative !
Par foumonde le dimanche 28 juin 2009, 04:02 - Paris
Dimanche 28 juin 2009 : atmosphère chargée sur le boulevard du Temple, les premières photos des gros bras de la CGT pendant leur expulsion brutale y sont affichées. Dans le même temps, un communiqué signé d’un syndicat CGT d’Aubervilliers dénonçant les modes opératoires de sa direction nationale démontrait que les travailleurs sans-papiers ne sont pas seuls.
La Walkyrie est un des quatre drames lyriques de “L’ Anneau du
Nibelung”, célèbre opéra en trois actes composée par Richard Wagner en 1870. L’étymologie du nom Walkyrie provient du vieux norrois (vieil
islandais), et composé du mot VAL (abattre) et KYRJA (choisir).
Littéralement, cela veut dire “qui choisit les abattus “. Cela ne s’invente pas !…
Après une décennie de développement exacerbé du discours sécuritaire, nourri en France par des gouvernements de colorations différentes, le moment est venu de passer à l’étape suivante, celle du recueil des fruits généreux du nouveau gouvernement des citoyens par l’instrumentation de la peur savamment instillée aux tréfonds des esprits les moins critiques. Après les semailles sécuritaires voici enfin, pour la Droite débarrassée de tout état d’âme, le temps de la moisson autoritaire.
Jeudi 25 jun 2009 : la vie s’organise sur le trottoir du boulevard devant la Bourse du travail après l’expulsion des travailleurs sans-papiers et de leurs familles par les gros
bras de la CGT
Par foumonde le mercredi 24 juin 2009, 18:01 - Paris
Mercredi 24 juin : après leur expulsion par les gros
bras de la CGT, les travailleurs et leurs soutiens subissent à nouveau
les gaz lacrymogènes, cette fois par les forces de l’ordre. Ils
obtiennent de pouvoir récupérer leurs affaires restées dans la Bourse.
Il y a des jours, des jours comme ça où je me mordrais la souris d’ouvrir ma BAL.
Des jours où lâchetés, manipulations et autres insultes roulent et grondent tel un orage estival, inondant mes courriels.
Ne vous est-il jamais arrivé ce genre de mésaventure ?
Ça y est, c’est parti, chacun y va de sa diatribe !
Adolescent attardé se soûlant de belles paroles, lectures mal comprises, paranoïa, mysticisme…. Pour les uns,
modèle, idéologue pour les autres. Tout y passe, la prose de Julien Coupat exalte ou dérange.
Europe :
Sur 27 pays
votants, nombre
d’électeurs inscrits : 375 millions. Nombre
d’abstentions :
213,4 millions. Ont
voté : 161,6 millions. France :
44,3 millions
d’électeurs
inscrits. 26,3 millions d’entre eux se sont abstenus. Ont
voté : 17,2 millions. Et
781 480 électeurs ont voté blanc ou nul (soit 1,76 %).
Ce
qui, soit dit en passant, réduit singulièrement le score réellement
exprimé de tous ceux qui pavoisent aujourd’hui : UMP :
10,8 %, PS : 6,41 %, Europe
Écologie : 6,33 %,
MoDem ; 3,29 %, FN : 2,47 %, Front
de Gauche :
2,35 %, NPA : 1,9 %.
Une commune habilitée Un comme une, habiletés Un comme une, es qualité Une commune cathéchisée Un comme une, câblés, listés Un comme une, amis limités
Une commune inhabitée Un comme une, cas d’exilés Une commune, calamité Un comme une, calaminés Un comme une, habits limés
Une commune disqualifiée Une commune karchérisée Un comme une, critiqués
En terme maritime elle est nommée la ” vague scélérate “. Un de ces murs d’eau qui peut dépasser les trente mètres de hauteur, et d’une
force si impressionnante, qu’aucun navire n’est conçu pour résister à sa pression !
C’est un phénomène connu, étudié, et maintenant assez bien localisé à la surface des océans, mais qui peut cependant, surgir n’importe où, et
n’importe quand.
Et c’est arrivé au Parti socialiste dimanche 7 juin à 20h00 précises. Une vague verte a submergé ” l’amer du Nord “, et les yeux humides,
Martine Aubry* en a donné le soir même, sa solution :
” Je m’appelle Marc, je suis cariste, ce travail j’ai mis du temps à le
trouver, j’y tiens. Je suis au SMIC (*) et on est quatre sur mon salaire,
moi, ma femme et nos deux enfants, Alors c’est pas facile. Le RSA
justement c’est quand on travaille et qu’on s’en sort pas. Ça va bien
nous aider, c’est sûr ! “
Quels embrouilleurs, ces médias pugilistiques ! L’UMP, parti au
pouvoir, représente à peine 11% des électeurs, soit grosso modo, 1
électeur sur 10. Une rossée ! Mais grâce à la pommade médiatique, on ne
voit même plus les hématomes.
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (Première phrase de La Société du Spectacle de Guy Debord-1967).
Et dire que pendant des années, la grande Dominique a passé son temps à faire de l’idéologie complexe, en répétant à l’envi, « je suis trop rouge pour les Verts, trop verte pour les Rouges ». La formule pour que l’électeur n’y voit que du bleu était pourtant simple, il suffisait d’équiper la gaule à gogos, de leurres fluorescents.
« L’époux de la reine, poux de la reine ! » Dans son opéra bouffe, la « Belle Hélène », Offenbach s’était délecté en parodiant le Second Empire. Napoléon III y était campé sous les traits du vieux roi Ménélas, cocu et un peu plouc. Le monarque insuffisant y avait gagné la sympathie des rieurs.
Je me propose de montrer que les mêmes causes produisant les mêmes effets, notre très surestimé troisième homme, le roi du poncif et de la
patenôtre, l’ultra-européiste de droite, François Bayrou, est devenu, par la magie des médias, le gentil plouc du Béarn.
Ça faisait bien longtemps que la France n’avait pas eu de prisonnier politique. On vient de le libérer des geôles de la Santé après 6 mois d’un enfermement sans fondement qui aura défrayé toutes les chroniques. La veille de sa sortie en “ catimini ” - comme l’ont repris en choeur tous les medias - le journal Le Monde publiait fort à propos une interview exclusive de Julien Coupat depuis reprise et commentée un peu partout.
Cet article, vous le verrez (*), élève son auteur au niveau des meilleurs analystes de la situation politique contemporaine. Une analyse féroce qui, par son brio et la notoriété dont elle bénéficie désormais, signe avec quelques autres la fin d’un hiver de trop d’années ternes et bien mal éclairées par une ribambelle de chroniqueurs, de philosophes et de politiques sur-médiatisés, de gauche comme de droite, tous épris ou en proie aux addictions néolibérales ou néo-conservatrices et, pour certains, suppôts de la dérive proto-fasciste en marche.
Et si on pouvait regarder sombrer le capitalisme, les doigts de pied en éventail, en spectateur, comme devant son écran télé, où tout se déroule sans que nous n’intervenions le moins du monde, étant situé d’ailleurs hors de notre atteinte, que les évènements soient légers ou extrêmement graves, qu’ils soient fictifs ou réels ? Comme si ce monstre carnivore, tel l’hydre de Lerne, n’était pas doté
de multiples têtes, capables de repousser au fur et à mesure que le
héros les coupe !
Paradoxalement, c’est pour avoir vécu à crédit que les riches de la planète et leurs thuriféraires (banquiers, assureurs, traders) ont perdu tout crédit auprès des peuples.
Et c’est bien dans les deux acceptions du mot « crédit » qu’il faut chercher la cause de l’enfumage efficace qui permit de dissimuler si longtemps la faillite de la finance mondiale. Certes, on ne prête qu’aux riches, tant en terme de crédibilité qu’en terme de créance.
Le G8 syndical (soit toutes les organisations syndicales françaises) vient encore de se singulariser en organisant une journée d’action sans manifestations ni grèves.
Un trublion de mes amis, outré par le sort réservé à un professeur de Marseille, interpellé par la police zélée de Sarkoland, propose, à tout un chacun, de manifester son mécontentement dans sa propre cave en brandissant un panonceau éclairant : « Sarkozy, tu ne nous vois pas ! »
L’idée me paraît excellente, elle renforcera le sentiment de notre président qu’une grève, pourvue qu’elle soit organisée par la CGT et ses complices, ne se voit effectivement pas.
La
plume rouge et noire du Père
Peinard, biographie de Pouget par Xose Ulla Quiben
« Je
le serine aux fistons qui ont du poil au ventre : qu’ils
ne perdent de vue ni le présent, ni l’avenir. De
la sorte, ils activeront la germination des idées galbeuses et de
l’esprit de rebiffe. » Émile
Pouget,1911.
[1]
Difficile
de rendre hommage à un ami. Alors, vous pensez… 2 !
Jean-Jacques Gandini est avocat au Barreau de Montpellier et membre du
Syndicat des Avocats de France. Il est également coordonnateur au
niveau national des avocats SAF soutenant l’action de dépôts de
plaintes contre X par les parents d’élèves concernés par le fichage
informatique de leurs enfants. Action impulsée par le Collectif
national de résistance à Base-élèves (CNRBE).
Le texte reproduit ci-dessous a été lu par lui lors de la deuxième
réunion nationale du CNRBE, le 25 avril à Bourg-lès-Valence.
Jean-Jacques Gandini a revisité pour nous tous les classiques (Thoreau,
Rawls, Primo Levi, Hannah Harendt) pour nous faire un magnifique exposé
sur le devoir de résistance et la désobéissance civile : le droit
contre la loi.
Une occasion pour nous de nous replonger dans les textes fondateurs qui
régissent la vie citoyenne, mais aussi de ces « anciens » qui nous
rappellent qu’il est des situations où il est nécessaire de désobéir !
Pressé par des amis sociologues de leur produire un texte qui pourrait nourrir leur recherche autour de la problématique du management social, j’ai accepté de rédiger, cet été, un petit « essai » se rapportant aux origines de ce que j’ai nommé la « Maladie moderne », en un voyage non linéaire et parsemé de nombreux aller-retours, balisé de références à des textes qui m’ont paru essentiels, auxquels j’ai laissé la plus grande place, m’effaçant devant ces auteurs et me contentant de les rapprocher, les assemblant de manière, je l’espère, du moins questionnante, sinon signifiante.
Cet « essai » aurait été trop long à présenter in extenso sur une page web. J’ai préféré opérer un découpage sous la forme feuilleton - reprenant ainsi la tradition du XIXème siècle -, ce feuilleté offrant des épisodes plus digestes et, je l’espère, respectueux de la cohérence dans la présentation du développement de cette recherche.
Ce samedi 2 mai, il faisait beau à Lyon. Nous étions quelques-uns à
nous y être retrouvés pour participer au Contre-Grenelle2.
Nous y avions le choix entre assister aux interventions à l’intérieur
d’une salle bien remplie ou, à l’extérieur et sous les arches
accueillantes et ombragées de la cour intérieure de la Mairie du 6ème
arrondissement, informer de notre campagne Europe-décroissance.
Voici un texte de Stéphanie Pouget, militante de la Ligue des Droits de l’Homme. Texte lu lors de la deuxième réunion nationale du Collectif National de Résistance à Base-Élèves (CNRBE), le 25 avril 2009. Ce texte passe en revue les différents fichiers mis en place par l’Éducation Nationale, ou en cours de développement.
À ceux qui imaginent que Base-Élèves est devenu inoffensif depuis
l’arrêté du 20 octobre 2008, il suffit de répondre qu’avec l’INE,
Identifiant National Élève, et avec la Base Nationale des Identifiants
Élèves, qui conserve les données pendant 35 ans, l’État a prévu l’outil
caché parfait, aux finalités inchangées : ficher la jeunesse pour mieux
la contrôler. Un exemple : tout nouvel arrivant en France sera
immédiatement repéré puisqu’il ne disposera pas d’INE. Allô la
préfecture ?
Claude Didier est membre du Collectif national de résistance à Base-Élèves (CNRBE) [1].
Le bas niveau des taux d’emploi, surtout pour les jeunes et pour les travailleurs âgés, de même que la durée annuelle moyenne de travail, relativement faible, représentent la majeure partie de l’écart de PIB par habitant par rapport aux pays les plus performants. Plusieurs réformes ont été réalisées ces dernières années pour accroître l’incitation au travail et offrir plus de possibilités à certaines catégories, mais de nouvelles mesures sont nécessaires, en particulier dans les domaines évoqués ci-après.
Chaque jour sont déversés sur les ondes comme dans nos messageries
électroniques ou nos boîtes aux lettres, des quantités astronomiques de
messages indésirables. Des “spams” disent les anglophones quand nos lointains cousins québecois le traduisent par
“pourriel”.
Mariza, Mariza les fleurs
Mariza, Mariza les couleurs
Tu veux que je m’en vienne
Par les chemins de traverse
D’Hellénie Hellénie Hellénie Hellénie
L’Histoire retiendra dans son œuvre d’établissement des faits aux
conséquences gravissimes que le récent sommet du G20 est l’une des
preuves les plus flagrantes de l’incurie actuelle des Maîtres du Monde.
L’économie mondialisée est un navire démesuré aux multiples voies d’eau
dont on a décidé de maintenir la route incertaine afin de sauver le
plus longtemps possible les intérêts des occupants de la Première
Classe. Le discours tenu aux passagers des classes subalternes
n’affiche évidemment pas ce but cardinal ; on leur assure au contraire
que pour sauver tout le monde il n’est qu’un seul cap à suivre. Mais,
peu importent les paroles du Commandement : son attitude obstinée
révèle une coupable sous-estimation du danger qui menace de dislocation
le Titanic planétaire.
La FNSEA et les Chambres d’Agriculture demandent la fermeture et la condamnation du site internet satirique “La Ferme en Vrille” (parodie de “La Ferme en Ville“) qui dénonce leurs politiques visant à imposer une agriculture industrielle, productiviste, intensive, les OGM, les pesticides, le toujours plus d’engrais chimiques et d’irrigation, les agro-carburants, le hors sol et la disparition des petites exploitations agricoles.
Le site est assigné en référé au Tribunal de Bayonne demain mercredi 29 avril à 9H30 !
NOUVEAU REPORT DE PROCES : MERCREDI 20 MAI
La résistance s’organise
L’objectif est double : faire échec à cette tentative d’attenter à la liberté d’expression et dénoncer encore plus fort la responsabilité de la FNSEA et des Chambres d’agriculture qu’elle gère dans la malbouffe, le saccage écologique et la mort des petits paysans. Aidez nous à faire que cette tentative liberticide se retourne contre eux !
NO PASARAN !
Faites connaître autour de vous ce blog de résistance et affirmez haut et fort avec nous :
www.OnLaFermeraPas.info !
Nous pouvons sans crainte le dédier aussi à toutes les personnes, dites plus ou moins gravement malades ou handicapées, qui sont traitées comme des choses, comme des meubles ou des valises que l’on déplace sans s’occuper de leurs désirs, et encore moins de leur volonté…
Ici aussi, il s’agit de respecter chaque être humain, chaque individu…
Nous étions quelques uns jeudi à Montauban puis Gaillac pour les obsèques de Christian Denis en compagnie de sa famille. Christian a été emporté par une maladie que l’on a l’habitude de ne pas nommer et qui d’ordinaire laisse du temps. Cette fois-ci tout a basculé en quelques jours. Cette situation nouvelle et soudaine laisse Nadia et leurs 5 enfants collégiens, lycéens et étudiante dans une condition précaire.
