Un petit coup de Grèce dans les rouages
- Article par Le dindon de la farce
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Posted je la Lundo 10 Majo 2010, 12:00 - updated on 10/05/10 - Jerricane ! - Permanenta ligilo
Comme disait l’autre ce matin dans un journal radiophoné, “l’Europe n’a jamais autant avancé que dans les crises”. Les crises, les chocs, “La stratégie du choc”, désormais on connaît. Un bon petit coup sur la tête des européens au bénéfice d’un joli coup monté impliquant un pays finalement pas si endetté que ça au regard de “l’État de faillite” avancé de ces voisins proches comme du Japon ou des États-Unis… et hop !
Ni une ni deux et voici que le renard est dans le poulailler. Pour nous venir en aide bien sûr, le très états-unien FMI et son chevalier-hyperprésident DSK, partie prenante à hauteur de 250 milliards de la soit disant nouvelle trouvaille de notre pion-entraîneur-président. Avec ça, c’est sûr, sa cote va remonter. Très fort ! En pleine banqueroute généralisée, ils viennent de nous dénicher et mettre sur la table la modique somme de 750 milliards… de dollars ou d’euros ? On ne sait plus. Peu importe.
On n’y croit pas un seul instant à ce plan que nous aurait concocté notre pion-sauveur-président tant le montage fleure bon l’OCDE, le G7 et la Commission européenne, tous flanqués des lobbies de la finance. Et en contrepartie, quoi ? L’accélération de l’application de la cure ultralibérale classique qui va estourbir officiellement, à partir d’aujourd’hui, le pays le plus militarisé d’europe, la Grèce, vous l’aviez compris. Un critère dit-on qui ne jouerait pas car les très redoutés colonels grecs seraient du coté du peuple. Combien de temps encore ?
Mais, regardez bien le catalogue des mesures appliquées à notre hellénique voisin, faites un “copier-coller” et comparez avec celles que nous annonce Fillon “l’accompagnateur”… pour éviter que le même sort réservé à la Grèce nous arrive, bien évidemment : l’enfer est encore pavé de bonnes intentions médiatiques. À tous les coups on gagne : retardement de l’âge légal de la retraite (en Grèce, désormais 65 ans pour les hommes mais aussi les femmes… le principe d’égalité sans doute), suppression d’un fonctionnaire sur deux et privatisation des services publics : le parfait anti-programme du Conseil National de la Résistance.
Et si dans cette criiiise, en Allemagne, on a préféré réduire le temps de travail de chacun, en France, le partage du travail salarié restant s’opère par le “dégraissage”. On estime sans doute que les caisses “chômage” ne sont pas encore assez vides.
Glouglou !
On reparlera prochainement des emplois “d’entraînement” et des emplois d‘“accompagnement. Vous allez voir, ça va vous faire rire.
Pour résister au choc, le mieux c’est de s’informer.
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edrobal · 10 Majo 2010, 13:09
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Les économistes néo libéraux ne sont que des médecins de Molière. Comme ceux-ci le seul traitement qu’ils connaissent c’est purge, saignée et diète. Évidemment, la conséquence est toujours la même, le malade dépérit, sauf qu’en l’occurrence, le malade ici c’est un pays tout entier.
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Et comment créer artificiellement de la croissance. La recette est simple :
Prenez un service public qui fonctionne - l’hôpital par exemple. Pour un économiste c’est un coût social donc un passif. Cassez le.
Remplacez l’hôpital qui ne fonctionne plus par des cliniques privées payées par des assurances privées. Voilà des actifs qui nous créent des points de PIB. Le tour est joué.
Socialement, il n’y a pas de service supplémentaire, cela coûte plus cher à la communauté mais cela va dans le sens du dogme libéral.
Fillon, un faux social et un vrai libéral. A pendre ou à laisser.
