Dans une société rêvée, sans hiérarchisme d’aucune sorte, donc sans capitalisme ni patriarcat si intimement mêlés, sans religion, nous pourrions sans soucis nous montrer nu(e)s ou totalement dissimulé(e)s cela n’aurait aucune conséquence, ni d’importance, autre que d’attraper froid, chaud ou un coup de soleil suivant le temps.
Anne Flambard
jeudi 4 février 2010
Un voile jeté sur la laïcité
Par Anne Flambard le jeudi 4 février 2010, 03:29 - Politiquement incorrect
jeudi 24 décembre 2009
À la rencontre de Terre de liens - Une richesse à cultiver - Vidéo
Par Anne Flambard le jeudi 24 décembre 2009, 01:30 - Basse-Normandie
Fête des sens à Avranches, les 19 et 20 septembre… Après François Dumas d’Enercoop, une rencontre en entraînant une autre, nous avions aussi interrogé Gaël, un grand sourire et surtout une grosse envie de partager avec nous, avec vous, ses motivations à participer à l’association ” Terre de liens ” .
Des producteurs laitiers, de fruits et légumes, des viticulteurs, des éleveurs… Nos agriculteurs se plaignent de la baisse continue de leurs revenus; le nombre de paysans diminue mais pas la taille des exploitations. Une agriculture intensive, des élevages industriels polluent terre et eau; des forêts de l’autre bout du monde sont arrachées pour la culture de soja génétiquement modifié destiné à nourrir notre bétail enfermé.Pourquoi consommer ce qui pourrait pousser ici mais est cultivé là-bas et transporté à grand renfort de carburant ?
Pourquoi cultiver ici ce que nous exportons ailleurs à grand renfort de subventions.
Pourquoi chasser les paysans de leurs terres quand des millions d’êtres humains ont faim ?
Des hommes et des femmes sur tous les continents se battent pour continuer à cultiver ce qui se mange chez eux, chez nous.
Stop, avons-nous envie de dire ! Cessons de jouer aux apprentis sorciers, revenons à une agriculture de proximité, partout apte à nourrir paysans et citadins.
Et pourquoi pas acquérir collectivement des terres cultivables, créer des liens de solidarité entre nous, entre agriculteurs et consommateurs ? C’est l’enjeu, l’objectif que s’est fixé l’association Terre de Liens. Pour la découvrir ou mieux la connaître, c’est à nouveau une interview filmée que nous vous proposons.
jeudi 12 novembre 2009
À la rencontre d'Enercoop, la réappropriation énergétique - Vidéo et témoignage
Par Anne Flambard le jeudi 12 novembre 2009, 18:53 - Basse-Normandie
Une « fête des sens » à Avranches dans la Manche ? Tentant pour qui souhaite placer l’épanouissement des personnes avant la course à la consommation, non ?
Alléchés par cette invitation à la convivialité, nous nous y sommes rendus les 19 et 20 septembre dernier, désireux de savoir ce qui y était proposé. C’est là, entre contes, musiques, promenades et dégustations que nous avons découvert un stand qui de prime abord ne mettait pas l’eau à la bouche. Énergie ? Coopérative ? Une alternative possible ? Il ne nous en fallait pas plus pour aiguiser notre curiosité netoyenne. C’est ainsi que nous sommes allés à la rencontre d’ENERCOOP avec François Dumas, l’un des membres de cette coopérative.
C’est une entrevue filmée sur place que nous vous proposons comme première découverte des particularités de cette coopérative qui se veut aussi comme une « énergie militante ». L’énergie est-elle un bien commun ? Pouvons-nous la laisser aux seules mains de grands monopoles, publics, privés ? Quels usages des énergies ? Quelles énergies pour demain ?
Quelques réponses sont apportées. Nous vous proposons de prolonger la discussion.
mercredi 11 novembre 2009
Intuitions
Par Anne Flambard le mercredi 11 novembre 2009, 00:00 - Débat
Tu n’avais pas eu besoin des sciences cognitives pour savoir que sans intuitions ni affects il n’y a ni intelligence ni sens. Tes jugements revendiquaient imperturbablement le fondement de leur certitude vécue, communicable mais non démontrable. L’autorité - appelons-la éthique - de ces jugements n’a pas besoin du débat pour s’imposer. Tandis que l’autorité du jugement théorique s’effondre s’il ne peut emporter la conviction par le débat.
p 49 (Années 50), Lettre à D. - Histoire d’un amour, André Gorz, Folio-Gallimard 2008 et Éditions Galilée, 2006.
dimanche 21 juin 2009
Boîtes A Lyncher!