Le collectif des auteurs de Netoyens.info accompagnera la famille de Christian dans cette période particulièrement difficile. Pour celles et ceux qui souhaiteraient apporter leur soutien, un site a été créé pour la circonstance : http://famillechristiandenis.blogspot.com/
Outre cette démarche via les moyens de l’internet qui peut ne pas convenir à tous, nous nous proposons comme intermédiaire entre vous et la famille de Christian. Il est possible de prendre contact ici avec nous directement en veillant bien à nous laisser de quoi reprendre contact avec vous.
La lecture d’une interview de Nicolas Hulot à l’occasion de la sortie de son prochain film montre bien que nous y sommes… au pied du mur.
Voulons-nous une décroissance imposée drastiquement, ou bien nous
décidons-nous à prendre la parole et à proposer nous même nos choix ?
La meilleure façon de boycotter, qu’on se le dise, c’est celle que l’on choisit avec sa raison et sa passion, ses neurones et ses sens. Que la méthode soit multiple ne dessert, en rien, le message, au contraire. L’acte, en soi, est combattif !
On peut choisir de ne pas se rendre dans les bureaux de vote, choisir de jeter, dans l’urne, un bulletin arc-en-ciel ou gris foncé agrémenté d’un « Boycott ! » surligné en orange (voir notre site), choisir de glisser, dans l’enveloppe, un rêve fou à déplier, une utopie à déployer. Choisir c’est grandir. L’acte en soi est libérateur !
Pour paraphraser André Breton, je dirai : « Il ne faut pas changer la règle du jeu, il faut changer de jeu ». Les règles de l’Union européenne sont aujourd’hui semblables à celles d’une dictature molle dont les contours flous enserrent sans serrer, provoquant l’asphyxie perpétuelle sans susciter de panique générale.
Pourtant, le dépérissement de la démocratie commence à laisser des marques. Au parlement de Strasbourg, les eurodéputés les plus énergiques se dessèchent et se fanent, en quelques mois, sans parvenir à se décrocher de la plante-mère, la grosse Commission. Cette entité technocratique dotée d’instruments de combat juridique de tout calibre offre, à vrai dire, de réelles perspectives de carrière.
La conversion politique participe du même fonctionnement mental que la conversion religieuse. Rien d’intellectuel, seulement des mécanismes affectifs, de privation, de peur, de culpabilité, de rassurance et d’absolution.
Grâce au G20, Londres fut la capitale de la Révélation. Cette fois, c’est sûr, le capitalisme est soluble dans l’eau béni-oui-ouite. Le lavage de cerveau planétaire peut commencer.
Le Traité de Lisbonne va encore plus loin et aggrave le TCE :
PRÉAMBULE - 1) Le préambule est modifié comme suit :
a) le texte suivant est inséré comme deuxième considérant : “S’inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de
l’Europe, à partir desquels se sont développées les valeurs
universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi
que la liberté, la démocratie, l’égalité et l’État de droit”.
Plus, un nouvel article, l’article 15, inséré dans le Traité de Lisbonne, ouvre des perspectives…Il y est précisé que :
“Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union
maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les
Églises”.
Crise énergétique, changement climatique, pollutions chimiques, OGM : est-il raisonnable d’être alarmiste ? On peut choisir de s’enfouir la tête dans le sable du déni collectif. On peut choisir de s’enfouir la tête dans le sable du déni collectif. On peut aussi se poser les questions qui font mal pour mieux comprendre et réagir. Le dérèglement climatique est-il inéluctable ? Quelle est la responsabilité de l’être humain dans la disparition des espèces ? Devons-nous craindre la raréfaction du pétrole et des matières premières ? Quelles conséquences aurait la relance du nucléaire dans le monde ? Bref, que va-t-il nous arriver ? Pour répondre à ces questions, Yves Cochet n’y va pas par quatre chemins. Avec le courage politique et le franc parler qui le caractérisent, il dresse un portrait inquiet de notre planète. Précurseur dans la pensée écologiste, il est pour l’instant le seul homme politique français à défendre la notion de “décroissance”. Si l’heure est grave, la catastrophe en marche n’est pas une fatalité. Ce n’est pas la fin du monde, c’est un changement de civilisation. Avec cet Antimanuel, il s’agit de prendre conscience des grands enjeux planétaires pour réinventer le monde. Le XXe siècle sera écologique ou ne sera pas. Antimanuel d’écologie d’Yves Cochet (Bréal, 2009) - Présentation par l’éditeur
Avec optimisme, pour amorcer un changement vers une
Europe plus solidaire, plus sociale, l’on pourrait envisager une
coopération entre peuples porteurs de cette autre vision de l’Europe, pour peu que leurs dirigeants respectent leur parole.
Or, il est prévu que « Les coopérations renforcées » entre états ne
puissent porter atteinte au marché intérieur, ni à la cohésion
économique, sociale et territoriale. Elles ne pourraient constituer une
entrave ni une discrimination aux échanges entre les états membres, ni
provoquer des distorsions de concurrence entre ceux-ci.
C’est la commission européenne qui, encore une fois, se trouverait en positon d’analyser la demande
des États de développer une « coopération renforcée » et accorderait
l’autorisation, ou non, d’y procéder, puis, il faudrait en outre qu’une décision européenne émane du
conseil statuant à l’UNANIMITE.
En l’état, il ne reste guère d’espoir aux peuples de modifier les lignes directrices de cette Europe qui, rappelons le, n’est pas issue de leurs volontés et auxquels on refuse toute véritable possibilité de révision !
Travailleurs sans papiers et isolés, oxymore du lien social.
Au printemps 2008, des travailleurs sans papiers, soutenus par la CGT,
occupent spectaculairement quelques grands restaurants parisiens puis
une entreprise de nettoyage pour faire valoir leurs droits à
régularisation. La France (re)découvre l’existence de ces
travailleurs (hommes et femmes) qui vivent sans papiers ni garanties,
et ce parfois depuis plus de 10, 20 ans, alors qu’ils et elles sont
salariés d’entreprises ayant pignon sur rue. Mais un grand
nombre de travailleurs sans papiers dépendant d’entreprises trop
petites pour disposer d’un syndicat se retrouvent isolés et abandonnés
à leurs seules initiatives, les forces syndicales relâchant leurs
efforts de soutien une fois la régularisation de leurs propres
syndiqués obtenue.
Évidemment,
lancer un 1er avril un “Mouvement
pour la refondation d’une Europe véritablement sociale et
démocratique”,
c’est un sacré poisson !
Bien
que…
A
bien y réfléchir, justement, est-ce que cela ne mériterait pas
réflexion ?
Certains
essaient de promouvoir un boycott qui sera noyé dans la masse
d’indifférence que suscite cette élection sans enjeu. D’autres
prétendent que voter pour eux pourrait influer sur le parlement
européen et infléchir la politique européenne, plus ou moins à
gauche ou à droite. Quelle farce !
Le
parlement européen est un fantoche fait pour distraire les peuples
pendant que les décisions se prennent ailleurs.
On
ne peut pas réformer l’UE de l’intérieur ! Elle est bien trop
verrouillée pour cela. L’UE, on l’aime ou on la quitte. Et bien,
quittons la !
L’Europe telle qu’elle est définie aujourd’hui n’émane pas de la volonté des peuples.
Elle n’est pas issue d’une assemblée constituante dont les membres auraient été élus par les peuples.
Elle ne consacre pas la souveraineté populaire.
Elle
est gérée par des traités signés entre États membres dont peu ont fait
l’objet d’une consultation citoyenne (excepté Maastricht). Ces traités ne sont pas connus de tous, sont peu compréhensibles.
Continuer en ce sens serait assujettir les générations futures !
Avons-nous besoin d’Europe ? OUI.
Quelle Europe est souhaitable ?
Une Europe sociale,
démocratique, solidaire respectant les droits individuels et
collectifs, l’environnement, protégeant les plus faibles et respectant
les diversités…
Une Europe où le rapport aux autres peuples du
monde romprait définitivement avec toute forme de néocolonialisme et
d’impérialisme.
Aujourd’hui, on peut constater que la tromperie est double. Non seulement la Commission est peuplée de membres désignés et non élus. En outre, elle renie petit à petit ce que les peuples ont pu conquérir de progrès sociaux et politiques.
Depuis trop longtemps les citoyen-ne-s sont écarté-e-s des décisions touchant à l’Europe. Il leur revient donc de convoquer une assemblée constituante en lieu et place de la Commission comme prévu par des institutions attentatoires aux fondements mêmes de la démocratie.
Puisqu’il faut tout remettre à plat en respectant une démarche
réellement démocratique et que notre responsabilité est grande, n’ayons pas peur de nos ambitions. Prenons les initiatives qui s’imposent.
Pour faire face au désintérêt grandissant des peuples pour l’Europe et
anticiper l’abandon définitif du Traité de Lisbonne qu’aura provoqué
d’ici là la Présidence Tchèque, la Commission Européenne envisagerait
d’annoncer la convocation d’une Constituante au lendemain du 7 juin,
date à laquelle seront publiés les résultats des prochaines élections Européennes.
Depuis des mois, tous les jours en France, des luttes sont menées, tous les secteurs sont touchés, industrie, commerce, distribution… tout le secteur privé souffre d’ajustements que l’on fait peser sur les salariés, dernière variable ajustable pour préserver les profits des spéculateurs.
Le secteur public (Enseignement de la maternelle à l’université, postes, santé, justice, culture…) subit, lui aussi l’amplification et l’accélération des attaques. Petit à petit ses missions se voient transférées
vers le secteur privé ou aux oubliettes ! Tôt ou tard, les monopoles publics deviendront des monopoles privés, contrôlés par une poignée d’actionnaires. Fruit de la solidarité, l’égalité d’accès pour tous les citoyen-ne-s sur tout le territoire en fera les frais. Un seul credo dominera : flexibilité, productivité, rentabilité !
Vous avez lu “référendum d’initiative populaire” ?
Il n’existe pas non plus, au niveau européen la possibilité d’un référendum : une consultation populaire et contraignante qui pourrait s’appliquer à faire évoluer les textes.
Tout au plus, est-il question d’un « droit de pétition » un million de citoyens pourraient prendre l’initiative d’inviter la commission, dans le
cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée, s’ils considèrent qu’un acte juridique de l’union est nécessaire. Cette initiative citoyenne serait limitée à ce qui est prévu.
En aucun cas :
elle n’ouvrirait une réelle opportunité de changements;
elle n’indiquerait que la commission serait contrainte à lui donner une suite, elle peut en faire ce qu’elle veut;
elle n’autoriserait à penser que la pétition peut déboucher sur une loi, un acte juridique peut aussi bien être un règlement, une recommandation.
“Le fondement de la démocratie réside dans la souveraineté populaire”
Les peuples européens seront bientôt appelés à élire leurs députés européens, mais, quelle place reste-t-il vraiment à la souveraineté populaire ?
Certes les peuples délèguent (1°) la souveraineté aux élus qui la délèguent (2°) aux gouvernements qui la délèguent (3°) au conseil des ministres européen qui en délègue (4°) une grande partie à la commission ; laquelle n’est pas responsable devant les peuples.
Chacun des peuples est confronté aux décisions prises non pas par son seul gouvernement mais par les 27 et la commission irresponsable devant eux.
Le conseil des ministres : instance européenne de décision par excellence n’est responsable ni devant le parlement européen, ni devant les parlements nationaux.
Quand la délégation des pouvoirs se transmet ainsi à un deuxième puis à un troisième et ensuite à un quatrième degré nous sommes face à un ersatz de démocratie.
Le parlement européen n’a pas le droit de proposer des textes législatifs, alors qu’il s’agit d’une des fonctions de base de l’institution parlementaire. En outre, il n’a pas le droit de légiférer dans une série de matières où seul le conseil des ministres est législateur. Peut-il réellement exercer un contrôle effectif sur les choix politiques et le fonctionnement des autres institutions européennes, en particulier de la commission ? Le parlement peut exercer un contrôle de conformité des actes de la commission et donc enquêter sur des fautes
de gestion mais, il ne peut orienter les choix politiques proposés par la commission et approuvés par le conseil des ministres. Ce qui revient à réduire le parlement à une assemblée qui cautionne les choix décidés au niveau de l’Exécutif, c’est en ce domaine que le parlement européen est extraordinairement faible ! Il cautionne sans contrôler !
Ces élections sont un instrument de dilution de la souveraineté populaire et donc de la démocratie !
Contrairement à l’idée communément admise, ce sont rarement les théoriciens, même bourrés de talent et bourrelés de remords d’appartenir à la classe dirigeante, qui provoquent, par la brillance de leurs intuitions, les révolutions à venir.
Si l’on s’en tient aux exemples fameux des bouleversements du passé, on se rend compte que leurs prémices avaient pris corps dans les comportements populaires. La plupart du temps, les théoriciens sont à la ramasse, ils courent derrière l’évolution anarchique des hommes en tentant de cacher leur retard par un langage abscons et des philosophies emberlificotées.
Juste après la manif du 29 janvier, Nicolas Sarkozy feignait de s’interroger sur son positionnement face au mouvement social. Le président, conscient de son impopularité, hésitait encore entre deux stratégies : le raidissement, façon Thatcher ou la retraite en rase campagne, façon Chirac-Juppé.
Cette fois, il a choisi. Avant de connaître l’ampleur exacte de la
manifestation du 19 mars (trois millions quand même !), il a annoncé
qu’il ne céderait sur rien, ni sur le bouclier fiscal, ni sur les
heures supplémentaires, ni sur le coup de pouce au SMIC, ni sur les
lois Pécresse (mort de l’université), Bachelot (mort de l’hôpital),
Dati (mort de la justice des mineurs), Darcos (mort de l’école
publique).
Le 29 janvier déjà, la manifestation caennaise avait dépassé en nombre les plus importantes de l’histoire récente de cette ville, y compris celles de 1995 et du « CPE » en 2006. Aujourd’hui les renseignements généraux nous disent avoir compté 5 000 manifestants de plus qu’en janvier. Pour ce 19 mars 2009, sans rentrer dans les éternelles querelles de chiffres, on retiendra les nombres de 24 000 pour la police et de 40 000 par les organisations. On notera aussi que c’est bien 5 000 personnes de plus que l’on aura dénombré dans la rue… selon la police. Ce n’est pas rien dans cette ville de 110 000 habitants un jour de semaine. Il n’y avait en effet pas que le soleil pour attirer tant de monde. Outre une grande diversité de la représentation (salariés du privé et de la fonction publique, associations, intermittents, chômeurs, précaires, retraités et même des policiers) il y avait surtout ce malaise grandissant de personnes qui ne se sentent pas écoutées, encore moins entendues.
C’est dans l’air, dans toutes les discussions. Plus que la crise elle-même, c’est la politique du gouvernement qui mécontente, inquiète, fâche, énerve. Sur les banderoles de classiques mots d’ordre : « pouvoir d’achat, emplois… ». Mais ça ne semble plus suffire comme si le sentiment du mépris s’en était mêlé. Face à ce “rouleau compresseur” qui s’en prend aux droits et aux libertés individuelles, “c’est plus loin qu’il faut aller (…) sortir des revendications catégorielles pour un vrai changement !” Mais lequel ? L’horizon ne semble offrir aucune alternative politique, les syndicats freinent à élargir revendications et débats. C’est un tout autre modèle de société qu’il faudrait envisager. Tous le sentent, tous le savent. Les événements de la Guadeloupe sont dans toutes les bouches et ce n’est pas une journée de plus, fusse-t-elle de 5 millions de personnes dans les rues qui fera réellement la différence. Qui fera avancer la volonté des citoyens ? Qui fera fléchir ce gouvernement et comment ?
