Nous sommes à un mois jour pour jour de la réunion du Congrès à Versailles, date à laquelle il sera demandé aux parlementaires, députés et sénateurs tous réunis, de modifier la constitution afin d’autoriser par la suite le vote d’une loi ratifiant le TCE version 2007 ou si l’on préfère, le Traité de Lisbonne. Il y a de bonnes raisons de penser que la modification de la constitution vaudra pour ratification du traité. Il serait en effet très surprenant que les mêmes parlementaires se contredisent d’autant que les deux chambres sont majoritairement de la même famille politique que le président qui leur soumet la procédure.
Cette situation, ce retournement de situation complet même, comparée à celle du 29 mai 2005 au soir qui, tout le monde s’en rappelle, avait opposé un NON catégorique au TCE 2005 porté, en France par une majorité de 54% et une forte participation mais aussi au Pays-Bas, se révèle en contradiction parfaite d’avec le fameux « coup d’arrêt » que de nombreux responsables politiques, syndicaux et associatifs avaient porté après une victoire jugées alors comme historique. L’évidence c’est qu’il n’en est rien….