Que fait-on de nos déchets ?
- Article par Netoyens.info
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Posted on Saturday 27 May 2006, 02:12 - updated on 27/05/06 - Bon à savoir - Permalink
On le sait, chacun d’entre-nous produit une grande quantité de déchets de tous ordres. Les communes de l’est du Val d’Oise ont choisi, pour le traitement de l’essentiel de leur tonnage annuel, la solution de l’incinération. L’incinérateur de Sarcelles va être reconstruit (il n’était plus aux normes) pour une activité accrue soit 20 tonnes à l’heure et 160 000 tonnes par an. Pour rentabiliser cet investissement l’opérateur du site a tout intérêt à “remplir” les deux fours de l’incinérateur. Le prix de la tonne de déchets traités facturé aux communes adhérentes diminue avec l’augmentation du tonnage global. Plus une commune nourrit l’incinérateur moins elle paie. C’est ainsi que, par exemple, Roissy, commune riche du fait de l’exploitation de l’aéroport international CDG, paie moins cher que Villiers-le-Bel, commune nettement moins riche. On comprend alors que les communes, et cela sans exception, ne s’empressent pas de développer le tri sélectif qui pourtant aurait de nombreux avantages sur l’incinération.
Il faut savoir que le volume de gaz - essentiellement des gaz à effet de serre - rejeté dans l’atmosphère par l’incinérateur est sept fois plus élevé que le volume de déchets brûlés dans ses fours. Il faut savoir également que le taux de dioxine rejetée dans l’air est relevé dans des conditions “optimales” pour l’opérateur : il est prévenu à l’avance et a donc le loisir de brûler ce qui produit le moins de dioxine. Par ailleurs, l’impact sanitaire de la dioxine sur la population de nos communes n’est pas étudiée malgré d’inquiétants événements tel une proportion de cancers semblant anormalement élevée dans certaines catégories de la population. Enfin, le tri sélectif, en même temps qu’il supprimerait ou diminuerait sérieusement les problèmes précédents, est autrement plus créateur d’emplois que l’incinération.
Il faut savoir que le volume de gaz - essentiellement des gaz à effet de serre - rejeté dans l’atmosphère par l’incinérateur est sept fois plus élevé que le volume de déchets brûlés dans ses fours. Il faut savoir également que le taux de dioxine rejetée dans l’air est relevé dans des conditions “optimales” pour l’opérateur : il est prévenu à l’avance et a donc le loisir de brûler ce qui produit le moins de dioxine. Par ailleurs, l’impact sanitaire de la dioxine sur la population de nos communes n’est pas étudiée malgré d’inquiétants événements tel une proportion de cancers semblant anormalement élevée dans certaines catégories de la population. Enfin, le tri sélectif, en même temps qu’il supprimerait ou diminuerait sérieusement les problèmes précédents, est autrement plus créateur d’emplois que l’incinération.
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