Institutions, partis politiques, syndicats, tous donnent l’impression de confisquer la parole pour laisser place à une représentation de plus en plus éloignée des citoyen-nes. Les organisations classiques sont de moins en moins en situation d’entendre parce qu’elles ne sont plus en mesure d’écouter. On dénombre de plus en plus de manifestants dans les rues, beaucoup moins dans les AG organisées par les syndicats quand il s’en tient ! Les attentes sont telles que cette désaffection n’est pas assimilable à un “blanc-seing” accordé aux délégués syndicaux. S’en doutent-ils vraiment ? Quoiqu’il en soit, à l’évidence, il s’agit d’une véritable crise de confiance à leur égard. On en veut pour preuve la multiplication des collectifs et organisations autonomes et autogérées, signes d’un réel besoin, d’une nécessité de s’exprimer, d’être écoutés et d’être entendus. C’est bien de Démocratie dont il retourne !
Les élections européennes, prévues le 7 juin prochain, à moins que la révolution internationaliste ne vienne interrompre le processus, devraient faire la preuve par huit (grandes régions), que la démocratie ne sort guère fortifiée du scrutin proportionnel surtout quand les listes sont bloquées. Nous aurons l’occasion de revenir, ultérieurement, sur la nécessité du boycott des élections européennes. Nous nous référerons aux propos tenus par certains candidats « case de tête », ou si vous préférez « tête de liste » qui ont vilipendé, avec force arguments, et pendant des années, le rôle fantomatique du Parlement européen et le système opaque et totalitaire organisé autour de la régalienne Commission européenne. Ces candidats, ardents défenseurs du NON au Traité constitutionnel européen, sont aujourd’hui, les chantres durs des idéologies les plus archaïques de la gauche radicale. Ils courent à la soupe européenne aussi vite que le leur permet la décence.
La mondialisation débridée des vingt-cinq dernières années à laquelle
la crise actuelle pourrait paradoxalement donner plus de vigueur encore
est le terrain privilégié de la science vendue aux marchands. Sous le
prétexte du coût très élevé de la recherche, des montages financiers
complexes et des partenariats public-privé (PPP) équivoques naissent
aux quatre coins de la science qui peu à peu y perd son âme. Quand de
nombreuses « avancées » de la science marchandisée insécurisent notre
environnement, les citoyens devraient s’organiser autour des « lanceurs
d’alerte » afin de répondre à la maxime des marchands : science avec
conscience n’est que ruine du profit.
Ecoutez moi ça. Une de ces boucles qui tournent sur France Info et finit par vous saouler. Encore un de ces nombreux trucs et machins qui avionnent sévère sur le thème “Vous ne voulez pas d’OGM ? Vous reprendrez bien un peu de Nanos !” de la dame de Monchicourt (*).
Volatilisés, les cols bleus ! Effacés, balayés, désintégrés, pendant vingt ans, par la novlangue* et les statistiques des instituts de sondage. Ringardisés par des médias, eux-mêmes fascinés par les paillettes et le pouvoir, les cols bleus passèrent par la colonne « pertes et profits » de la génération Tapie. L’opération « coup de gomme sur les inutiles » a bien failli réussir tout à fait. Il y eut bien quelques sociologues illuminés pour rappeler que la classe ouvrière représentait, dans les années 90, encore cinq millions de personnes en France, mais personne ne les écoutait. Les cols bleus avaient bel et bien disparu du paysage.
Nous voyons se développer des révoltes un peu partout, sur fond de crise du capitalisme reconnue par tout un chacun, y compris par les représentants patentés de ce système.
Le 29 janvier, nous étions 2 millions et demi à manifester. Sur des aspirations beaucoup plus profondes et larges qu’une simple revalorisation du fameux pouvoir d’achat ou de la perpétuation de notre condition subordonnée de salariés.
Il en est pour penser que c’est l’unité syndicale qui a payé.
Denis Sieffert (*) s’est offert un titre assez similaire au mien dans la dernière livraison de Politis. Un édito où il feint de s’interroger, une fois de plus, sur la « frilositude » du NPA, sur la « nervositude » du PC, sur la « diversitude » de la Fédération tout en faisant preuve d’une vraie « sollicitude » pour le PG. A la lecture de ce constat, je me permets de lui suggérer un titre tellement plus évocateur : « Le Front de gauche, combien de tranchées ? ».
Révolution :
Changement brusque et violent dans la structure politique et sociale
d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les
autorités en place et prend le pouvoir. Changement brusque, d’ordre
économique, moral, culturel, qui se produit dans une société
(Larousse).
Je suis journaliste et j’ai 34 ans, bac +5 et 10 ans d’expérience professionnelle. Dix années d’ancienneté devrais-je dire puisque je les ai passées dans la même boîte. Je précise que mon employeur principal n’est pas Radio France pour ceux qui pensent pour ceux qui ne le sauraient pas.
Dans la même boîte donc où parfaite imbécile que je suis j’ai longtemps pensé que c’était un honneur de pouvoir signer de son nom un article tout en bénéficiant d’une des conventions collectives les plus confortables du marché du travail, donc je n’ai rien demandé, jamais rien demandé. De quoi être embauchée au plus bas salaire d’une
rédaction et ne jamais, jamais, être revalorisée.
Total, dix ans après j’en suis à me mettre au 4/5ème parce que 20% de mon revenu ne suffisent pas à compenser une allocation de la CAF et 4 ou 5 mercredi par mois de garde d’enfants à plein temps. Cherchez l’erreur.
Le 5 mars 2009, une conférence de presse est organisée par la CSP 75 (Coordination 75 des travailleurs sans-papiers isolés), avec la participation de la cellule NPA de Paris-centre, à la Bourse du Travail du boulevard du Temple à Paris.
Les travailleurs sans-papiers isolés l’occupent à plusieurs centaines depuis le 2 mai 2009.
Intervention d’introduction de Sissoko Anzoumane, membre de la CSP 75 :
Faut-il s’étonner de voir tant de personnalités illustres exhorter les états-majors de la gauche radicale à faire l’unité politique en vue des élections européennes ? Faut-il s’étonner de voir tant de militants purs et durs prêts à rengainer leurs exigences démocratiques au nom de l’efficacité électorale ? Non, car les Français, fussent-ils intellectuels conscientisés ou citoyens engagés, n’arrivent pas à faire le deuil de la démocratie. Ils veulent oublier la forfaiture des députés de l’Assemblée nationale (hormis les communistes) qui ont adopté le Traité de Lisbonne contre l’avis du peuple français.
Révolution – Utopie – Idéologie : un trio d’incompris
qu’il est nécessaire de réhabiliter…
Dites “révolution” on
vous répond : « vous voulez couper des têtes ? ».
Dites “utopie” on vous
répond : « réalisme».
Dites “idéologie” on vous
répond : « totalitarisme» ou rien, tout le monde a fui.
Aujourd’hui, les mots à la mode sont “réforme” à
droite, “luttes” à gauche (ne pas oublier le pluriel !).
Curieusement, alors que la “réforme” à droite cache, en
fait, une vrai contre-révolution conservatrice, les “luttes”
à gauche masque un renoncement à une véritable révolution.
D’ailleurs, le fait que la LCR change de nom est un symbole fort de
ce renoncement : plus personne ne croyait en leur crédo
révolutionnaire, mais plutôt que de redonner un contenu crédible à
leur slogan, ils ont préféré se donner une image plus
consensuelle. C’est finalement un réflexe très consumériste – un
comble pour un parti que l’on dit extrémiste – de vouloir donner
aux gens ce que l’on pense qu’ils désirent. La révolution pour un
parti révolutionnaire est de devenir réformiste.
Est-ce vraiment la fin de l’histoire, comme annoncé avec volupté
par un théoricien du néo libéralisme, la fin de la “lutte des
classes” par abandon d’un des adversaires ?
« Toute véritable grande lutte de classe doit reposer sur l’appui et la collaboration des masses les plus étendues, et une stratégie de la lutte de classe qui ne compterait pas avec cette collaboration, mais qui n’envisagerait que les défilés bien ordonnés de la petite partie du prolétariat enrégimentée dans ses rangs, serait vouée par avance à un pitoyable fiasco. »
Le moment est enfin venu de prendre acte d’un fait majeur traversant
tout à la fois – certes sous des formes différentes – les pays du Nord
et les pays du Sud : la faillite générale des stratégies agricoles
mises en œuvre à partir des années 1960. On redécouvre partout le rôle
primordial des paysans dans l’évolution équilibrée des sociétés
humaines et la préservation des écosystèmes qui les portent. Pour
l’heure les « fondamentalistes » des modèles agro-technocratiques
parviennent encore à dissimuler au plus grand nombre l’ampleur
démentielle du désastre qu’ils ont préparé et apparaissent toujours
comme « progressistes » aux yeux des croyants du salut de l’humanité
par la transformation des sols en paillasse de laboratoire. Mais, une
autre histoire est déjà en marche, à distance du système
agro-industriel dominant maintenu artificiellement en vie grâce aux
perfusions financières, chimiques ou scientistes. Et s’il s’agissait
d’une révolution, réellement verte cette fois ?
Le conflit guadeloupéen, et plus généralement antillais, est-il en passe d’être résolu? Il est permis d’en douter de par la sortie du MEDEF local et de la CGTPME de la table de négociations. Deux réflexions à ce sujet: premièrement la résolution de ce conflit microcosmique est secondaire, deuxièmement toute résolution de ce type ne peut être que partielle et insatisfaisante; compromis pour les travailleurs, compromissions pour les syndicats. Les vraies questions ne sont pas résumées ni d’un côté à ces misérables 200 euros, lorsque l’on sait que certaines familles de békés possèdent plus de la moitié des richesses antillaises, ni de l’autre l’autonomie ou l’indépendance des départements ou des territoires d’outremer alors que l’homme devrait s’orienter vers une Œcuménopolis, c’est-à-dire la suppression de toutes les frontières.
Face à une attaque globale, élaborons une stratégie d’ensemble.
Il y a toujours plusieurs façons de considérer un problème, tout
comme les maladies. Il semble de bon ton de lutter pied à pied contre
des symptômes successifs, de lutter contre des conséquences avérées,
l’une après l’autre.
Parce que ce serait à nous, les victimes, de démontrer la réalité des
attaques que nous subissons pourtant de tous côtés, et que nous pouvons
constater amplement tous les jours. Et tant que l’ennemi avance masqué,
nous n’aurions pas le droit de nous opposer à ses méfaits, pourtant
reconnus !
Pourquoi devrions-nous nous justifier sans cesse face
à ce que nous comprenons parfaitement bien, et chaque fois que nous
voulons choisir ?
En réalité, nous savons bien que l’attaque est
globale, même si on voudrait nous faire croire que tout se passe en
ordre dispersé, parfois même il s’agirait d’une erreur ou d’un excès de
zèle ou de parole ministériel, d’un manque de pédagogie. Pauvres de
nous, qui avons besoin de leçons de rattrapage !
Le résultat le
plus clair de ce genre de propagande, c’est de servir à fragmenter nos
luttes et les diviser dans l’espace et le temps.
Une exigence fondamentale ! Qui va enfin,
au moins, recadrer les prérogatives d’abord du chef de l’État, lequel
devrait être exemplaire, non ? Rappeler les limites ? Les soi-disant “grands” partis soi-disant de gauche n’ont-ils rien à en dire ? Saisissons les magistrats au sujet des nombreux abus de pouvoir que nous subissons, le plus tôt sera vraiment le mieux !
Membre du Collectif Saint-Affricain (Aveyron) contre « Base-Élèves » (BE), Gdalia Roulin n’est ni enseignante, ni actuellement parent d’élève. Elle est cependant impliquée dans le Collectif National de Résistance à Base-Élèves considérant que le sort fait à la jeunesse intéresse tous les adultes d’une société et caractérise cette société. Dans cette réflexion qui prend le temps d’aborder toute la complexité d’un sujet majeur, l’auteure s’interroge au fond sur le type de contrat social souhaitable pour demain.
Le fichage des enfants n’est pas seulement l’aspect d’un problème qui concerne toute la société. Observant la mise en place du fichage de tous les citoyens, en commençant dès le plus jeune âge, au mépris de toute démocratie, Gdalia Roulin montre comment nous sommes entraînés de gré ou de force vers un certain type de société que nous n’avons certes pas choisi, mais qui avance, d’un fait accompli à un autre fait accompli…
Ex-militante du PCF (un an)
Ex-co- porte-parole des CUALS de l’Hérault Ex-militante du PG (une semaine)
Militante sans parti…
Il fut un temps où la gauche intellectuelle française feignait de s’interroger, non sans causticité, autour d’une formule fameuse qui opposait Sartre à Aron. Les exégètes du premier n’y allaient pas de main morte, préférant, à tout prendre, « avoir tort avec Sartre plutôt que raison avec Aron ». Le débat n’était guère animé car la gauche
intellectuelle française était sartrienne par nature. Terrassé par cette formule lapidaire, Aron avait-il raison pour autant ? Voilà bien une question que nul ne se posait puisque le questionnement manichéen impliquait un engagement indéfectible et quasi religieux pour le charismatique bigleux.
Quelque quarante ans plus tard, la gauche intellectuelle française, éparpillée en multiples chapelles, reprend l’antienne, postulant le même engagement indéfectible et quasi religieux pour l’U-NI-TE, évitant, par là même, de se poser la question de l’opportunité de participer à des élections sans enjeu.
Sophia Wexler répond aux questions de Yannis Youlountas pour le site Netoyens.info. Dessinatrice, traductrice et professeur de français, Sophia vit à Athènes depuis trois ans après y avoir séjourné à de nombreuses reprises pendant son enfance… Elle est la fille du poète et homme de lettres Alain Wexler, fondateur et animateur de la revue Verso. Historienne de formation, elle fréquente abondamment les milieux universitaires grecs et notamment l’école polytechnique de Zografou. Elle a participé à de nombreuses initiatives, manifestations et assemblées générales…
Conscience éveillée à tout ce qui, au quotidien, renvoie les femmes à une humanité incomplète, à la soumission au sexisme : pouvoir insidieux, récurrent de la domination des hommes.
Le 8 janvier 2009, Jean-François Dhainaut, Président de L’AERES a déclaré : « Le pouvoir est une affaire masculine » d’une part et, d’autre part : « Les femmes, en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison des enfants. Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’Aeres*. »
Cet homme n’est pas défini comme intégriste religieux, n’est pas issu d’une autre culture qui serait plus discriminatoire, ne fait pas partie d’un groupe défavorisé, il est reconnu comme intellectuel de notre société qui plus est président, responsable de l’évaluation de nos scientifiques, un homme influent, écouté et à n’en pas douter un réel « danger public ».
Les techniques modernes de mobilisation populaire s’appuient sur des outils qui n’ont rien de vertueux en soi. Il n’empêche que si nous ne parvenons pas à les prendre en main démocratiquement, des groupes de pouvoir multiples le feront dans leur propre intérêt.
En additif au film “Ils ont fait Obama”, voici une compilation partielle de ses sous-titres de traduction en français qui donne quelques clefs d’une mobilisation citoyenne réussie, sans pour autant apporter des gages à sa pérénité.
Je suis Marie Hélène, 83 ans, née en 1925 à Paris, de père inconnu et de mère immigrée Polonaise.