Par Anne Flambard le dimanche 21 juin 2009, 08:00 - Ça chauffe !
Il y a des jours, des jours comme ça où je me mordrais la souris d’ouvrir ma BAL.
Des jours où lâchetés, manipulations et autres insultes roulent et grondent tel un orage estival, inondant mes courriels.
Ne vous est-il jamais arrivé ce genre de mésaventure ?
Concordance des temps
Par Anne Flambard le dimanche 21 juin 2009, 06:00 - Politiquement incorrect
Ça y est, c’est parti, chacun y va de sa diatribe !
Adolescent attardé se soûlant de belles paroles, lectures mal comprises, paranoïa, mysticisme…. Pour les uns,
modèle, idéologue pour les autres. Tout y passe, la prose de Julien Coupat exalte ou dérange.
jeudi 11 juin 2009
Au suivant !
Par Anne Flambard le jeudi 11 juin 2009, 19:11 - Ce sera dit et répété...
Ou l’humiliation d’attendre son tour numéroté, nu ou emmailloté dans sa serviette.
Quand l’état ne traite guère mieux ses citoyens que les p’tits soldats au « bordel » de campagne.
vendredi 17 avril 2009
Autoritarisme ou concertation et démocratie.
Par Anne Flambard le vendredi 17 avril 2009, 06:00 - Tout est à faire
La lecture d’une interview de Nicolas Hulot à l’occasion de la sortie de son prochain film montre bien que nous y sommes… au pied du mur.
Voulons-nous une décroissance imposée drastiquement, ou bien nous
décidons-nous à prendre la parole et à proposer nous même nos choix ?
Un débat que nous devons avoir, au moins, à l’échelle européenne, des propositions à faire à l’occasion des prochaines élections.
dimanche 5 avril 2009
Europe et Démocratie ? - 5
Par Anne Flambard le dimanche 5 avril 2009, 08:00 - Ce sera dit et répété...
Europe et laïcité
Le Traité de Lisbonne va encore plus loin et aggrave le TCE :
PRÉAMBULE - 1) Le préambule est modifié comme suit :
a) le texte suivant est inséré comme deuxième considérant : “S’inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de
l’Europe, à partir desquels se sont développées les valeurs
universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi
que la liberté, la démocratie, l’égalité et l’État de droit”.
Plus, un nouvel article, l’article 15, inséré dans le Traité de Lisbonne, ouvre des perspectives…Il y est précisé que :
“Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union
maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les
Églises”.
vendredi 3 avril 2009
Europe et Démocratie ? - 4
Par Anne Flambard le vendredi 3 avril 2009, 08:00 - Ce sera dit et répété...
Avec optimisme, pour amorcer un changement vers une Europe plus solidaire, plus sociale, l’on pourrait envisager une coopération entre peuples porteurs de cette autre vision de l’Europe, pour peu que leurs dirigeants respectent leur parole.
Or, il est prévu que « Les coopérations renforcées » entre états ne puissent porter atteinte au marché intérieur, ni à la cohésion économique, sociale et territoriale. Elles ne pourraient constituer une entrave ni une discrimination aux échanges entre les états membres, ni provoquer des distorsions de concurrence entre ceux-ci.
C’est la commission européenne qui, encore une fois, se trouverait en positon d’analyser la demande des États de développer une « coopération renforcée » et accorderait l’autorisation, ou non, d’y procéder, puis, il faudrait en outre qu’une décision européenne émane du conseil statuant à l’UNANIMITE.
En l’état, il ne reste guère d’espoir aux peuples de modifier les lignes directrices de cette Europe qui, rappelons le, n’est pas issue de leurs volontés et auxquels on refuse toute véritable possibilité de révision !
mercredi 1 avril 2009
Europe et Démocratie ? - 3
Par Anne Flambard le mercredi 1 avril 2009, 12:00 - Ce sera dit et répété...
L’Europe telle qu’elle est définie aujourd’hui n’émane pas de la volonté des peuples.
- Elle n’est pas issue d’une assemblée constituante dont les membres auraient été élus par les peuples.
- Elle ne consacre pas la souveraineté populaire.
