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Réalisme ou utopie

salle_marches_2.jpgRéaliste, crédible, voici les maître-mots de cette élection, la ligne de démarcation entre la gauche prétendument de “gouvernement” et la gauche dite “utopique”, l’argument suprême pour se prétendre le seul à pouvoir l’emporter, donc légitimer le « vote utile ».

Souvenez-vous ; campagne du référendum constitutionnel, JACQUES DELORS, président du comité de soutien au Oui du Parti socialiste déclarait alors au journal « Le Monde » le 12/05/05 :

« A mes camarades du non qui invoquent toujours les luttes, je dis : moi aussi, je sais ce que c’est le combat. J’ai toujours contesté l’ordre existant, je me suis demandé comment l’infléchir. C’est au nom du possibilisme que je préconise l’adoption de ce traité. Car le possibilisme, c’est tenir compte des marges de manœuvre pour essayer d’avancer. On parle du social : je suis pour que cela reste une compétence nationale. Mais j’ai fait évoluer l’Union Européenne sur les conditions d’hygiène et de santé sur le lieu de travail, par exemple, sur le dialogue social, sur la solidarité entre les régions. Voilà une illustration du possibilisme ! Je n’ai jamais été un partisan de la rupture. »

Et François Hollande ajoutait déjà : « Il faut un projet. La question n’est pas qu’il soit plus ou moins à gauche, mais crédible ».

Mais qui et quoi détermine le possible, le crédible ? Comment savoir à l’avance ce qui l’est ou ne l’est pas ? Le progrès serait-il possible sans l’utopie, c’est à dire la faculté d’aller de l’avant sans savoir ce qu’on y trouvera ? Il ne faut pas, non plus, confondre le possible et le souhaitable qui fait intervenir des notions subjectives, personnelles ou éthiques. Et c’est bien là que le bât blesse ! Quand j’entends dire du côté d’Hollandréou : « tout ne sera pas possible », j’entends comme un écho « tout n’est pas souhaitable par la finance ». Car, au final, si on parle à tout moment comme le candidat du PS de « contrainte financière », de « cadre budgétaire très contraint », de « maîtrise des dépenses sociales », il est évident que ce sont les “marchés” qui décideront du possible.

Alors, pourquoi voter pour un candidat qui a déjà annoncé qu’il serait incapable de prendre les décisions qui s’imposent et donc, de gouverner réellement ? Voulez-vous élire un autre teckel, le bling bling en moins ?

De Gaulle disait : « le gouvernement de la France ne se fait pas à la corbeille ». Aujourd’hui, la corbeille n’existe plus à la bourse, elle a été remplacée par les salles de marché. Cependant, ce sont toujours les mêmes qui se cachent derrière. La finance internationale apatride est toujours l’ennemi à abattre. Comptez-vous sur Hollandréou pour achever la bête ? Alors, sortez vos mouchoirs.

A suivre très bientôt …


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  1. neniu aldonaĵo



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Edrobal

Author: Edrobal

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