Une enfance malheureuse, quasiment abandonnée par ma mère par faute de moyens, chez les sœurs… Etant d’une famille pauvre, leur considération était à la hauteur de ma condition. Battue et humiliée pendant des années, la religion et ses représentants à l’époque m’ont donnés une image de la croyance assez fragile.
Un premier mariage, trois enfants, des garçons, désertion du père, je vais les élever seule pendant 10 ans, je travaille alors dans les champs, je multiplie les petits boulots, nous étions pauvres mais heureux, ensemble.
Un jour, une nouvelle rencontre, certainement l’homme, l’unique homme de ma vie, les sentiments y étaient, nous avons une fille, issue, cette fois de l’amour.
Michel Onfray répond aux questions de Yannis Youlountas, conjointement pour les sites Netoyens.info et Revoltes.net. Le philosophe d’Argentan s’exprime notamment sur les émeutes en Grèce, la fonction d’Internet dans les micro-résistances, la démocratie directe, la grève générale, la balkanisation de la gauche, la polémique sur l’affaire Tarnac dans Siné-Hebdo, la crise financière et la gratuité.
Entretien exclusif avec Michel Onfray (Netoyens.info-Revoltes.net)
La gauche est en crise. Ses stratégies sont pour l’instant inopérantes, voire contre-productives, comme le montrent sa disparition en Italie et l’union sacrée de la fausse gauche avec la vraie droite en Allemagne. Et si la crise de “la gauche” était elle aussi systémique, consubstantielle à la crise planétaire ?
Les exemples ne manquent pas surtout à l’approche de nouvelles élections. Encore récemment, Yannick Jadot, ex-Greenpeace entré en politique chez les Verts après avoir été floué par le Sarko-grenelle de l’environnement, a annoncé au cours d’une intervention en vue des élections européennes de 2009 que son parti voulait « coaliser tous ceux qui se retrouveront sur l’urgence écologique, sociale et démocratique ». L’urgence, nous dit le dictionnaire, c’est une situation à laquelle on doit remédier… sans délai.
La France devrait avoir peur. On connaissait la droite, la droite extrême i.e. sarkozyste, des extrêmes droite. On connaissait les centres, le Nouveau Centre pro-sarkozyste, le MoDem et les radicaux de gauche. On connaissait la gauche, la gauche de gauche à ne pas confondre avec la gauche de la gauche, les extrêmes gauche. L’opinion publique est désormais prévenue, avertie, alertée. Bien que les forces publiques encagoulées veillent jour et nuit, notre sécurité est menacée malgré toute cette débauche de moyens. Il existe en effet, il faut que nous en soyons toutes et tous bien convaincus, une ultra-gauche, menaçante, guerrière, pas meurtrière - pas encore - mais déjà terroriste puisque découverte à l’occasion des sabotages de lignes SNCF. Un bâbord de (pour ?) l’au-delà. Un bâbord toute-toute !…
Sous ce titre provocateur, François Partant, banquier repenti et l’un des précurseurs de la décroissance, a publié en 1978 un ouvrage (1) dont le message semble inspiré par l’actualité. Il voyait dans une crise profonde le seul moyen d’éviter l’autodestruction de l’humanité.
Serge Latouche est professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay et objecteur de croissance. Il vient de publier Entre mondialisation et décroissance. L’autre Afrique, À plus d’un titre éditions.
Pour le célèbre linguiste, les politiques de dérégulation financière ont rendu le krach inévitable. Si l’ère néolibérale semble sur le point de se refermer, les réformes envisagées ne changeront rien à la structure du capitalisme. La contestation s’organise bien en Amérique du Sud, mais elle devrait encore s’étendre et gagner en force pour bousculer l’ordre établi.
“Il y a donc des opportunités de changement véritable. Jusqu’où cela
ira-t-il ? Cela dépend des gens et de ce que nous voulons construire.” Noam Chomsky
La faillite des politiques néolibérales, la récession économique et les
ingrédients d’une régression sociale et politique sont bien là. On
entend déjà les appels pour “la croissance” et, en filigrane, une sorte
d’injonction morale à taire les critiques, étant donné l’ampleur du
désastre attendu. Allons-nous répéter l’erreur des années 1980, pendant
lesquelles les dégâts de la crise sociale ont remisé et marginalisé les
rapports scientifiques déjà alarmistes et les réflexions critiques sur
un mode de développement porteur d’une crise écologique et alimentaire grave ?
Interrogé sur la crise financière actuelle, Olivier Besancenot, explique son mécanisme et voit en quoi la « moralisation » du capitalisme est une fausse solution : le capitalisme qu’il soit financier ou industriel ne peut avoir de morale puisqu’il ne sait pas ce qu’est le bien ou le mal. D’ailleurs il s’en moque, nous dit-il, car son problème désormais c’est de vendre sa production et ses surplus.
(*) PA-PN : Pouvoir d’Achat, Pouvoir de Nuire. Il n’y a pas d’obligation à aggraver la situation. [mise à jour le 08/11/08]
La gauche et la droite ont le même bilan effroyable en matière
d’écologie. Les deux systèmes ont pillé la planète pour nourrir leur
machine productiviste. La droite a un vrai projet : faire payer aux
plus pauvres la crise écologique. La gauche est aphone, car elle ne
sait pas comment lier son souci de justice sociale avec les questions
environnementales : elle tombe donc dans tous les pièges que lui tend
la droite. On l’a vue majoritairement se réjouir du Grenelle de
l’environnement comme on la voit ici demander de nouvelles autoroutes
ou voies rapides et là exiger de nouveaux centres commerciaux. On ne
pourra pas reconstruire un projet à gauche sans revisiter profondément
les questions de travail, de la consommation, du productivisme, de la
croissance, du PIB, etc. Les choses semblent parfois aller dans le bon
sens. L’Appel national lancé par nos amis de Politis traite à égalité
social et écologie. Une partie de nos camarades du NPA engagent le
débat autour de la décroissance. Attac national vient enfin (après des
années de refus) d’ouvrir une liste décroissance. Les militants
communistes et certains socialistes interrogent le productivisme. Les
différentes gauches antiproductivistes se sont retrouvés fin août en
Auvergne.
Si le départ de Vassili Nesterenko est douloureux pour l’amitié que
nous lui portons, sa présence exemplaire et lumineuse nous accompagnera
aussi longtemps que le mal de l’atome industriel ne sera pas éliminé de
la planète.
Le ¬´ Réseau mondial pour l'objection de croissance, la simplicité volontaire et l'après-développement ¬ª est né.
A l'occasion des 3e rencontres estivales de l'objection de croissance qui se sont tenues à Rochejean (France), du 12 au 15 juillet 2008, des personnes de différentes contrées ont décidé de se coordonner pour lancer l'initiative et faire vivre un ¬´ réseau mondial pour l'objection de croissance, la simplicité volontaire et l'après-développement ¬ª.
O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes ! Et
combien je suis offusqué que certains signataires ci-dessus se joignent
aux biens-pensants ampoulés et ridicules, à l'ordre officiel de Madame
Albanel pour soutenir celui qui n'a commis d'autre ¬´ crime ¬ª récent que
de s'en prendre au fils Sarkozy.
Au mois de juin de l'année 1994, le tout premier article de la présente
chronique mensuelle s'intitulait « Attristante Italie ». Le grand
Fellini venait de mourir, suffisamment tôt pour ne pas avoir la triste
confirmation que les vieux démons du passé étaient sur le point de
s'emparer de nouveau de son pays. Berlusconi venait d'accéder pour la
première fois à la tête du gouvernement italien. Une quinzaine d'années
plus tard nous nous féliciterions si notre voisine transalpine n'était
restée qu'attristante. Elle est bel et bien devenue depuis lors tout
bonnement effrayante.
Ouf ! Les remémorations en tous genres de Mai 68 dont le quarantième
anniversaire étaient le prétexte convenu sont enfin derrière nous. Les
récits des anciens combattants qui vécurent le mémorable évènement de
l'intérieur et les diatribes enflammées de ceux qui ne cessent depuis
quatre décennies d'exécrer les fâcheuses conséquences de Mai révèlent
tous le même enseignement : notre époque est cruellement en panne
d'imaginaire quand nos turbulents prédécesseurs voulaient la mettre au
pouvoir.
La possibilité d'un accident nucléaire grave en France dont près de 80% de l'électricité est produite par 58 réacteurs à eau pressurisée (PWR) n'est pas une lubie des antinucléaires, les officiels l'admettent depuis longtemps même si ce n'est guère répercuté par les médias. Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase d'urgence (confinement, prise d'iode stable, évacuation) avec constitution de stocks d'iode stable et exercices de crise dans les localités proches des réacteurs. Ce qui est nouveau c'est la mise en ≈ìuvre de l'élaboration concrète, pour des territoires dont le sol serait durablement contaminé après la fin des rejets radioactifs, d'une stratégie de gestion post-accidentelle y compris à long terme. Il est nouveau d'envisager en France que si la contamination d'une zone est importante elle peut nécessiter le relogement temporaire, voire définitif, des habitants.
On a désormais des informations sur l'avancement de ce programme de gestion post-accidentelle, dit CODIRPA, et l'esquisse de la doctrine qui le sous-tend.
Lire la suite : Opération CODIRPA (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d'une situation d'urgence radiologique) [pdf]
¬´ Et je n'écoute pas les journaux financiers, quoique les bulletins de
la Bourse soient notre prière quotidienne ¬ª (Blaise Cendrars, Le
Panama, 1913-1914).
Rien n'échappe à la litanie de la finance, ni les matières premières
industrielles, ni les produits de ¬´ première nécessité ¬ª : à côté du
pétrole, du zinc et autres métaux, le soja, le colza, le maïs, le riz,
le blé, et même les carcasses de porc sont de nouveaux supports pour
des produits financiers.
Le jacobinisme est politiquement , socialement, économiquement et
écologiquement incompatible. Les défenseurs de l'État omnipotent
refusent inlassablement de voir dans la libération des initiatives
locales et citoyennes le début de solutions à nombre de maux de la
société française d'aujourd'hui. A entretenir la confusion entre unité
politique de la France et uniformité des instruments du gouvernement
des choses et des Hommes, nous nous condamnons à n'apporter de remèdes
qu'en marge des multiples dimensions de la crise globale qui nous
frappe . Osons poser de vraies questions à la nature profonde des
structures d'organisation politico administrative de notre société.
Osons nous demander si au lieu de réclamer plus d'État il ne
conviendrait pas mieux d'envisager un État confiant en la société
civile et garant du respect de l'équilibre des pouvoirs. Ainsi on
montrerait la mission indéniable d'une Gauche digne de son nom.
Phnom Penh, 31 mars 2008
Je suis, pour le moment, loin de France, mais tellement proche par le
c≈ìur et par la pensée. D'excellents amis s'emploient chaque jour à
m'envoyer informations et documents. Je reçois aussi très régulièrement
des courriels qui m'expriment des opinions et sollicitent la mienne. Je
suis intervenu dans des échanges sur l'avenir de la gauche de gauche.
Le moment me semble venu de synthétiser mon point de vue.
Le film ¬´Le Monde selon Monsanto¬ª passé ce soir sur ARTE sera visible durant 7 jours sur le site d'ARTE.TV : ICI Si vous voulez voter pour ce film, faîtes attention à cliquer directement sur l'étoile la plus à droite (la cinquième si vous voulez donner la note maximum). Vous avez le droit qu'à un seul clic ! Au-delà de cette date, deux solutions sont possibles. Ne doutons pas que dans les heures qui viennent, ce film et l'émission qui a suivi seront disponibles sur internet, donc sur Netoyens.info.
“Responsable mais pas coupable” avait déclaré Georgina Dufoix, ancienne
ministre des Affaires sociales en 1999. Elle comparaissait devant la
Cours de justice de la République pour homicide involontaire dans le
procès du sang contaminé et elle a provoqué à tort l’indignation.
Un des grands débats du moment
est celui sur le “pouvoir d’achat”. C’était même
un des thèmes de campagne de Nicolas Sarkozy : “Je
serai le président du pouvoir d’achat” disait-il.
C’était évidemment un thème porteur, mais
n’était-ce que cela ?
Le pouvoir d’achat c’est important,
me direz-vous ! Bien sûr, c’est même crucial et ceux
qui arrivent difficilement, ou pas du tout, à boucler leurs
fins de mois le savent bien. Cependant, s’il ne s’agissait que de
pouvoir d’achat, le problème pourrait trouver une solution
plus ou moins passagère, même Sarkozy le pourrait. Non,
le vrai problème est ailleurs.
Le nouveau Traité modificatif européen que les chefs d’États et de gouvernements ont signé le 13 décembre dernier à Lisbonne, n’est qu’un habillage de la “constitution européenne” rejetée majoritairement en France et aux Pays-Bas, afin de contourner les réticences des tenants du NON et endormir ceux qui sont toujours hostiles à l’orientation
néolibérale de la construction européenne.
Les responsables européens, craignant le réveil d’une opinion publique à la suite de ce double refus de ratifier le traité établissant une constitution pour l’Europe (TCE) en mai-juin 2005, ont conduit durant tout l’été 2007, dans l’opacité la plus totale, des discussions et un travail revanchards rondement menés par des représentants accrédités des gouvernements, loin du regard des citoyens, avec la complicité d’économistes et de juristes experts, pour présenter un nouveau Traité modificatif, qu’ils veulent à tout prix voir ratifié.
Lundi 21 janvier au soir, à Paris, à la mairie du 13ième arrondissement, a eu lieu dans le cadre du FSM décentralisé et des Grenelles alternatifs et citoyens une soirée sur l’agriculture et l’alimentation, qui a réuni Attac, la Confédération Paysanne, le CCFD, le CRID, les Amis de la Terre, Greenpeace, Action consommation et le collectif anti-OGM. Plus de 500 personnes sont venues…un très bon signe pour toute cette semaine du FSM décentralisé ! Jean Ziegler n’a pas pu venir et s’est excusé, mais il a communiqué un texte sans concession, sans complaisance.
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du communiqué que j'adresse
ce jour à l'AFP pour prendre la défense des habitants de Neufchâteau et
de leur maire.
C'est fait ! La France s'est enfin résolue à activer la clause européenne de sauvegarde contre le maïs transgénique Mon 810 (1). Pourtant, si cet acte politique légitime est d'une portée non négligeable, il convient de le prendre pour ce qu'il est : un premier pas sur une route parsemée de chausse-trappes et de chicanes révélant le poids des enjeux en cause.
Extrait du chapître II (p101-107) du dernier livre en date de Susan George - ¬´ La pensée enchaînée : Comment les droites laïque et religieuse se sont emparées de l'Amérique ¬ª publié le 10 octobre 2007 par les éditions Fayard (traduction de l'anglais américain d'André Cabannes), La politique comme prolongement de la guerre par d'autres moyens : le Project for a New American Century est une partie de ce livre qui permet de rencontrer des personnages désormais connus et d'autres encore méconnus mais qui ne sont pas moins acteurs dans l'élaboration, le soutien et la mise en oeuvre des politiques trop souvent attribuées au seul George W. Bush. On verra ici, par un exemple pris parmi d'autres que l'on pourra découvrir tout au long d'un ouvrage richement documenté, les tenants et les aboutissants d'un événement majeur pour le XXIème siècle qu'est le 11 septembre 2001.