- Elle est gérée par des traités signés entre États membres dont peu ont fait l’objet d’une consultation citoyenne (excepté Maastricht). Ces traités ne sont pas connus de tous, sont peu compréhensibles.
Continuer en ce sens serait assujettir les générations futures !
Avons-nous besoin d’Europe ? OUI.
Quelle Europe est souhaitable ?- Une Europe sociale, démocratique, solidaire respectant les droits individuels et collectifs, l’environnement, protégeant les plus faibles et respectant les diversités…
- Une Europe où le rapport aux autres peuples du monde romprait définitivement avec toute forme de néocolonialisme et d’impérialisme.
Aujourd’hui, on peut constater que la tromperie est double. Non seulement la Commission est peuplée de membres désignés et non élus. En outre, elle renie petit à petit ce que les peuples ont pu conquérir de progrès sociaux et politiques.
Depuis trop longtemps les citoyen-ne-s sont écarté-e-s des décisions touchant à l’Europe. Il leur revient donc de convoquer une assemblée constituante en lieu et place de la Commission comme prévu par des institutions attentatoires aux fondements mêmes de la démocratie.
Puisqu’il faut tout remettre à plat en respectant une démarche réellement démocratique et que notre responsabilité est grande, n’ayons pas peur de nos ambitions. Prenons les initiatives qui s’imposent.
lundi 30 mars 2009
Europe et démocratie ? - 2
Par Anne Flambard le lundi 30 mars 2009, 12:00 - Ce sera dit et répété...
Vous avez lu “référendum d’initiative populaire” ?
Il n’existe pas non plus, au niveau européen la possibilité d’un référendum : une consultation populaire et contraignante qui pourrait s’appliquer à faire évoluer les textes.
Tout au plus, est-il question d’un « droit de pétition » un million de citoyens pourraient prendre l’initiative d’inviter la commission, dans le
cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée, s’ils considèrent qu’un acte juridique de l’union est nécessaire. Cette initiative citoyenne serait limitée à ce qui est prévu.
En aucun cas :
- elle n’ouvrirait une réelle opportunité de changements;
- elle n’indiquerait que la commission serait contrainte à lui donner une suite, elle peut en faire ce qu’elle veut;
- elle n’autoriserait à penser que la pétition peut déboucher sur une loi, un acte juridique peut aussi bien être un règlement, une recommandation.
dimanche 29 mars 2009
Europe et démocratie ? - 1
Par Anne Flambard le dimanche 29 mars 2009, 06:00 - Ce sera dit et répété...
“Le fondement de la démocratie réside dans la souveraineté populaire”
Les peuples européens seront bientôt appelés à élire leurs députés européens, mais, quelle place reste-t-il vraiment à la souveraineté populaire ?
- Certes les peuples délèguent (1°) la souveraineté aux élus qui la délèguent (2°) aux gouvernements qui la délèguent (3°) au conseil des ministres européen qui en délègue (4°) une grande partie à la commission ; laquelle n’est pas responsable devant les peuples.
- Chacun des peuples est confronté aux décisions prises non pas par son seul gouvernement mais par les 27 et la commission irresponsable devant eux.
- Le conseil des ministres : instance européenne de décision par excellence n’est responsable ni devant le parlement européen, ni devant les parlements nationaux.
Quand la délégation des pouvoirs se transmet ainsi à un deuxième puis à un troisième et ensuite à un quatrième degré nous sommes face à un ersatz de démocratie.
Le parlement européen n’a pas le droit de proposer des textes législatifs, alors qu’il s’agit d’une des fonctions de base de l’institution parlementaire. En outre, il n’a pas le droit de légiférer dans une série de matières où seul le conseil des ministres est législateur. Peut-il réellement exercer un contrôle effectif sur les choix politiques et le fonctionnement des autres institutions européennes, en particulier de la commission ? Le parlement peut exercer un contrôle de conformité des actes de la commission et donc enquêter sur des fautes de gestion mais, il ne peut orienter les choix politiques proposés par la commission et approuvés par le conseil des ministres. Ce qui revient à réduire le parlement à une assemblée qui cautionne les choix décidés au niveau de l’Exécutif, c’est en ce domaine que le parlement européen est extraordinairement faible ! Il cautionne sans contrôler !
Ces élections sont un instrument de dilution de la souveraineté populaire et donc de la démocratie !
