Etranglement financier de la Grèce par Yannis Almpanis
- Article par foumonde
- |
- Comentaris (0)
- |
- Fitxers adjunts (0)
- |
- RSS Feed
Posted el Diumenge 02 Maig 2010, 02:10 - updated on 02/05/10 - Parcourir - Enllaç permanent
” (…) Greece is in front of the abyss… “
Courrier d’appel et d’alerte de Yannis Almpanis, membre du réseau pour des droits politiques et sociaux.
28 avril 2010
Traduction en français et courrier original en anglais…
La situation en Grèce se détériore chaque jour un peu plus. Pour l’heure, il est impossible que le pays emprunte aux marchés financiers. Le taux d’intérêt des obligations sur 10 ans est de 10,55 (18,5 pour celles sur deux ans). En fait, personne ne veut prêter à la Grèce.
Le gouvernement cherche à accélérer le processus de l’aide de l’Union européenne et du FMI. S’il n’obtient pas cet argent avant le 18 mai, l’Etat sera obligé de suspendre ses paiements. Or les termes imposés par l’Allemagne et le FMI pour ce prêt vont provoquer un véritable désastre social. Nos « partenaires » européens exigent : une baisse de 15% des salaires dans les secteurs public et privé, un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans, une baisse des pensions, des milliers (peut-être des centaines de milliers) de réductions d’emplois dans le secteur public, l’abolition des conventions collectives, la remise en cause de toute restriction légale à la suppression d’emplois dans le secteur privé, des réductions de la dépense publique (il a déjà été annoncé que l’an prochain, les écoles devraient passer de 25 à plus de 30 élèves par classe). Comme vous le voyez, il s’agit du pire plan possible de la part du FMI.
Mais il est fortement possible que cette situation échappe à tout contrôle, même avec ce plan catastrophique. Bien des gens ici comparent les faits à ce qui s’est passé en Argentine. Tout d’abord, il y a une vague de retraits bancaires. Les riches et la classe moyenne ont peur que les Allemands fassent sortir la Grèce de la zone euro. Du coup, ils essaient de préserver leurs euros en les transférant à Chypre ou en réalisant des investissements immobiliers à Londres (certains se contentent de tout garder chez eux). En outre, avec le temps, il paraît impossible que la Grèce puisse régler sa dette, malgré l’aide du FMI. On dit même que dans les 5 prochains PNB, l’un devrait servir à payer la dette publique.
Pour conclure, la Grèce est au bord de l’abîme.
Le 5 mai prochain, il y aura une grève générale en Grèce. Il serait bien que les mouvements européens fassent de ce jour une journée de solidarité avec le peuple grec et de résistance internationale aux politiques du FMI et de l’Union européenne.
PS. Lorsque j’ai commencé à écrire cet article, à 11 heures, le taux d’intérêt était de 10,58. A présent, à 11h25, il est passé à 10,83%
Courrier original :
Dear all,
The financial situation in Greece is getting worse everyday. For the time being, it is impossible for the country to borrow from the financial markets. The rate of interest for the Greek 10 years bonds is 10,55% (18,50% for the 2 years bonds). In reality nobody wants to lend Greece.
The government tries to speed up the process of the EU-IMF aid. If they don’t get the money until May 18, the state will be obliged to suspend payments. Nevertheless, the terms imposed by Germany and IMF for the loan will cause a real social disaster. Our European “partners” demand: 15% reduction in salaries both in private and public sector, increase of the age limit before retirement to 67 years, decrease of the pensions, thousands (maybe hundreds of thousands) of job cuts in the public sector, abolition of collective labour agreements between trade unions and employers, abolition of any legal restriction in job-cuts in the private sector, cuts in public expenditure (it is already announced that next year the pupils in every class will go from 25 to more than 30). As you understand this is the worst possible IMF plan.
But it is highly possible that the situation will finally get out of control even with this catastrophic plan. Many people compare the situation with that of Argentina. First of all, there is a wave of money withdrawal of the banks. Rich and middle class people are afraid that the Germans will kick Greece out of the euro-zone. They are trying to save their Euros by transferring them to Cyprus or by making real-estate investments in London (some just keep the at home…). In addition to that, as the time goes by, it seems impossible that Greece will be able to pay its debt event with the IMF aid. It is said that among the five next GNP, the one should be used to pay the public debt.
In conclusion, Greece is in front of the abyss.
On May 5, there will be a general strike in Greece. It would be a good idea for the European movements to make of this day a day of solidarity to the Greek people and international resistance to the IMF-EU neoliberal policies.
P.S. When I started to write this note at 11:00 the rate of interest it was 10,58. Now it is 11:25 and the rate is 10,85%…
Document(s) attaché(s) :
-
sense fitxers adjunts
Rate this entry
0/5
- Note: 0
- Votes: 0
- Higher: 0
- Lower: 0