Nicolas Sarkozy vient de confier à Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, la présidence d'un groupe d'experts ¬´ de haut niveau ¬ª dont la mission est de ¬´ changer notre instrument de mesure de la croissance ¬ª. La plupart des commentateurs ont interprété à juste titre cette décision surprenante comme un rideau de fumée destiné à masquer l'échec évident d'un Président qui voulait aller ¬´ chercher la croissance avec les dents ¬ª, qui avait mis en place la commission Attali à cet effet, et qui réalise qu'il ne parviendra pas à tenir ses objectifs. Il espère, en changeant de thermomètre, calmer la fièvre et faire oublier sa déconvenue.
Libéraux de droite comme de gauche, UMP, Modem et direction du PS, relayés par la presse patronale (Le Monde, Libé, Le Figaro, ‚Ķ.), diffusent, comme en 2005, une série de mensonges à propos du traité modificatif européen (Traité de Lisbonne) qu'ils veulent voir ratifié à tout prix.
L’héritage nucléaire laissé derrière elle par la France à ses îles des antipodes
est ainsi fait que l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
(IRSN) se sent encore obligé, 26 ans après l’arrêt des essais nucléaires aériens qui ont duré pendant 8 longues années (de 1966 à 1974), de nous informer de la “Baisse régulière du taux de radioactivité en Polynésie française”.
Nous sommes à un mois jour pour jour de la réunion du Congrès à Versailles, date à laquelle il sera demandé aux parlementaires, députés et sénateurs tous réunis, de modifier la constitution afin d’autoriser par la suite le vote d’une loi ratifiant le TCE version 2007 ou si l’on préfère, le Traité de Lisbonne. Il y a de bonnes raisons de penser que la modification de la constitution vaudra pour ratification du traité. Il serait en effet très surprenant que les mêmes parlementaires se contredisent d’autant que les deux chambres sont majoritairement de la même famille politique que le président qui leur soumet la procédure.
Cette situation, ce retournement de situation complet même, comparée à celle du 29 mai 2005 au soir qui, tout le monde s’en rappelle, avait opposé un NON catégorique au TCE 2005 porté, en France par une majorité de 54% et une forte participation mais aussi au Pays-Bas, se révèle en contradiction parfaite d’avec le fameux « coup d’arrêt » que de nombreux responsables politiques, syndicaux et associatifs avaient porté après une victoire jugées alors comme historique. L’évidence c’est qu’il n’en est rien….
Les événements médiatiques du 18 octobre ont captivé l'attention du
public, qui a semblé porter peu d'intérêt à l'accord intervenu à
Lisbonne, au sein du Conseil européen, en vue de l'adoption d'un
nouveau traité institutionnel. Pourtant beaucoup de Français, perturbés
par le rejet du malheureux référendum de 2005, aimeraient comprendre en
quoi le traité de Lisbonne diffère du projet de traité constitutionnel.
( LE MONDE | 26.10.07 | 14h28 ‚Ä¢ Mis à jour le 06.11.07 | 11h33 )
Qu’on l’ait appelé “mini-traité” puis “traité simplifié” (TSE) ou qu’on l’appelle maintenant “traité modificatif”
(TME) - cette dernière appellation étant plus proche de la réalité - le Traité de Lisbonne est un nouveau TCE (Traité Constitutionnel Européen en 2005) qu’il conviendrait de rebaptiser Traité Compliqué Européen dans sa version 2007.
Rappelons dès maintenant que le 4 février prochain
(2008), les sénateurs et les députés vont se réunir en Congrès à Versailles afin de procéder à la modification ou pas de la constitution Française, modification indispensable pour que le Traité de Lisbonne soit par la suite ratifié, dans la foulée, à la simple majorité du sénat et de l’assemblée nationale. Autant dire que dès les tout premiers jours de février, soit dans 34 jours exactement nous serons avisés, bien avant le vote de la loi ratifiant le traité par un parlement tout acquis au gouvernement en charge des responsabilités.
Explications.
¬´L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'indicible espoir.¬ª (Jean Jaurès)
Les Chefs d'Etat et de gouvernement, les responsables politiques du libéralisme de gauche comme du libéralisme de droite ont refusé d'entendre les arguments de ceux qui veulent une Europe des citoyennes et des citoyens et non une Europe des banquiers et des hommes l'affaires, de ceux qui n'acceptent les transferts de souveraineté que pourvu qu'ils s'accompagnent de transfert de mécanismes démocratiques de contrôle, de transparence et de reddition des comptes, de ceux qui veulent une Europe conforme aux valeurs dont elle est historiquement porteuse.
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l'Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.
En 2005, une commission de cinq ¬´rédacteurs¬ª avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la
grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l'avait empêché. Au forcing, l'UMP a glissé dans la loi ¬´sur le développement de l'actionnariat salari鬪, publiée le 30 décembre 2006, un ¬´cavalier parlementaire¬ª, l'article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu'ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : ¬´Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !¬ª
Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l'ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l'opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.
Extrait : ¬´... la tendance actuelle est nettement à court-circuiter les
instances, organisations, institutions intermédiaires entre le pouvoir
présidentiel et la société, dans sa diversité, et à accorder un rôle
décisif aux médias ‚Äì ce qui implique aussi d'exercer sur eux sinon un
contrôle direct, du moins un mélange de pressions et d'invitations à
suivre heure par heure les activités du Président....
Je suis en grève aujourd'hui et je l'assume. Oui, j'assume de devoir
vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j'assume de
vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.
On m'accuse de vous prendre en otage. Mais vous ai-je enfermés, vous
ai-je attachés ? Non, je vous laisse libres. Libres au milieu des
contraintes que vous acceptez tous les jours sans vous en plaindre.
J'assume pleinement de vous laisser voir vos chaînes, parce que ces
chaînes sont aussi les miennes. Parce que moi aussi, je dois faire
garder mes gamins quand je commence au petit matin, moi aussi, quand je
rentre le soir, j'ouvre ma boite à factures qui naguère s'appelait
boite aux lettres, moi aussi je m'affale parfois dans le canapé pour
manger docilement la soupe de la télé, car moi aussi, je vis dans cette
société. Oui, je l'assume.
Dans quelques jours (le 14/11) s'annonce une grève à la SNCF pour la
sauvegarde de notre régime spécial. Il a été dit n'importe quoi à ce
sujet, et j'ai décidé, à titre purement personnel, d'informer mes amis
et connaissances sur la réalité de nos "privilèges".
Des bergères et bergers opposés à la mécanisation de la vie
Pourquoi nous refusons le marquage électronique des brebis et nous nous débattons dans le monde qui le produit :
Au
1er janvier 2008, l'ensemble du cheptel ovin et caprin de la Communauté
européenne doit être identifié avec des puces électroniques pour
répondre aux exigences industrielles de ¬´ sécurité alimentaire ¬ª
(règlement CE n¬∞ 21/2004 du conseil du 17 décembre 2003). Ces mouchards
arrivent à une époque où la machine industrielle s'emballe au rythme
des crises sanitaires (grippe aviaire, vache folle, fièvre
aphteuse...). Le dernier moyen de maintenir l'illusion d'une maîtrise
est de considérer les éleveurs comme des risques industriels
potentiels. Il faut donc assurer leur flicage. [...] Cette nouvelle
mesure de traçabilité [...] nous pousse un peu plus loin dans un monde
où l'on commence à se sentir de trop.
Contact : groupe nord ouest : bergerouest@no-log.org ; groupe sud-ouest
: Bergères et bergers languedociens, rue du Port, 81500 Lavaur ; groupe
sud-est : Léon Nampepusse, ancienne école, 84400 Sivergues.
La France serait une nation ¬´grévicultrice¬ª : le pays du ¬´droit de paralyser¬ª (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la ¬´guerre sociale aux compromis¬ª (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d'une ¬´forme d'infirmité que ne partagent pas nos voisins européens¬ª (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car ¬´nul autre pays occidental ne se comporte ainsi¬ª (l'Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n'est donc pas sans intérêt.
(*) François Doutriaux est enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.
Que nous apprend le Grenelle sur l'état de l'écologie politique en France ?
Prometteur, mais réalisé dans la précipitation,
le Grenelle laisse en suspens la question des inégalités écologiques et
celle des moyens pour mettre en oeuvre un développement durable.
Écolo-technophiIe, ingénieure et élue Verte au conseil régional d'Île-de-France, je ne peux que me réjouir de la tenue du Grenelle de l'environnement. Enfin, les énergies renouvelables et le potentiel d'emplois liés au développement soutenable font la une de La Tribune. Force est de constater que ce Grenelle apporte une légitime reconnaissance à des associations qui travaillent sur les questions environnementales depuis des années. Leur action mérite d'étre saluée, et leurs revendications entendues.
Mais qu'en sera-t-il réellement ? Surtout, comment sera posée la question cruciale de la protecrion de l'environnement sous l'angle du modèle de développement ? Saurons-nous réellement questionner nos modes de production et de consommation? Aurons-nous l'audace de proposer les innovations environnementales et sociales qui, en bousculant les codes,
sont seules à même de révolutionner notre rapport trop souvent ¬´ prédateur ¬ª au monde ?
(*) Francine Bavay, Vice-Présidente du conseil régional d'Île-de-France
J'adresse mon plus cordial salut aux participant(e)s à cette réunion à
laquelle j'aurais aimé assister. Au moment où vous ouvrirez vos
travaux, la journée à Phnom Penh aura cinq heures de plus. De mon
bureau à la présidence du Conseil des Ministres du Cambodge, je serai
de tout cœur avec vous.
L'initiative de cette réunion s'inscrit
dans une démarche indispensable. En effet, l'inclination générale est
au consensus mou, à l'acquiescement, à la soumission. Comme rarement
jusqu'ici, le discours sur la servitude volontaire d'Etienne de la
Boétie conserve toute sa pertinence, même si les formes de
l'asservissement comme celles de la servitude ont changé.
De nos jours la sécheresse et la famine poussent davantage de migrants sur les routes que la guerre et la misère. Dans cinquante ans, à cause du réchauffement climatique, un milliard de personnes quitteront leurs pays. Que pouvons-nous faire pour empêcher ou anticiper ce bouleversement ?
C'est ainsi que l'européen Barroso, l'américain Al Gore et le français Sarkozy ont tous trois conclu le 25 octobre au château de l'Elysée la première étape du Grenelle de l'Environnement.
On décrit Monsieur Sarkozy comme très attaché à imprimer sa marque sur
tout. S'il en est ainsi, comment l'environnement aurait-il pu échapper
à pareille obsession ? L'intéressé n'a pas pu, en effet, ne pas
remarquer combien ce dossier était alarmant et combien il était au
centre de tous les débats, nationaux, européens et mondiaux. On sait que pendant près de trois millénaires de nombreux
mathématiciens ont tenté de résoudre la quadrature du siècle. Ou,
comment tracer un carré de même surface qu'un cercle.? Il aura,
semble-t-il, fallu attendre la fin du 19ème siècle pour savoir que
c'était impossible. Monsieur Sarkozy entend-il relever le défi ?
« Nicolas Sarkozy parle de « révolution verte ». Le patronat français, Medef et CGPME, se déclare grandement satisfait. Les syndicats par la voix de François Chérèque saluent un processus positif. Corine Lepage (Modem et Cap 21) est aux anges. Le parti socialiste applaudit les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. L’Union européenne se dit comblée par la voix de son Président…. »
A l'heure où de trop rares citoyens quelque peu éclairés des choses de leur temps osent encore développer une réflexion critique contre les fausses évidences de la pensée magique du néo conservatisme et sont alors accusés de tomber dans l'intellectualisme gauchiste, la question de savoir où sont passés les intellectuels est probablement une question déplacée. Dans une époque où l'un des lieux communs les mieux ancrés tient dans l'idée que l'on peut désormais se passer sans dommage aucun de penseurs iconoclastes, on se demande bien quelle espèce d'intérêt pourrait susciter cette interrogation insignifiante. Ne craignant pas le ridicule nous affronterons la petitesse et l'incongruité de la question.
Le plus grand scandale de ce début de siècle
éclate parmi les plus proches soutiens de Sarkozy, au coeur du patronat
600 millions d’euro capitalisés en « caisse noire » du patronat.
Laurence Parisot : « beaucoup savaient inconsciemment ». (sic) C’est un concept magnifique que le savoir inconscient collectif. Mais les statuts du Medef (cf. page 20) lui imposaient, lui imposent de tout savoir ! La loi Waldeck-Rousseau de 1884 ne permet en aucun cas le système de collecte de fonds secrets de l’UIMM et du MEDEF. Le Medef n’est juridiquement pas un syndicat, il l’écrit sur son site. La loi Waldeck-Rousseau ne reconnaissait pas les syndicats dans l’entreprise, encore moins que les entreprises cotisent, secrètement pour eux. DGS est contre le paiement des jours de grève mais verse 170 millions d’euro a des entreprises après des conflits… DGS est « moderne » contre un code du travail « archaïque », il veut absolument sortir du système social de 1945, mais ne sortait pas de son système de «caisse noire» depuis 1901. Il versait des compléments de rémunération sans payer les cotisations sociales. Gautier-Sauvagnac et Laurence Parisot en préventive ?
Pour Paul Ariès, la seule alternative dans une société qui a sombré
dans la démesure est d’en finir avec le mythe de la croissance et de
faire de la décroissance une politique au service des dominés. | Version audio par Netoyens.info
Un diaporama dont le nom de fichier est ¬´sncf greve la verite.pps¬ª commence à circuler sur internet. Un contre-argumentaire réalisé à partir de l'original et un historique des sondages méritent notre attention. Trouvez les ci-après.
[Sophie Divry est journaliste au mensuel La Décroissance]
Qu'est ce qu'un éco-tartuffe ?
C'est quelqu'un qui fait le contraire de ce qu'il dit. Il est un hyper-riche qui après avoir participé, par exemple, au Paris-Dakar pendant dix ans (Yann Artus-Bertrand, Albert de Monaco) s'emploie désormais à faire la morale au bon peuple et à lui donner des leçons d'écologie.
Par exemple, Florent Pagny évadé fiscal comme Charles Aznavour. Ils polluent davantage en une année que 10 RMIstes durant toutes leurs vies. Ils passent leur temps en avion, possèdent plusieurs maisons, de nombreux véhicules. Mais Charles Aznavour, Florent Pagny, le chanteur Antoine, Yannick Noah et beaucoup d'autres, se targuent d'écologie.
À l’heure où le sarkozisme nous prépare tout un panel de lois consuméristes (1) avec pour objectif d’activer jusqu’aux plus petites niches de l’économie en vue de ” fabriquer de la croissance ” à tout prix notamment en autorisant l’ouverture des magasins le dimanche qui ne le sont pas encore, le prix Nobel de la Paix vient d’être accordé au GIEC et à Al Gore.
Le Nobel de la Paix au GIEC, passe encore. Cela montre au moins combien les enjeux sont grands au point de menacer la paix même dans les démocraties principalement occidentales et à la tête desquelles on trouve les États-Unis mais aussi L’Europe. Du même coup elles se voient engagées, si elles ne font rien de sérieux, dans un processus de déstabilisation qui peut les conduire droit à la guerre.
[Ce texte d’André Gorz a été distribué le 16 septembre 2007 à l’université d’UTOPIA.]
La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système mort-vivant qui se survit en masquant par des subterfuges la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.
Mise à jour du billet : 13/12/07 Revue de presse de Cécile Kervasdoue : La fin de la mondialisation ? | France Culture (Les Matins) | |N!| Netoyens !