Source : « Quand l’Union Européenne tue l’Europe » Raoul marc Jennarvendredi 20 mars 2009
Caen, le 19 mars 2009
Par Anne Flambard le vendredi 20 mars 2009, 12:35 - Ça chauffe !
Le 29 janvier déjà, la manifestation caennaise avait dépassé en nombre les plus importantes de l’histoire récente de cette ville, y compris celles de 1995 et du « CPE » en 2006. Aujourd’hui les renseignements généraux nous disent avoir compté 5 000 manifestants de plus qu’en janvier.
Pour ce 19 mars 2009, sans rentrer dans les éternelles querelles de chiffres, on retiendra les nombres de 24 000 pour la police et de 40 000 par les organisations. On notera aussi que c’est bien 5 000 personnes de plus que l’on aura dénombré dans la rue… selon la police. Ce n’est pas rien dans cette ville de 110 000 habitants un jour de semaine. Il n’y avait en effet pas que le soleil pour attirer tant de monde. Outre une grande diversité de la représentation (salariés du privé et de la fonction publique, associations, intermittents, chômeurs, précaires, retraités et même des policiers) il y avait surtout ce malaise grandissant de personnes qui ne se sentent pas écoutées, encore moins entendues.
C’est dans l’air, dans toutes les discussions. Plus que la crise elle-même, c’est la politique du gouvernement qui mécontente, inquiète, fâche, énerve. Sur les banderoles de classiques mots d’ordre : « pouvoir d’achat, emplois… ». Mais ça ne semble plus suffire comme si le sentiment du mépris s’en était mêlé. Face à ce “rouleau compresseur” qui s’en prend aux droits et aux libertés individuelles, “c’est plus loin qu’il faut aller (…) sortir des revendications catégorielles pour un vrai changement !” Mais lequel ?
L’horizon ne semble offrir aucune alternative politique, les syndicats freinent à élargir revendications et débats. C’est un tout autre modèle de société qu’il faudrait envisager. Tous le sentent, tous le savent. Les événements de la Guadeloupe sont dans toutes les bouches et ce n’est pas une journée de plus, fusse-t-elle de 5 millions de personnes dans les rues qui fera réellement la différence. Qui fera avancer la volonté des citoyens ? Qui fera fléchir ce gouvernement et comment ?
Institutions, partis politiques, syndicats, tous donnent l’impression de confisquer la parole pour laisser place à une représentation de plus en plus éloignée des citoyen-nes. Les organisations classiques sont de moins en moins en situation d’entendre parce qu’elles ne sont plus en mesure d’écouter. On dénombre de plus en plus de manifestants dans les rues, beaucoup moins dans les AG organisées par les syndicats quand il s’en tient !
Les attentes sont telles que cette désaffection n’est pas assimilable à un “blanc-seing” accordé aux délégués syndicaux. S’en doutent-ils vraiment ? Quoiqu’il en soit, à l’évidence, il s’agit d’une véritable crise de confiance à leur égard. On en veut pour preuve la multiplication des collectifs et organisations autonomes et autogérées, signes d’un réel besoin, d’une nécessité de s’exprimer, d’être écoutés et d’être entendus. C’est bien de Démocratie dont il retourne !
dimanche 8 mars 2009
Violences sexistes : abus de pouvoir
Par Anne Flambard le dimanche 8 mars 2009, 06:00 - Édito
Tout de bleus vêtu
Sa vengeance a tout pris
Salie de son mépris
La confiance s’est tue.
En vain rechercher l’oubli
Ne plus exister, s’éteindre
Se cacher, s’aveugler
S’isoler pour ne pas feindre
Dépouillée d’identité.
Souffrance aux airs d’indifférence
Rempart de méfiance
S’interdire de plaire
Pour ne plus s’émouvoir
Ne laisser que l’amer
Fantôme illusoire
Tenir au loin l’homme
Susceptible de réveiller
Dans sa prison la femme
Aux désirs effacés.
(…)
(poème de femme)
Cette femme un jour s’est tue ; clouée au sol, recroquevillée, ses bras, seuls comme dérisoires remparts.
A une main de sa tête, une table l’éclabousse de ses morceaux, dernières échardes recouvrant tel linceul l’être déshumanisée.
Déshumanisée, non humaine, animale, chose ; objet, jouet brisé ; tas informe, désarticulée, sanguinolente ; personne, rien…
Ce n’est que des années après qu’elle a retrouvé la parole.
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