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Lors d’une interview effectuée à l’occasion d’un forum organisé en septembre dernier par le journal Libération où elle faisait face à Jean Daniel, Fadela Amara déclarait que Nicolas Sarkozy ne lui avait ni demandé de changer ni d’adhérer à l’UMP. Soit. Mais étant donné l’état d’indifférenciation des positions du personnel politique du PS à l’UMP, on est en droit de se demander si ce type de justification a encore quelque valeur.
Pour en douter ou plutôt pour comprendre justement le contraire, il suffisait de lire le n°2200 du vénérable Nouvel Observateur de janvier 2007, où l’on annonçait dans les très célèbres pages de potins de l’hebdo “Le sacre d’Amara”. C’est en effet à la rubrique “En hausse”, coté droit en tout cas du “Téléphone rouge” (page 35) que l’on pouvait lire la brève suivante :
“C’est une forme de consécration : pour la première fois Fadela Amara, présidente de l’association Ni putes ni soumises, a été invitée, au mois de décembre [2006], au dîner mensuel du Siècle, ce club très fermé qui rassemble tout ceux qui comptent dans le monde de l’entreprise, de la haute administration, des médias et de la politique.”
Voilà qui peut éclairer sur les méthodes de recrutement de notre président de la république en général et de la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville en particulier.
Je suis journaliste (à Terre Sauvage et à La Croix), après avoir travaillé pour Politis, Géo, Le Canard Enchaîné, Télérama. Je suis le co-auteur, avec François Veillerette, du livre ‚Äú Pesticides, révélations sur un scandale français ‚Äù (Fayard, 2007). Si je me permets aujourd'hui de vous adresser ce message, c'est qu'il y a urgence, une urgence absolue.
Dans un communiqué datant de jeudi 23 août, la FDSEA et la JA du 82 (Tarn et Garonne) emploient mine de rien les grands moyens en qualifiant José Bové de “grand gourou” et les fauchages d‘“actions terroristes”. Une fois l’analyse effectuée, on voit que tout est fait aujourd’hui pour convaincre l’opinion que l’altermondialisme est assimilable au terrorisme.
L'article de Jean Bricmont paru dans le Monde
Diplomatique d'août 2007, ¬´An 01
de la gauche, on arrête tout, on réfléchit¬ª (texte
integral) a peut-être occulté l'autre article, celui de Denis Duclos, paru dans le même journal associés pages 6 et 7 sous un titre commun : Face à l'hégémonie intellectuelle de la droite. Cet article de Denis Duclos
(*) mérite toute notre attention.
L'administration américaine, qui fonde sa vision du monde sur le ¬´choc des civilisations¬ª, s'en sert aussi comme d'un carcan pour tenir ses alliés. Qu'il s'agisse de la relance du non-alignement au Sud ou des défis planétaires liés à l'environnement, l'épouvantail du terrorisme empêche la gauche de saisir des possibilités de sursaut inédites.
L’extraordinaire audience rencontrée par les promoteurs d’un « non de gauche au TCE » pendant la campagne référendaire, le triomphe du « non » ont fait naître une immense espérance : donner à cette victoire une traduction politique, être au rendez-vous que l’Histoire nous donnait après une défaite majeure des libéraux de droite ET de gauche.
Maintenant que de cette espérance il ne reste plus que des cendres, il faut en tirer les conséquences.
Actualisé le 8 Mai 2007 à 11:55
POLITIQUE. JOSÉ BOVÉ EST DE RETOUR SUR SES TERRES APRÈS LA CAMPAGNE MAIS SON AGENDA RESTE CHARGÉ.
« Je n’attends pas de grâce présidentielle »
Après le premier tour de l’élection présidentielle qui l’a crédité de 1,3 % des voix au plan national et 2,89 % en Aveyron, le candidat altermondialiste aveyronnais, José Bové, avait gardé le silence, choisissant de « se reposer ». Contacté hier, il a répondu à nos questions.
Votre réaction à l’élection de Nicolas Sarkozy ?
Par-delà les tentatives
de conditionnement médiatique,
par-delà le culte du sondage, qui fait de chaque vote une marchandise et de
l'électeur un client,
je me réjouis de la possibilité de communiquer directement entre citoyens, via
internet,
et n'hésite donc pas à faire savoir‚Ķ
Un autre monde est possible. Un autre monde est en marche !
Toute la gauche était divisée. Toute ? Non !!!
En 2005, nous avons rejeté la constitution Giscard. Pour prolonger cette victoire dans les urnes, des comités locaux ont réunis des militants de tous les partis de la vraie gauche : c'était l'Alternative Unitaire. Ils voulaient élaborer un programme de gouvernement, et choisir un(e) candidat(e) commun(e) pour l'élection présidentielle. Des militants du PCF, de la LCR, des Verts, des syndicalistes, des associations, et beaucoup de citoyen-ne-s non encartés ont travaillés pendant des mois ensemble. C'était du jamais vu, un rassemblement de personnes aussi diverses ! Mais la direction de la LCR a renoncé à rechercher cette unité mi 2006, et le PCF a lancé à l'automne 2006 une "OPA hostile" sur ce projet, en cherchant à imposer à tout prix son choix : la secrétaire du parti (Marie-Georges Buffet). L'instance nationale de l'Alternative Unitaire (le CIUN) se comportait de plus en plus en "politburo" plutôt qu'en instance d'animation et de coordination : des comptes-rendus de réunions furent "expurgés" ; la "votation citoyenne" proposée par José Bové fut rejetée ; le site web "alternativeagauche2007.org", hébergé par une société contrôlée par le PCF, fut soumis à la censure, puis détruit ... Ces gens-là avait enterré avec condescendance la candidature de José Bové. Ils disaient : "José ? C'est un électron libre ! Il est incontrôlable ..."
... que nous dédions à Layla, Sonja et Christian ainsi qu'à nos soeurs et frères Electrons libres qui ont su nous donner cet espoir immense d'une candidature collective et fraternelle si précieuse pour un vivre bien pour tous avec UNE ambition, que ce soit possible à partir de Dimanche 22 avril 2007, demain.
Une spéciale dédicace à Civitas qui par son inventivité nous a apporté tant de lumière... jusque dans les imprimeries et surtout sur ces panneaux d'affichage.
Aux amis communistes et ligueurs que nous voulons retrouver demain dans un rassemblement renouvelé et que nous avons voulu respecter durant ce premier tour de campagne sans attendre la réciproque qui n'a d'ailleurs pas toujours été au rendez-vous, nous leur disons ici que le cachet du web fera foi ! Respecteront-ils les règles jusqu'à dimanche 22 avril ?
Pour autant, on n'arrive pas à situer l'ampleur du phénomène donc de savoir lequel des votes - le vote altermondialiste mis en concurrence avec un Olivier Besancenot très théâtral et celui pour la dame Fleur de Lys - sera utile et lequel vote sera futile pour battre les droites molle, dure et très dure. A bien y réfléchir, si l'objectif est de battre les droites dont on ne veut plus après 5 années déplorables et de tous les dangers pour la démocratie, pour les gens de peu et pour la planète; si, la peur au ventre, on n'est pas trop regardant sur la question de l'alternance et de l'alternative alors il est important de connaître le réel potentiel électoral de ces candidats. Bensancenot et la Dame Blanche, on le sait. Ils sont tous les deux marqués par 2002 ! Comment le savoir pour un candidat sans parti et sans précédent électoral comme c'est le cas de José Bové excepté le fait qu'il a gagné tous ces combats, le dernier étant celui du Référendum sur le TCE. Le vote utile peut aussi bien être un vote de coeur, un vote de conviction aussi et il est d'autant plus pertinent si on savait le situer autour de 12%. Or on le voit bien, les sondagiers qui oeuvrent depuis le début pour les feuilletons médiatiques, ne semblent pas accorder beaucoup de crédit à ce candidat ALTER et volontaire c'est à dire d'abord et avant tout alter-système-dominant. Et puis, comme en 2002, aucun débat qui aurait pu nous aider à évaluer la pertinence des propositions et les chances de produire un élan. Le CSA de ce matin, a priori le dernier avant la clôture de la campagne du premier tour, redore le blason de José Bové, maintient haut Bensancenot et pousse Ségolène Royal au second tour. Tout va bien donc ! et même très bien en fixant un 50/50 entre Sarko et Ségo au deuxième tour, de quoi faire couler de l'encre en créant d'ores et déjà le suspens pour l'entre deux tours. On est donc bien tenté d'oser le vote alternatif. Marre, vraiment marre de l'alternance. Si Ségo est à l'abris pourquoi ne pas prendre ce risque ? On devrait dès maintenant retrouver l'audace du vote différent, d'un vote pour l'avenir, un vote de renouveau, un vote qui puisse apporter un peu de joie dans une ambiance tellement, démeusuremment, appauvrie, apeurée, avachie dans ce brouillard et cette pollution médiatico-sondagière !.
Les tentations de bourrage sont légion, les réalisations aussi. La dernière en date la plus connue fut celle de 2006 lors du premier scrutin pour l’élection du CA d’ ATTAC dont l’honneur a été ensuite lavé par une reprise en main militante et l’organisation d’un nouveau scrutin : on attend toujours que la justice trouve un juge pour instruire la plainte déposée par la nouvelle direction.
On se souvient aussi cette tricherie immonde et du suspens d’une indignité sans nom qui suivit. En évinçant du corps électoral des minorités a priori hostiles et en recourant à l’usage des machines à voter, le clan Bush a permis l’élection du petit dernier, UU. Bush. Depuis les états-uniens seraient en voie de renoncer, comme les irlandais, à cette solution bien anti-démocratique et ces derniers ont même envisagé leur recyclage. Eclairés par ses expériences et ces mésaventures, bien des questions se posent à la veille d’une série sans précédent de scrutins. 2007 : présidentielles et législatives; 2008 : cantonales et municipales. Occasion pour nous d’ouvrir un dossier informatique… à débuguer.
¬´ C'est parce que je suis un candidat différent que j'ai subi le déni de démocratie de l'UMP et du PS dans cette course aux parrainages.
C'est parce que je veux être le porte voix des invisibles que l'on ne voulait pas me voir dans cette campagne.
C'est parce que je veux écouter et voir s'exprimer ceux que l'on ne veut plus entendre depuis des années que l'on ne voulait pas que je puisse m'exprimer dans cette campagne !...
APPEL CONTRE LA CENSURE DES CITOYENS (PAR LES PRINCIPALES ORGANISATIONS POLITIQUES)
¬´ Les partis ne devraient pas directement prendre part aux élections ni servir de béquille à leurs représentants. Bref, ils ne devraient pas participer directement au pouvoir car c'est là que démarre la bureaucratisation, la corruption et l'antidémocratie. ¬ª Vaclav HAVEL ("Interrogatoire à distance", 1986)
La candidature collective de José Bové dérange. Elle dérange au point d'être en voie d'exclusion du débat démocratique par les directions des grands appareils politiques.
¬´Je ne me désisterais pas pour pour Ségolène ROYAL. Dans les jours avenir, il faudra s'attendre à ce genre de mensonge pour destabiliser ma crédibilité et la confiance que l'on m'accorde¬ª. | ZaleaTV
Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.
Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l'insécurité sociale. Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique .
Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d'être candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche. J'ai décidé d'accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d'union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.
Je ne suis pas le candidat d'un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.
J'appelle aujourd'hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.
23 janvier 2007 | la première affiche de campagne >> Netoyens (.pdf)
22 janvier 2007 |La candidature de José Bové aux Présidentielles >> Zalea TV avec :
Philippe STIERLIN, PCF Unitaire
Hendrik DAVI, LCR Unitaire
Franck MÉRAT, Collectif Unitaire Paris Centre
Jérome DESQUILBET, Alter Ekolo (Les Verts)
Isabelle BARTHÉLÉMY, Collectif Unitaire de Pignan (34)
Raoul MARC JENNAR, altermondialiste
Jean-Marc JACQUOT, www.unisavecbove.org et Collectif Unitaire Paris 18
Yves SALESSE, Fondation Copernic
21 janvier 2007 | José Bové en route "tranquillement" vers la présidentielle >> AFP par Yahoo
11 janvier 2007 | Jean-Marc Jacquot (CGT, ex. PCF) fait le point sur la pétition et la candidature de José Bové... chaque jour un peu plus probable >> Zalea TV
08 janvier 2007 | José Bové au Grand journal de Canal + >> Canal +
Dans de nombreux collectifs qui se sont réunis ces jours-ci, on a pu observer les mêmes attitudes d'ajustement des comportements : toujours plus de fermeture pour les uns, un désir de réjouissance renouvelé pour d'autres et un peu plus d'indécision pour les déchirés.
Marie-George Buffet : “Avec le projet de Royal, la gauche ne pourra pas réussir, et je ne serai pas d’un tel gouvernement” (vidéo marianne2007.info)
Après l’échec de la candidature antilibérale, Marie-George Buffet est aujourd’hui en campagne. A moins de quatre mois du premier tour, il était temps. Pour elle, “il faut un gouvernement de gauche qui porte une politique radicale”. [Marianne 2007]
¬´Un autre monde est possible¬ª est un film militant réalisé par une artiste du Rap, Keny Arkana (interviewée sur Nuesblog). Formidable d'énergie, il nous transporte à travers le monde des effets de la mondialisation néolibérale et part à la rencontre de citoyens et militants de toutes origines sur tous les continents. Durée de 60 minutes. Un des meilleurs films documentaires jamais réalisés sur l'altermondialisme.
Il y a de la veine pour la crapule, disait-on autrefois. Augusto Pinochet a fini par débarrasser le plancher des vaches au grand désarroi de Margaret Thatcher et en épargnant à Milton Friedman, mort trois semaines avant lui, l'épreuve douloureuse de la triste nouvelle. Oui, il est des hommes et des femmes qui pleurent la disparition du sanguinaire dictateur au nom de ce qu'il a apporté au Chili d'abord, à la ¬´science économique¬ª libérale ensuite. Les trois larrons susnommés s'y sont entendus pour participer activement à l'édification du monde chaotique qu'ils abandonnent impudemment l'un après l'autre. On ne jugera jamais Pinochet pour ses crimes immondes.
Par Geneviève Azam, Conseil Scientifique d'Attac
La globalisation néo-libérale a trouvé sa justification dans le principe simple : il n'y a pas d'alternative (TINA). Après des années de recherches et publications restées relativement confidentielles, des années de construction de réseaux, fondations et autres think tank, après les premières applications concrètes dans le Chili de Pinochet, c'est l'effondrement des pays du bloc dit ¬´ socialiste ¬ª qui a permis l'affirmation au grand jour de ce principe et la tentative de sa généralisation.
La cage est plutôt exiguë. Ils sont cinq entassés là-dedans, tous ramassés ce soir dans divers quartiers de Nantes. Leur tort commun est d'avoir laissé passer l'heure du couvre-feu en cette soirée de Noël. À vingt-trois heures, chacun aurait du être dans son lieu de résidence officiellement connu de la police. Les hommes de garde leur ont confisqué papiers, ceinture, lacets et téléphone cellulaire. Ils seront interrogés demain matin leur a-t-on dit froidement. Pierre, oubliant ses multiples contusions, jette des regards amicaux à ses quatre compagnons occasionnels. Il fulmine intérieurement contre sa négligence. Il n'a pas eu le droit de prévenir sa compagne. L'un après l'autre ils s'assoupissent dans la moiteur nauséeuse du commissariat central.
Le 12 septembre dernier, nous apprenions que des associations citoyennes (1) avaient obtenu qu’un rapport de l’IGE (2) et de l’IGAS (3) soit rendu public. Ce rapport mettait en lumière comment des études engageant la santé publique avaient été biaisées par le travail d’experts ayant un lien direct ou indirect avéré avec les opérateurs de téléphonie mobile.
Signalons aussi l’existence de L’AFOM (4), une association qui attire beaucoup l’attention avec des outils de communication s’affichant de plus en plus un peu partout dans les lieux publics (mairies, maisons de quartier, etc.). Cette association créée par les entreprises de téléphonie mobile n’est pas sans évoquer celles qui pendant longtemps nous a expliqué combien l’amiante était sans danger. Et puis la Fondation Radiofréquence et Santé, bien étrange structure, dont le Conseil d’Administration est habité par un Collège des fondateurs et un Conseil Scientifique qui méritent qu’on leur prête une attention toute particulière.
Monsieur et Madame Sadila et tous les citoyens qui les soutiennent vous invitent à assister au Parrainage Républicain de leurs filles, Priscilla et Divina, le vendredi 20 Octobre 2006 à la Mairie de St Martin du Tertre à 18h30. Cette cérémonie sera suivie d'un pot de la Fraternité (Salle communale en face de la Mairie), chacun apportant ce qu'il veut pour le partager.
Nous les prenons sous notre protection, rejoignez nous !
On se souvient avec une certaine confusion de la drôle de guerre qui prépara la guerre véritable. Cet ¬´entre-deux¬ª qui suivit la paix mal appréciée et précéda la prévisible déflagration, nous sommes désormais en train de le revivre avec tout autant d'insouciance qu'à l'époque de la piteuse rencontre de Munich. C'est ce malaise-là que l'on ressent en premier lieu au sortir de la projection du film d'Albert Gore. ¬´Une vérité qui dérange¬ª, certes oui, mais qui dérange tellement qu'elle pourrait rester lettre morte jusqu'au point d'irréversibilité. Nous avons dix ans pour éviter la catastrophe climatique, pour balayer les Daladier et les Chamberlain. Une tâche incommensurable qui dépasse tout ce que l'Homme a eu à connaître jusqu'ici.
Face à l'impérieuse nécessité de réduire l'impact des activités humaines sur les écosystèmes dont l'intégrité est indispensable à la vie, l'École a un rôle incontestable à jouer dans la concrétisation en réflexions approfondies ‚Äì voire en actes tangibles - des déclarations officielles. En 2004, une circulaire du Ministère de l'Éducation Nationale encourageait les professeurs à sensibiliser leurs élèves au nouveau crédo que représente le concept de développement durable. Au-delà de cette recommandation venue d'en-haut et aux contours relativement flous, il semble utile de se demander comment les programmes et les manuels d'une part, les professeurs d'autre part, abordent ‚Äì au lycée par exemple - l'un des aspects les plus concrets dudit développement durable : la consommation responsable.
Le dogme du libre-échange généralisé et la construction d'un marché
mondial, le capitalisme financiarisé et les technologies de
l'information, l'obsession de la vitesse et de la gestion en temps
réel, ont modifié le sens et le rôle des territoires. En effet, les
politiques néo-libérales sont fondées sur la tentative
d'affranchissement des activités économiques vis-à-vis des contraintes
sociales, politiques ou écologiques. Le territoire, sous la forme des
États ou des collectivités locales, lieu traditionnel d'exercice du
pouvoir politique et de la démocratie, est considéré comme un
archaïsme, une rigidité, un obstacle à l'u-topie du grand Marché,
utopie au sens de non-lieu (a-topie), d'absence de lieu de pouvoir
identifié.
MERCREDI 27 SEPTEMBRE à 14H00
Rejoignez nous devant la préfecture du Val d'Oise pour demander la régularisation des élèves et de leurs familles.
Départs collectifs dans les collectifs locaux d'Argenteuil et de Sarcelles à 13h
Des engagements de parrainage seront pris sur place entre les élus présents et les familles sans-papiers. Une demande d'audience à été déposée en préfecture.
Que tous ceux qui connaissent un élève menacé d'expulsion viennent avec un ¬´ écriteau ¬ª portant le prénom de cet enfant.
¬´ Oyez, braves gens, l'Histoire déjà mouvementée du jeune Émile ¬ª, aurait lancé jadis à la cantonade le chanteur de complaintes. À l'ère de la Starac et du JT de 20 heures il n'est plus guère de chanteurs de rue. Le peuple s'informe bien autrement du sort funeste des déshérités et de la veulerie coupable des nantis. On y perd en poésie ce que l'on y gagne en efficacité de la couverture mass-médiatique. Mais voici sans plus attendre la tragique aventure de notre Émile.
La récente loi sur l’eau marque le refus de s’attaquer sérieusement au problème de la gestion de cette ressource. Le principe «pollueur-payeur» n’y est pas inscrit, pas plus que la volonté de faire payer l’utilisateur à son juste prélèvement sur la ressource. Les particuliers financent 85% du coût des installations nécessaires à l’approvisionnement en eau alors qu’ils n’utilisent que 10% de la ressource. Les agriculteurs ne participent à ce financement que pour… 1% tandis qu’ils «pompent» 70% de cette même ressource.
On en compte déjà plusieurs milliards sur Terre. Leur nombre va être centuplé au cours des dix prochaines années. Elles s’insinuent partout, en des endroits tantôt inattendus, tantôt insolites. Leur présence jalonne notre existence. Pourtant, elles nous sont invisibles. Ce sont les puces RFID. Cet acronyme anglo-saxon (Radio Frequency IDentification) révèle mal le degré élevé d’intelligence de ces puces bientôt omni présentes dans notre quotidien. N’attendons pas qu’elles nous démangent pour gratter sous l’optimisme béat des thuriféraires de la technique omnipotente.
Vous allez devoir vous prononcer sur le projet de loi OGM à la rentrée 2006. Le Sénat l'a déjà approuvé en première lecture le 23 mars. Votre vote personnel a une importance majeure. Où en est-on ? Résumons.
D’autres émissions sur le sujet de l’incinération des déchets et des alternatives (tri sélectif, recyclage, compostage, méthanisation, etc)
Le monde va mal. De terribles périls le menacent : crise énergétique globale, réchauffement climatique, épuisement dramatique de la ressource en eau, développement de maladies d’origine environnementale, menaces terroristes éparses et insaisissables, etc. Pourtant, cette litanie catastrophique ne deviendra jamais apocalypse. Les nanotechnologies sauveront - à en croire les adeptes de la techno-science - l’humanité, effaceront tous ses maux. La France est désormais, avec son Minatec inauguré à Grenoble, dans la course vers cette science totale au service d’un monde nouveau.
Découvrez l'étude ¬´ Un courant alternatif pour le Grand Ouest ¬ª.
L'année 2006 est une période importante de choix pour la France en matière de politique énergétique. La construction d'un prototype de réacteur nucléaire "EPR" à Flamanville, en Normandie a été décidée, et devrait débuter en 2007.
On le sait, chacun d’entre-nous produit une grande quantité de déchets de tous ordres. Les communes de l’est du Val d’Oise ont choisi, pour le traitement de l’essentiel de leur tonnage annuel, la solution de l’incinération. L’incinérateur de Sarcelles va être reconstruit (il n’était plus aux normes) pour une activité accrue soit 20 tonnes à l’heure et 160 000 tonnes par an. Pour rentabiliser cet investissement l’opérateur du site a tout intérêt à “remplir” les deux fours de l’incinérateur. Le prix de la tonne de déchets traités facturé aux communes adhérentes diminue avec l’augmentation du tonnage global. Plus une commune nourrit l’incinérateur moins elle paie. C’est ainsi que, par exemple, Roissy, commune riche du fait de l’exploitation de l’aéroport international CDG, paie moins cher que Villiers-le-Bel, commune nettement moins riche. On comprend alors que les communes, et cela sans exception, ne s’empressent pas de développer le tri sélectif qui pourtant aurait de nombreux avantages sur l’incinération.
Il faut savoir que le volume de gaz - essentiellement des gaz à effet de serre - rejeté dans l’atmosphère par l’incinérateur est sept fois plus élevé que le volume de déchets brûlés dans ses fours. Il faut savoir également que le taux de dioxine rejetée dans l’air est relevé dans des conditions “optimales” pour l’opérateur : il est prévenu à l’avance et a donc le loisir de brûler ce qui produit le moins de dioxine. Par ailleurs, l’impact sanitaire de la dioxine sur la population de nos communes n’est pas étudiée malgré d’inquiétants événements tel une proportion de cancers semblant anormalement élevée dans certaines catégories de la population. Enfin, le tri sélectif, en même temps qu’il supprimerait ou diminuerait sérieusement les problèmes précédents, est autrement plus créateur d’emplois que l’incinération.
Le numéro de 60 millions de consommateurs de novembre 2005 proposait trois pages sans doute utiles pour choisir la façon de faire des économies d'énergie dans sa résidence principale en fonction des aides et incitations de l'Etat et des Régions‚Ķ Télécharger l'extrait (PDF)
A quelques encablures d'élections majeures la démocratie hexagonale est en pitoyable état. Il est plus que probable que les campagnes et les scrutins de l'an prochain n'y pourront rien changer. Ceux qui prétendront le contraire sont des sots, des naïfs ou encore des menteurs. Le mal est si profond qu'un lifting de surface ne ferait que dissimuler sa lente et purulente progression souterraine. Ce que nous révèle le traitement politico-médiatique de l'affaire Clearstream est à cet égard riche d'enseignement sur l'éloignement progressif de ¬´ l'élite ¬ª qui nous gouverne.
Sur la toile de fond de la mondialisation débridée les hommes et les femmes de pouvoir sont atteints d'une évidente fébrilité. Tel le lapin aux yeux rouges et toujours pressé du célèbre conte de Lewis Carroll, ils proclament de plus en plus souvent que nous sommes en retard. Ce ¬´ nous ¬ª c'est la France, mais ce sont aussi - évidemment - les Français coupables de retarder gravement le pays. Parfois, on stigmatise certaines catégories de citoyens particulièrement fautives dans le ralentissement de la marche vers un but dont tout le monde - y compris les ¬´ décideurs ¬ª - ignore l'exacte définition. De leur côté, les ¬´ journalistes de marché ¬ª sont de précieux et puissants amplificateurs de cette doxa chronométrique.
Le livre de référence sur la décroissance dont on parle de plus en plus et fait fleurir les articles et les dossiers dans la presse, celui de Nicholas Georgescu-Roegen (ed. Sang de la terre) est désormais disponible en ligne.
Vous pouvez le télécharger en toute légalité notamment au format PDF :
Economie, entropie et Nicholas Georgescu-Roegen par Jacques Grinevald, professeur à l’Institut Universitaire d’Etudes du Développement de Genève • Ecouter (mu3 & mp3) • decroissance.info •
De la démocratie locale, de ses règles de fonctionnement, de nos droits et de nos devoirs nous n’en connaissons, il faut bien le dire, pas grand chose. Michel Koebel, auteur de “Le pouvoir local ou la démocratie improbable” (Editions du Croquant, 2006, 123 pages), nous en livre une analyse. Nous reproduisons ci-dessous un compte-rendu de lecture tiré du dernier numéro de L’Écologiste consacré à la relocalisation de l’économie.
Parfois le militantisme trouve ses récompenses dans d’heureuses surprises. En voilà deux et pas des moindre, deux prix Nobel bien connus, Georges Charpak et Pierre-Gilles de Gennes, tous les deux prix Nobel de physique ce qui est à porter au crédit des critiques qu’ils prononcent. Et quand au plus prestigieux des prix s’ajoute en prime une bonne dose de sagesse, on ne peut plus bouder son plaisir…
Jean-Philippe Desbordes est journaliste d'investigation dans la presse écrite et à la télévision. Chez Actes Sud, il publie un livre intitulé ¬´ Atomic Park ¬ª, sous-titré ¬´ A la recherche des victimes du nucléaire ¬ª. C'est une enquête très fouillée et très complète à propos du coût sanitaire des activités nucléaires, qu'elles soient médicales, militaires ou civiles. Vingt ans après l'accident nucléaire de Tchernobyl, on parle le moins possible des conséquences du choix (en était ce vraiment un ?) français du ¬´ tout nucléaire ¬ª. Alors Jean-Philippe Desbordes a rencontré les familles des militaires irradiés lors des essais, et il a longuement cherché à comprendre quels étaient les choix industriels d'EDF. 10 ans d'enquêtes pour 500 pages : une référence !
Cette fois le doute n’est plus permis. Les données sur les réserves jusque là trompeuses, biaisées voire dissimulées sont analysées et recoupées par de nombreux experts de toutes qualités qui sont de plus en plus nombreux à en tirer les mêmes conclusions. Tout le monde en effet s’accorde à dire, parfois encore timidement, que le pétrole à 10, 20 ou même 30 dollars le baril, le pétrole pas cher… c’est fini !.
Vient de paraître aux éditions du Seuil un ouvrage qui doit apporter une contribution importante au débat intense qui se déroule actuellement dans de nombreux endroits, notamment au sein même d'ATTAC. Nous ne l'avons pas encore lu mais nous vous proposons le compte rendu de lecture de ¬´La croissance ou le progrès¬ª de Christian Comeliau que nous propose Geneviève Azam, membre du Conseil Scientifique d'ATTAC et Maître de Conférences en Économie à l'Université Toulouse II. [Par attac95se, mercredi 5 avril 2006 à 18:08] Mise à jour : Vous trouverez à la suite du texte de Geneviève Azam, la critique du livre de Christian Comeliau signé par Vincent Cheynet pour le journal La Décroissance n¬∞32 de Juin 2006
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sours de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
La crise est toujours là, plus vive à chaque année qui passe. Nul besoin d'être fin sociologue pour savoir que le mouvement anti-CPE n'est pas qu'une péripétie de fin de règne qu'il conviendrait de surmonter plus ou moins habilement en attendant le pouvoir nouveau qui demain rasera gratis. Non, ce qui se joue là nous vient de loin et - c'est à craindre - nous collera aux basques longtemps encore. Le moteur de ces éruptions sociales si contradictoirement commentées partout où l'on autorise la parole facile - à défaut de se donner le temps de l'analyse profonde - est le mépris. Le mépris s'emballe et voilà que l'on s'étonne qu'il provoque de nouvelles bouffées, en partie délirantes cette fois.
La première installation nucléaire civile est apparue en 1951, aux Etats-Unis. Les premières centrales nucléaires françaises ont été installées par EDF. Aussitôt après les chocs pétroliers, les réponses ont été de s’engager dans le nucléaire, ce qui conduit à un développement massif et à une production
d’électricité à 78,2 % d’origine nucléaire (en 2002).
Le pic pétrolier et la déplétion (décroissance de la production) qu’on nous annonce nous pousse à une fuite en avant de la relance du nucléaire en France et ailleurs dans le monde qui ne sera pas sans conséquences. Il est donc nécessaire que nous fassions un point sur ce mode de transformation de l’uranium en électricité pour savoir si les risques que nous encourons en valent vraiment la peine.
Attac Val d'Oise Sud-Est organise une soirée Conférence-débat (entrée gratuite) mercredi 22 mars à 20h30, Salle du Conseil municipale de Gonesse (66, rue de Paris - parking public) avec la présence d'Arnaud Apoteker, biologiste et membre de Greenpeace; François Dufour, agriculteur/éleveur, reponsable de la Confédération Paysanne et un troisième invité qui nous informera des réalités concernant les produits phytosanitaires employés en agriculture industrielle.
Halte aux expulsions, un logement pour tous !
Cette année encore, à partir du 15 mars, des milliers de ménages vont être jetés à la rue par la force, et près de 140 000 autres vont recevoir un jugement d'expulsion.
La situation se dégrade car les loyers n'ont jamais été aussi élevés, les locataires ne peuvent plus suivre, d'autant que la précarité, la pauvreté salariale et le chômage progressent. Pourtant le gouvernement continue à favoriser les propriétaires bailleurs privés.
Le CPE est l'extension à tous les moins de 26 ans du Contrat Nouvelle Embauche :
une période d'essai de 2 ans, dérogatoire du droit commun ;
la possibilité offerte à l'employeur de licencier sans motif, à l'encontre du droit du travail et des conventions internationales (Organisation Internationale du Travail, déclaration européenne des droits de l'homme) ;
aucune indemnité de licenciement et préavis quasi inexistant ;
aucun droit au chômage jusqu'au 4ème mois. Ensuite, 460 euros par mois seulement, pendant ... deux mois;
En revanche, exonération totale de charges patronales pour tous les CPE signés au profit de jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de 6 mois !
I.- INTRODUCTION
L'expérience de plus de 5 années de convergences mondiales des résistances au néolibéralisme a permis de créer une nouvelle conscience collective. Les Forums sociaux mondiaux, thématiques, continentaux et nationaux et l'Assemblée des mouvements sociaux en furent les principaux artisans. Réunis à Bamako le 18 janvier 2006, veille de l'ouverture du Forum social mondial polycentrique, les participants à cette Journée consacrée au 50e anniversaire de Bandung ont exprimé leur préoccupation de définir d'autres objectifs du développement, de créer un équilibre des sociétés abolissant l'exploitation de classe, de genre, de race et de caste et de tracer la voie d'un nouveau rapport de forces entre le Sud et le Nord.
Définition
Un OGM est un végétal modifié par des manipulations génétiques. Les nanotechnologies, c’est la même chose mais sur la matière, nous sommes désormais capable de manipuler des atomes (à l’échelle 1 milliardième de mètre) dans le but d’élaborer de nouvelles matières et de repousser les lois du possible.
Appel pour la constitution du collectif
« Pas d'OGM en Plaine de France »
Dans son édition du 25 janvier dernier, La Gazette du Val d'Oise annonce en première page le retour de la chrysomèle et nous alerte en page 22 sur son caractère volontairement intrusif dans les cultures de maïs. Cette volonté cache en effet difficilement le projet des multinationales semancières de développer les chimères transgéniques (OGM) malgré le désir farouche de près de 80% des français mais aussi d'européens de ne pas vouloir y recourir pour quelques
cultures que ce soit.
Proclamons-le sans ambages : les fondamentalistes de tous poils nous incommodent. Voilà que dans leur escalade moralisatrice ils réclament désormais le retour du délit - et pourquoi pas du crime ? - de blasphème dans des sociétés où la sécularisation pour douloureuse qu'elle ait été n'en fut pas moins menée à son comble. Et dire que ces sinistres pourfendeurs de la liberté d'expression trouvent dans de tristes et imprudentes déclarations d'hommes politiques laïcs de quoi conforter leur exorbitante demande. Certes, le blasphème ne redeviendra pas un délit chez nous. Pourtant, la dignité universelle de l'homme ne saurait se contenter de ce maigre avantage territorial : encore faudra-t-il qu'il devienne un droit partout protégé. Pour cela, il faut que vivent la dérision et l'humour.
Des Sous… et des Hommes, l’émission de Pascale Fourier que beaucoup d’entre nous connait pour l’intéret qu’elle suscite grâce à l’originalité de ses interviews et la qualité d’invités que l’on entend rarement sur les medias est une des émissions d’ AligreFM (93.1), une radio libre sans publicité ce qui est rare de nos jours.
Cette émission comme la station de radio est menacée par une mise en demeure de Télé Diffusion de France (TDF) (…)
L'EUROPE au Forum Social Local d'Eaubonne (95600) Samedi 4 mars 2006
de 14 H à 23 H
Le comité local d'attac Val d'Oise Sud a initié un forum social à Eaubonne sur le thème de l'Europe.
Cette initiative a rencontré un vif succès. 14 associations ont répondu au Rendez-Vous.
21 janvier 2006 | ATTAC contre le projet de loi sur les OGM
Le week-end du 21 janvier s'est réuni à Orléans la commission OGM d'Attac france, pour faire le point sur les actions en cours, pour débattre des futures mobilisations,... Le projet de loi du gouvernement français sur les OGM, qui permettra à l'industrie agro-alimentaire d'agir sans aucune entrave, a notamment été abordé. Jean-Pierre Masson nous rapporte ce qui a été discuté lors de la commission sur ce projet de loi. |>
Voir l'interview (Quicktime)
L'Histoire saura un jour rendre un hommage mérité aux hommes de bonne volonté de notre époque indécise. On citera alors pêle-mêle MM. Jean-Marie Colombani, Alain Minc, Eric Le Boucher ou Elie Cohen. Le point commun de ces personnages dont la dimension grandissime n'est pas encore pleinement reconnue ? Ils sont tous des bienheureux ! Bienheureux de découvrir chaque jour qui nous est donné - et de bien vouloir nous en persuader - à quel point notre avenir sera radieux.
Pascal Lamy est impayable. Nous avons beau le savoir depuis longtemps maintenant, être édifiés sur l'ampleur de son registre, chaque sortie médiatique du personnage nous laisse pantois. Désormais directeur de l'Organisation mondiale du commerce, la hauteur de la fonction aurait pu l'assagir. Il n'en est rien. Bien au contraire. Son récent passage à France-Culture le 23 décembre fut un modèle du genre. Nous devons remercier cette station ambitieuse de nous donner à entendre de telles choses, à ouïr de tels hommes.
Kamel Oujdi se leva tôt ce jeudi-là. L'appartement glacial n'incitait pourtant guère à ce courage matinal. Il tempêta un peu, au-dessus de son bol de café fumant, contre le bailleur Icade et son endémique défaut d'entretien du ¬´parc locatif¬ª, comme ils disent pudiquement. Il quitta silencieusement ce nid frileux où le reste de la famille sommeillait encore. Il râla de nouveau intérieurement, la panne de l'ascenseur l'obligeant à dévaler pedibus jambus les quinze étages. Il se surprit à ironiser sur l'ascenseur social, probablement en panne lui aussi. Parvenu sur la dalle Allende, il fila à grands pas vers la station du RER pour y attendre le train de Paris.
Assombrissement et effet de serre : effets contraires mon cher Watson (*).
Depuis bien longtemps, scientifiques et écologistes nous ont prévenus des problèmes climatiques qui nous pendaient au nez et qui désormais nous sautent aux visages réellement, concrètement, directement aussi bien que par les médias interposés. Canicules et pluies diluviennes, tempêtes et inondations, etc… tout porte à croire qu’ils ont depuis longtemps raison. La planète bleue s’affiche de plus en plus érubescente sur les images satellite. « La Terre brûle » a même jeté le Président Chirac à la face du monde. Une des rares choses sensées, s’il en est, qu’il ait pu proférer et qu’il doit d’ailleurs à Nicolas Hulot.
Le PS vient de terminer son Congrès. La patience étant parfois une vertue, depuis le 29 mai nous avons espéré que ce parti de gouvernement ferait au moins l'effort de tenir compte des résultats du référendum. Non seulement il n'en est rien mais en plus il fait tout pour rayer de son histoire l'année 2005 en ne retenant que l'année 2004 pour mieux redémarrer en 2006. Il faut craindre que cette amnésie ne paiera pas en 2007, bien au contraire. Elle est à même de plonger un grand nombre de citoyens désespérés dans les bras d'une droite néo-conservatrice, autoritaire et brutale.
Et s'il en est encore besoin, nous proposons de revoir ce que ce parti désarmant qu'est le PS encoure pour lui même en rafraîchissant notre mémoire grâce au site Les Modernisateurs‚Ķ
Lors de l’émission « Lundi investigation » diffusée sur Canal Plus le 24 octobre 2005 (ADMINISTRATION : ABUS DE POUVOIR), nous avons pu apprendre un certain nombre de choses fort utiles pour le citoyen.
France culture - Terre à terre - Emission du 29 Octobre 2005
A l'occasion du premier congrès national sur les pathologies environnementales, organisé par l'Union régionale des médecins libéraux de Haute-Normandie. Écouter l'émission
L'honnête citoyen est maintes fois confronté à l'incongru. Récemment encore, il n'en crut pas ses oreilles en entendant des hommes de gauche louanger les bienfaits de la politique de M. Anthony Blair. Ici, par surcroît, l'incongruité est double puisqu'il s'agit aussi de se demander pourquoi le Premier ministre du Royaume-Uni n'incite pas l'Union européenne à mener la même bonne politique. Le blairisme est-il réductible à ce produit de marketing, habilement peaufiné et médiatisé, que son principal artisan donne à voir au monde déboussolé ?
Il y a un an jour pour jour, le Conseil municipal de la ville de Gonesse, majoritairement PS, votait comme un seul homme l'autorisation d'ouverture du magasin CELIO le dimanche : une grande avancée pour le commerce et la droite locale à n'en pas douter.
Un recul social supplémentaire accordé par une gauche locale désenchantée ? Depuis, le dernier Conseil municipal a autorisé tous les magasins de Paris Nord 2 à ouvrir le dimanche. Comment est ce possible ? C'est une zone touristique soit-disant !
Yann Fiévet, Président du comité Val d'Oise Sud-Est était présent au cours de ce Conseil municipal. Il nous livrait son analyse quelques jours plus tard. (texte daté du lundi 18 octobre 2004)
C'est fou comme l'Amérique de ce début de vingt-et-unième siècle est riche d'enseignement pour le monde en général et l'Europe en particulier. Du reste, il ne manque pas de bons apôtres, chez nous comme ailleurs, pour nous vanter doctement les bienfaits innombrables d'une société si flexible qu'elle réalise les plus grands prodiges. Dépêchons-nous donc de la copier pour ne pas succomber au péril chinois. L'ogre, cependant, n'aurait-il pas quelque faiblesse ? Quelle est, dans cette société tellement idéalisée ‚Äì pour ne pas dire idéologisée -, la place réservée vraiment à la dignité de l'homme ? Deux évènements, en apparence totalement étrangers l'un à l'autre, devraient nous inciter à la prudence en un temps de duplication facile des recettes frelatées d'autrui. Il y a leçon et leçon.
Addendum - citation - Alain Minc - France Inter - 23/09/08 “Je pense que le Grenelle de l’environnement a permis en contrepartie des mesures pro-environnement de valider le choix collectif en faveur du nucléaire.”
Je ne sais pas si ce monceau d’inepties aux relents gaulliens qui s’affichent sur le site du Monde en face d’une des nouvelles publicités de cette EDF qui ne cache pas ses ambitions [2] aura été lu par beaucoup d’entre nous mais on se demande comment un journal dit de référence peut laisser s’étaler autant de fausses vérités dans ses propres colonnes. En fait, il n’y a pas à chercher longtemps, l’auteur de cet article n’est autre que le « président du conseil de surveillance de la Société éditrice du Monde SA. », un de ces hauts cadres responsables qui a toutes les facilités de trouver tribune ouverte dans le journal qui le paye pour être surveillé.
On ne pourra pas reprendre point par point les niaiseries doublées d’arrogance qui jonchent ce parterre de mots produits pour soutenir le difficile projet de la privatisation d’EDF et le sauvetage d’Areva. On retiendra pour commencer la dernière phrase : « Nous pouvons, si nous le voulons, inventer à nouveau notre pétrole ». Quel message subliminal
que voilà ! Rappelez-vous : on n’a pas de pétrole mais on a des idées… Ce slogan au demeurant bien venu voulait nous encourager à faire preuve d’imagination pour faire le plus d’économie d’énergie possible alors que dans la même période tout était fait pour que nos maisons soit au « tout électrique »… nucléaire bien sûr !
Les lieux communs méritent d'être rappelés à l'occasion. Surtout lorsque le risque, habilement exploité par de fins dissimulateurs, de les voir confondus avec de simples idées reçues empêche la claire perception des faits. Il en est ainsi de l'Ecole qui, quarante ans après les analyses de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, sert avant tout ¬´ les héritiers ¬ª. En France, la démocratisation de l'Ecole comme institution investie potentiellement de la mission d'ascenseur social est un échec. Feindre de l'ignorer ou ne rien y changer quand on en a la conviction est une faute politique des plus graves.
Combien de temps va-t-on entretenir le poids écrasant de cette faute ?
Entendu sur France Culture pendant l’émission “Contre expertise” du Vendredi 26 août à 12h00 qui traitait des institutions de la 5ème République. Invités :
François Bayrou
Guy Carcassonne, professeur de droit public à Paris X Nanterre
Lors d’un a parte surprenant G. Carcassonne nous apprend que Dominique de Villepin a obtenu de l’assemblée un droit de légiférer par ordonnance pour une durée de 3 années.
Allez, tout ne va pas mal dans nos sociétés libérales surmédiatisées. La pauvreté, elle, se porte bien. Elle prospère doucement, bien à l'abri de l'écran de fumée des statistiques officielles édulcorantes. Les élites qui nous gouvernent ont des préoccupations plus nobles que de mesurer l'ignoble. Elles ont cassé le thermomètre pour mieux ignorer la maladie. Pire, elles ont l'≈ìil rivé sur un autre instrument, le CAC 40, dont les pauvres ont l'audace de se moquer comme d'une guigne. Ces pauvres auxquels on reproche désormais de mal mériter leur pain. Au travail ! Le pain, ça se paie. De nouvelles libéralités faites à la loi économique dominante vont embellir encore la pauvreté.
On va dans le mur ! C'est certain, mais on accélère encore. Et sans un regard dans le rétroviseur ou un coup d'≈ìil pour les paysages qui filent de part et d'autre de la rectiligne trajectoire. On risquerait d'y apercevoir les silhouettes des innombrables laissés-pour-compte de cette course sans fin. Sans fin et sans question : il n'est aucune autre tâche à accomplir que de marchandiser la totalité des choses de notre monde pour nourrir la Croissance cannibale. Le Capitalisme ‚Äì il faut bien le nommer ‚Äì a fini par tuer le débat sur son sens profond, par appauvrir de façon angoissante l'esprit critique, par travestir l'humanisme en le couvrant d'oripeaux calamiteux. S'il existe une chance de sauver l'humanité, c'est dans la reconstruction du débat qu'elle réside.
S'il est une question sociale à la fois préoccupante et cruciale aujourd'hui, c'est bien celle de l'exclusion. Les universitaires ont beau se quereller sur la pertinence du vocable - certes discutable-, les hommes politiques s'efforcer de la dénoncer plus ou moins sincèrement, les associations caritatives ou de la revendication sociale s'échiner avec conviction contre ses diverses manifestations, un fait demeure patent : notre société est bel et bien incapable de porter remède à un mal frappant ¬´ un Français sur dix ¬ª si l'on reprend l'expression de René Lenoir, inventeur du mot ¬´ exclus ¬ª au milieu des années 1970. Depuis la dénonciation de ce dernier, clairement formulée pour interpeller le politique, la crise économique et sociale a déroulé inexorablement ses désastreux effets, déclassant de nouvelles ¬´ catégories ¬ª d'individus venant grossir les rangs de ¬´ laissés pour comptes ¬ª plus anciens. Le problème n'est évidemment pas un problème de chiffre. Il suffit de savoir que le chiffre est élevé et sans doute croissant.